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Les républicains ont débattu sans Donald Trump, qui a organisé son propre meeting

Jeb Bush, Marco Rubio, et John Kasich durant un débat républicain à Des Moines, Iowa, le 28 janvier 2016. (AP Photo/Chris Carlson)

Pendant que les autres candidats républicains débattaient sur Fox News, jeudi soir, Donald Trump a organisé un meeting à quelques kilomètres de distance.

Le milliardaire Donald Trump a fait le pari jeudi de boycotter l'ultime débat des primaires républicaines avant le vote de l'Iowa lundi, son absence libérant les accrochages entre les autres candidats, qui n'ont pas manqué d'ironiser sur le grand absent de la soirée.

Deux événements politiques concurrents ont pris place jeudi soir dans la capitale du petit Etat, Des Moines, à quelques kilomètres de distance: un débat républicain dans le centre de conférences entre sept candidats aux primaires, prévu depuis des mois, et un meeting de l'homme d'affaires, organisé en deux jours, dans une salle bondée de 700 personnes sur le campus de l'université Drake.

L'ombre du milliardaire pesait néanmoins sur le débat, où il aurait dû figurer au centre. Agacé par la partialité supposée de Fox News, la chaîne organisatrice, et de sa journaliste vedette Megyn Kelly, il a annulé sa participation et promis de voler des téléspectateurs à la chaîne préférée des conservateurs.

"Je suis un maniaque et tout le monde sur ce plateau est stupide, gros et moche. Et vous, Ben (Carson), vous êtes un horrible chirurgien", a déclaré dès le début de l'émission le sénateur ultra-conservateur Ted Cruz, deuxième des sondages républicains, déclenchant des rires. "Maintenant qu'on s'est débarrassé de la partie Trump, montrons aux personnes dans ce pays pourquoi chacun d'entre nous pense qu'il peut être le meilleur commandant en chef", a-t-il poursuivi.

Quelques minutes plus tard, Donald Trump faisait son entrée dans sa propre salle, un meeting retransmis par CNN notamment.

"Quand on est maltraité, il faut savoir se défendre", a-t-il dit pour justifier son boycott du débat. "Regardez toutes ces caméras, on dirait les Oscars", a-t-il poursuivi, fier que sa soirée ait eu un tel poids médiatique.

Fox News contre Trump

Le candidat en tête des sondages républicains a assuré que Fox News venait de lui présenter ses excuses pour un communiqué ironique mardi. La chaîne s'était demandé comment le président Trump réagirait face à un traitement injuste de la part de Vladimir Poutine ou des ayatollahs iraniens.

"Ils m'ont appelé il y a quelques minutes: pouvez-vous venir?", a raconté Donald Trump. "Mais une fois qu'on avait commencé, je ne pouvais plus rien faire", a-t-il dit.

Fox News a précisé que le patron de la chaîne, Roger Ailes, avait prié Donald Trump de revenir sur sa décision et avait pris acte de sa plainte sur une "observation satirique".

Mais il a aussi révélé que Donald Trump avait posé comme condition à sa participation que Fox News verse cinq millions de dollars à des associations pour anciens combattants. Une condition refusée.

Dans un communiqué, Donald Trump a ensuite annoncé que son événement avait permis de lever cinq millions de dollars en faveur de 22 associations pour anciens combattants, et qu'il avait ajouté un million de sa propre poche.

Cruz contre Rubio

Le débat républicain, le dernier avant que les électeurs de l'Iowa votent lundi soir lors des caucus (réunions), s'est déroulé poliment mais non sans accrochages entre les sénateurs Ted Cruz et Marco Rubio, numéros deux et trois des sondages, notamment sur l'immigration et les clandestins. Ted Cruz accuse Marco Rubio d'avoir soutenu un projet de régularisations massives au Sénat en 2013.

"Pendant la bataille, mon ami le sénateur Rubio a choisi de se mettre du côté de Barack Obama", a accusé Ted Cruz.

