Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Affaire des e-mails : Hillary Clinton est à nouveau montrée du doigt

Hillary Clinton lors d'un meeting à Des Moines, en Iowa, le 14 juin 2015. (AP Photo/Charlie Neibergall)

Selon le département d'Etat, Hillary Clinton aurait envoyé des messages - classés top secret par la suite - depuis sa messagerie privée lorsqu'elle était chef de la diplomatie américaine.

Hillary Clinton a vu l'affaire de sa messagerie privée ressurgir au plus mauvais moment vendredi 29 janvier, à trois jours des premiers votes des primaires dans l'Iowa. La diplomatie américaine a en effet annoncé avoir trouvé des messages top secret envoyés quand elle était secrétaire d'Etat.

Le département d'Etat doit publier vendredi soir une nouvelle salve de 1 000 pages de ces emails envoyés et reçus sur son serveur privé par la candidate démocrate quand elle était chef de la diplomatie, mais "s'opposera entièrement à la publication de sept séries d'emails provenant de 22 documents, qui remplissent au total 37 pages", selon le porte-parole du département d'Etat John Kirby.

Cette affaire est à l'origine d'une tempête politique aux Etats-Unis, le sujet étant un des angles d'attaque privilégiés des adversaires républicains de la candidate démocrate.

Ceux-ci n'acceptent pas qu'elle ait utilisé une messagerie privée à des fins professionnelles, une pratique normalement bannie par les règles de l'administration et qui pourrait avoir compromis des secrets d'Etat.

"Ces documents n'étaient pas marqués comme classifiés à l'époque où ils ont été envoyés", a ajouté M. Kirby. "Mais nous pouvons confirmer que plus tard dans la journée, dans le cadre de notre diffusion mensuelle d'emails de l'ancienne secrétaire d'Etat Clinton, le département d'Etat ne diffusera pas sept chaînes d'emails."

E-mails "requalifiés à la demande du renseignement"

"Ces quelques emails ont été requalifiés à la demande de la communauté du renseignement", a précisé le secrétaire d'Etat John Kerry, actuellement en déplacement au Canada. "Mais je ne peux pas donner d'autres précisions sur quoi que ce soit".

Cette révélation risque de jeter un froid sur la campagne de l'ancienne Première dame, qui brigue la Maison Blanche et sillonne actuellement l'Iowa (centre), où se tiennent lundi les premières consultations des primaires en vue de l'investiture des candidats par les partis.

Son équipe de campagne, furieuse, a aussitôt réagi pour exprimer son opposition à cette décision : "C'est une reclassification complètement folle. Nous nous opposons fermement au blocage de la diffusion de ces emails. Depuis qu'elle a remis ces messages au département d'Etat il y a plus d'un an, Hillary Clinton a toujours demandé qu'ils soient mis à la disposition du public."

En outre, 18 autres emails, venant de huit chaînes de messages, échangés entre Hillary Clinton et Barack Obama, seront également gardés secrets et non publiés vendredi. Pas d'informations confidentielles ici, il s'agit avant tout de préserver la vie privée du président tant qu'il est en poste, a précisé John Kirby. Ces messages seront rendus publics l'an prochain après le départ de M. Obama.

Mme Clinton est embourbée depuis mars dernier dans une controverse sur ses dizaines de milliers d'emails envoyés et reçus lorsqu'elle pilotait la diplomatie américaine (2009-2013).

Le département d'Etat rend publics régulièrement, dans un souci de transparence, plusieurs milliers des quelque 30 000 emails qu'elle lui a remis.

Plusieurs d'entre eux contiennent des informations classifiées, dont certaines "top secret", ce qui pose la question de la sécurité de ces emails.

Le système d'emails a été découvert par les enquêteurs parlementaires qui réclamaient les communications d'Hillary Clinton relatives à la Libye et à l'attaque de Benghazi en septembre 2012. L'ancienne Première dame a toujours affirmé qu'aucune information sensible n'avait jamais été mise en péril en raison du fait qu'elle utilisait cette messagerie privée.

"On ne peut pas lui faire confiance"

"Avec ces nouveaux détails selon lesquels des informations 'top secret' ont été trouvées sur son serveur secret, Hillary Clinton a enlevé tout doute: on ne peut pas lui faire confiance pour la présidence", a déclaré le chef de file du Parti républicain Reince Priebus dans un communiqué.

"Les tentatives d'Hillary Clinton pour contourner les lois transparentes de notre gouvernement en se reposant exclusivement sur un serveur non sécurisé installé dans son sous-sol ont mis notre sécurité nationale et nos efforts diplomatiques en danger. Si ce n'est pas disqualifiant pour la présidence, alors je ne sais pas ce que c'est", a déclaré M. Priebus.

