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CAN 2017 : la bonne habitude du Ghana en péril ?


Les Black Stars du Ghana célèbrent après un but lors d’un match de la CAN 2017, au Gabon, 17 janvier 2017.

Vont-ils faire la passe de six ? Les "Black Stars" du Ghana, dans le dernier carré des cinq précédentes éditions, mettent leur bonne habitude en jeu face à une RD Congo en pleine confiance et plus que jamais ambitieuse, dimanche (17h00, 16h00 GMT) en quarts de la CAN-2017 à Oyem.

"Ils ont eu une régularité du diable à ce niveau de la compétition. C'est un adversaire très fort", prévient Florent Ibenge, le sélectionneur de la RDC. "A nous de nous mettre au diapason pour nous retrouver à Franceville", lieu de la demi-finale contre le vainqueur du remake de la finale de 2002 Cameroun-Sénégal.

Car il le sait: les "Black Stars", finalistes malheureux de la CAN-2015 et habitués à atteindre au minimum les demi-finales depuis 2008, sont condamnés à faire aussi bien, voire mieux. "Ca va être un match compliqué mais on est le Ghana et on a peur de personne", assure Jordan Ayew, conscient de la stature de sa sélection.

Mais comme l'a rappelé le milieu congolais Youssouf Mulumbu, qui s'apprête à jouer un match "spécial" face à son "beau-frère" ghanéen André Ayew (leurs compagnes sont soeurs), la RDC, 3e de la dernière édition et lauréate en 2016 du CHAN (un Championnat d'Afrique des nations avec exclusivement des joueurs locaux, ndlr), est venue aussi au Gabon, "sans se cacher, pour aller au bout".

C'est dire si une élimination prématurée en quarts constituerait un immense échec pour les deux ambitieuses sélections.

Pour éviter ce scénario, le Ghana espère compter sur la présence de Gyan Asamoah, qui participe à sa 6e CAN et symbolise la constance au plus haut niveau de sa sélection depuis près d'une décennie.

La blessure de l'attaquant âgé de 31 ans, contractée lors de la défaite contre l'Egypte (1-0) qui a coûté la première place du groupe, n'est pas "si grave que redoutée initialement", avait voulu rassurer la fédération ghanéenne vendredi après des "examens pratiqués à Libreville".

- Qui en défense pour la RDC ? -

"Tout le monde est en vie heureusement", a voulu dédramatiser le sélectionneur du Ghana Avram Grant, lors de la conférence de presse d'avant-match. "Pour Gyan, on va savoir après l'entraînement (samedi)", a-t-il simplement ajouté, laissant planer le suspense sur la participation de son capitaine, qui visera le cap des 100 sélections et d'un 50e but contre la RDC dimanche.

Du côté des "Léopards", c'est davantage le secteur défensif qui inquiète. Si le latéral gauche Fabrice N'Sakala est de retour, Ibenge compte encore plusieurs joueurs incertains dans ce domaine comme Jordan Ikoko, le capitaine Gabriel Zakuani, et surtout le très polyvalent Chancel Mbemba, touché au genou contre le Togo (3-1).

Le milieu défensif "Jacques Maghoma est d'office forfait", a-t-il annoncé. "Pour les autres, on peut dire que ça va mais (leurs chances de participation est estimée) à 50 %".

Pour passer l'obstacle ghanéen, la RDC se présente toutefois sûre de sa force sur le plan offensif avec des joueurs en pleine confiance à l'image de la révélation du tournoi Junior Kabananga (3 buts).

Autre donnée importante de ce match, l'état de la pelouse du stade d'Oyem après la série d'averses qui s'est abattue sur la ville du nord du Gabon, et qui a déjà offert un spectacle peu réjouissant lors d'Ouganda-Mali (1-1) mercredi dernier.

"J'espère que le terrain sera en meilleur état parce qu'(à Port-Gentil) c'était mauvais pour tout le monde, et je pense d'ailleurs que c'est pour cela qu'il y a eu moins de buts dans notre groupe", déplore Grant.

La RDC connaît, elle, très bien les lieux pour y avoir disputé ses deux premiers matches de poule, après un intermède à Port-Gentil, mais Ibenge refuse d'y voir un quelconque avantage: "Tous les terrains sont pareils. Il n'y aura pas une personne qui sera mieux lotie qu'une autre même si tu as joué cinq matches sur le même (terrain)". L'état du ciel décidera.

Avec AFP

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