"La vérité, Ted, est que dans cette campagne, vous avez dit tout et n'importe quoi pour gagner des voix", a lancé Marco Rubio.

Les candidats ont longuement débattu de sécurité nationale, de l'islam radical et de la stratégie militaire à adopter contre l'organisation Etat islamique, chacun se présentant comme le plus capable de devenir commandant en chef.

Hillary Clinton a été la cible répétée d'attaques, notamment pour son affaire de messagerie personnelle quand elle était secrétaire d'Etat. Les républicains l'accusent d'avoir pris le risque d'échanger des informations confidentielles sur un serveur non gouvernemental.

"Je vais vous dire qui n'est pas à la hauteur pour devenir présidente des Etats-Unis: Hillary Rodham Clinton, à cause de ce qu'elle a fait à notre pays", a dit Chris Christie, gouverneur du New Jersey.

Combien de téléspectateurs auront regardé le débat, sans Donald Trump ? Le chiffre devrait être connu vendredi.

Les six premiers débats ont attiré entre 11 et 25 millions de téléspectateurs, selon Nielsen, des niveaux extraordinaires par rapport aux élections précédentes. Nul doute que Donald Trump criera victoire en cas d'audience inférieure.

AFP

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Le manager de R. Kelly accusé d'avoir menacé un cinéma de fusillade pour empêcher la diffusion d'un documentaire

R. Kelly lors des Soul Train Awards 2015 à Las Vegas, le 6 novembre 2015. (AP)

Les autorités américaines ont inculpé vendredi le manager de R. Kelly pour avoir menacé de tirer dans un cinéma new-yorkais afin d'empêcher la diffusion d'un documentaire mettant le chanteur en cause pour de multiples agressions sexuelles présumées. 

Cette annonce intervient quelques jours après que l'ami et manager de R. Kelly, Donnell Russell, et deux autres complices présumés, ont été inculpés par la justice américaine pour avoir cherché à réduire au silence plusieurs femmes accusant l'ex-star du R&B d'agressions sexuelles.

Selon les nouveaux documents publiés vendredi, Russell a appelé un cinéma de Manhattan en décembre 2018, menaçant de provoquer une fusillade dans l'établissement afin d'empêcher la diffusion du documentaire à charge "Surviving R. Kelly".

Son appel avait conduit à une évacuation du cinéma, qui avait renoncé à projeter le documentaire, dans lequel des femmes accusent d'agressions sexuelles l'interprète de "I Believe I Can Fly" .

"M. Rusell a réussi, de par ses violentes menaces présumées, à arrêter une diffusion du documentaire, mais il n'est pas parvenu à réduire au silence les femmes qui apparaissent dans le film", a déclaré dans un communiqué William Sweeney, un responsable de la police fédérale américaine (FBI) à New York.

Quelques jours plus tôt, des procureurs fédéraux ont affirmé que Donnell Russell avait aussi été impliqué dans des opérations de chantage et de harcèlement afin de faire taire certaines accusatrices.

Les techniques employées incluaient l'incendie d'une voiture devant la résidence de l'une d'elles, des menaces de divulgation de photographies intimes et le versement de 500.000 dollars afin d'influencer un témoignage.

Donnell Russell fait face, pour ses menaces présumées au cinéma new-yorkais, à deux nouveaux chefs d'inculpation, chacun pouvant conduire à une peine maximale de cinq ans de prison.

Il est attendu devant un juge new-yorkais dans la journée de vendredi.

De son côté, R. Kelly fait face à des poursuites fédérales dans deux affaires distinctes -- l'une à Chicago et l'autre à New York --- liées à des accusations d'abus sexuels sur mineurs, qu'il rejette.

La sélection du jury pour son procès à New York est prévue pour le 29 septembre, mais cette date sera probablement repoussée du fait des restrictions liées à l'épidémie de Covid-19.

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