Le sénateur Marco Rubio, un des candidats à l'investiture républicaine pour la présidentielle, a estimé que Mme Clinton devrait être poursuivie en justice. "Si quelqu'un dans mon équipe faisait ce qu'elle a fait, vous savez ce qui se passerait ? Il serait viré et il serait poursuivi", a lancé M. Rubio. "Rien que pour cela, elle est disqualifiée" pour aller à la Maison Blanche, a-t-il dit.

Le principal rival de Mme Clinton pour l'investiture démocrate, Bernie Sanders, a réagi avec modération, appelant à ce que l'affaire des emails "ne soit pas politisée".

Hillary Clinton n'avait pas besoin de ces nouveaux développements à trois jours des "caucus" de l'Iowa, où elle est devancée par Bernie Sanders dans les sondages.

Avec AFP

Toutes les actualités

Les pays membres de l'OIT ratifient une convention sur le travail des enfants

Un membre du personnel de l'OIT debout à côté d'un panneau montrant le logo de l'OIT, avant l'ouverture de la 95e Assemblée de l'Organisation internationale du travail (OIT) au siège européen des Nations Unies à Genève , Suisse, mercredi 30 mai 2007. (KEYSTONE / Salvatore Di Nolf

Vingt-et-un ans après son élaboration, une convention visant à éradiquer les pires formes de travail des enfants a été adoptée par l'ensemble des 187 États membres de l'Organisation internationale du travail, avec la ratification mardi de Tonga.

"Pour la première fois dans l'histoire de l'OIT, une convention internationale du travail a été ratifiée par tous les États membres, la convention 182 sur les pires formes de travail des enfants, après sa ratification par le royaume de Tonga", un État polynésien (Pacifique Sud), a annoncé Guy Ryder, le directeur général de l'OIT lors d'une conférence de presse en ligne.

Pour Guy Ryder, cela "reflète un engagement mondial selon lequel les pires formes de travail des enfants, telles que l'esclavage, l'exploitation sexuelle, l'utilisation des enfants dans les conflits armés ou d'autres travaux dangereux ou illicites qui compromettent la santé, la moralité et le bien-être psychologique des enfants, n'ont pas leur place dans notre société".

Si théoriquement, désormais "tous les enfants du monde entier bénéficient d'une protection juridique essentielle contre les pires formes de travail des enfants", le directeur général de l'OIT a reconnu qu'il restait "d'énormes défis" à surmonter.

Selon une étude conjointe de l'Organisation des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et de l'OIT, institution spécialisée de l'ONU, le nombre d'enfants qui travaillent dans le monde a diminué de 94 millions depuis 2000.

Cependant, 152 millions d'enfants restaient contraints au labeur, dont 73 millions accomplissaient des travaux dangereux, selon les dernières estimations de l'OIT portant sur la période 2012-2016.

Et les progrès dans la réduction de ce nombre "ralentissent" aujourd'hui, voire pourraient être anéantis par la pandémie de Covid-19.

La crise découlant de la pandémie risque de conduire pour la première fois en vingt ans à une hausse globale du travail des enfants, avec des millions supplémentaires forcés de travailler quand leurs familles plongent dans la pauvreté, a déjà averti l'ONU.

Soixante-dix pour cent de l’ensemble du travail des enfants concernent l’agriculture et sont essentiellement liés à la pauvreté et aux difficultés de leurs parents à trouver un travail décent.

Selon le texte de la convention, "tout pays qui (la) ratifie doit prendre des mesures immédiates et efficaces pour assurer l'interdiction et l'élimination des pires formes de travail des enfants et ce, de toute urgence".

Parmi ces pires formes, sont compris notamment, l'esclavage, la servitude pour dettes, le travail forcé ou obligatoire, y compris en vue de leur utilisation dans des conflits armés, toute activité illicite (prostitution, pornographie, production et trafic de stupéfiants) ou nuisible à la santé, la sécurité ou la moralité de l'enfant.

"Lorsqu'un pays s'engage légalement à agir d'une certaine manière, cela nous donne un véritable levier pour progresser", a estimé M. Ryder.

"Cela fait une différence mais ce n'est pas une solution miracle", a-t-il reconnu.

L'ouragan Isaias frappe la côte Est des Etats-Unis

L'ouragan Isaias frappe la côte Est des Etats-Unis
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:10 0:00

Un ancien lieutenant-colonel rwandais recherché pour avoir pris part au génocide

Un ancien lieutenant-colonel rwandais recherché pour avoir pris part au génocide
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:40 0:00

Une frange du parti républicains bat compagne contre le président Trump

Une frange du parti républicains bat compagne contre le président Trump
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:29 0:00

Donald Trump a adopté une politique de plus en plus dure face à Pékin

Donald Trump a adopté une politique de plus en plus dure face à Pékin
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:11 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG