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Rwanda

A Bruxelles, des opposants rwandais accusent le régime Kagame de "tortures"

Paul Kagame à Addis Abeba en Ethiopie le 17 janvier 2019.

Des dirigeants de l'opposition rwandaise en exil ont accusé mardi à Bruxelles le régime du président Paul Kagame d'avoir "torturé" le chef rebelle Callixte Nsabimana, qui a plaidé coupable de "terrorisme" le mois dernier après son arrestation.

Callixte Nsabimana, qui se fait appeler "Sankara", est accusé par le gouvernement rwandais de "formation d'un groupe armé irrégulier, complicité d'actes terroristes, (...), prise d'otages, meurtre et pillage".

Il est le porte-parole du Front de libération nationale (FLN), un groupe armé qui a revendiqué la responsabilité de nombreuses attaques dans la région du parc national Nyungwe (sud-ouest), prisée des touristes.

Arrêté selon ses proches aux Comores, où il s'était réfugié, puis transféré à Kigali, "Sankara" a plaidé coupable, le 23 mai devant un tribunal, de toutes les accusations portées à son encontre.

Il a aussi admis avoir collaboré avec les services de renseignement du Burundi et l'armée ougandaise.

Mais pour les opposants Paul Rusesabagina et Faustin Twagiramungu, ces déclarations résultent des "tortures" subies.

"Si vous étiez à sa place, on vous torture pendant un mois et plus, qu'est ce que vous diriez ? (...) Tout ce qu'ils vous demandent!", a affirmé à Bruxelles M. Rusesabagina, président et fondateur du Mouvement rwandais pour le changement démocratique (MRCD), dont Callixte Nsabimana est un vice-président.

"Si M. Sankara est en prison aujourd'hui c'est que tous les opposants, qu'ils soient à l'intérieur ou à l'extérieur, sont malmenés, torturés et une bonne partie d'entre eux ont été assassinés", a-t-il accusé, qualifiant le chef rebelle de "martyr".

M. Rusesabagina, qui fut lors du génocide de 1994 le directeur de l'hôtel des Milles collines (dépeint dans le film Hôtel Rwanda), s'exprimait lors d'une conférence de presse aux côtés de Faustin Twagiramungu, ex-Premier ministre, actuel président du parti RDI (Rwandan Dream Initiative).

Les deux hommes ont officialisé l'union de leurs formations, le RDI devenant le 4e parti de la plateforme MRCD fondée en 2018, une des composantes d'une opposition morcelée.

Ils ont appelé trois autres partis à les rejoindre pour "lutter comme un seul homme" contre le régime de Paul Kagame, qualifié de "dictature cruelle".

Souhaitant "une unité du peuple rwandais" la plus large possible, ils ont assuré ne pas exclure des discussions à terme avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe rebelle basé en RDC qui mène des attaques au-delà de la frontière, contre les forces rwandaises.

"Les FDLR sont des enfants du Rwanda", ont soutenu les deux opposants.

Au pouvoir depuis 1994, Paul Kagame a été élu président au suffrage universel en 2003, puis réélu en 2010 et 2017. Aux législatives de 2018, un seul parti d'opposition avait été toléré, le Parti démocratique vert (qui occupe deux des 80 sièges de la chambre basse du Parlement).

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Retour au pays pour les Rwandais réfractaires au vaccin anti-Covid

Des soldats rwandais patrouillent à Afungi près du complexe Total, à Cabo Delgado, le 22 septembre 2021.

La centaine de Rwandais qui étaient arrivés ces derniers jours en République démocratique du Congo (RDC) en affirmant fuir la vaccination anti-Covid dans leur pays ont été renvoyés jeudi au Rwanda, a-t-on appris de source congolaise locale.

"Tous les Rwandais en séjour irrégulier" sur l'île d'Idjwi, située sur le lac Kivu, frontalier de la RDC et du Rwanda, "ont été ramenés dans leur pays ce jeudi dans la matinée", a déclaré par téléphone à l'AFP Roger Ntambuka, responsable de la "chefferie" Ntambuka, entité administrative située dans la partie sud de l'île.

Ils étaient "101 personnes, hommes, femmes et enfants, qui ont embarqué dans un gros bateau privé", a-t-il précisé. "Ils s'opposaient à leur rapatriement mais on a négocié avec eux toute la journée d'hier, on les a forcés à embarquer", a ajouté le responsable.

Ces Rwandais étaient arrivés par petits groupes et s'étaient installés dans deux villages. Ils affirmaient fuir la vaccination contre le Covid-19, obligatoire au Rwanda dans les transports en commun, les bars et restaurants ou encore lors de conférences et meetings. Mais les habitants de l'île avaient manifesté une certaine inquiétude et s'interrogeaient sur leurs intentions.

Dans un communiqué, le gouvernement rwandais avait indiqué mercredi qu'"une poignée de Rwandais étaient partis dans des pays voisins en affirmant être contre la vaccination, principalement pour des raisons religieuses". "La plupart sont revenus ou sont en train de revenir (au Rwanda) grâce à la coopération bilatérale, y compris ceux qui se sont rendus dans l'île d'Idjwi", ajoutait le texte, en soulignant que "ces Rwandais seraient rassurés (...) et informés des bienfaits de la vaccination".

Des centaines de milliers de Hutus rwandais s'étaient enfuis vers l'est de la RDC après le génocide des Tutsi de 1994. Quelque 40.000 d'entre eux étaient venus sur l'île d'Idjwi qui n'a toutefois jamais été en proie aux violences de groupes armés qui sévissent depuis dans les provinces du Sud et du Nord-Kivu.

Des Rwandais affirmant fuir la vaccination anti-Covid arrivent sur une île congolaise

Un travailleur médical injecte une deuxième dose de vaccin Astrazeneca à un patient dans un centre de vaccination Covid-19 (coronavirus) à Kigali, le 27 mai 2021.

Une centaine de Rwandais sont arrivés ces derniers jours en République démocratique du Congo en affirmant fuir la vaccination contre le Covid-19, souvent obligatoire dans leur pays, a-t-on appris mercredi de sources locales.

Ils sont venus par petits groupes en pirogues dans le sud de l'île d'Idjwi, située sur le lac Kivu, frontalier du Rwanda et de la RDC, où les autorités cherchent toutefois à identifier formellement leur profil et les raisons de leur venue.

"Nous avons déjà enregistré au moins 100" de ces personnes, a indiqué à l'AFP Karongo Kalaja, administrateur du territoire d'Idjwi. "Ils arrivent mais jusque là on ne connaît pas les vraies raisons pour lesquelles ils fuient leur pays", a-t-il ajouté.

"101 de ces personnes avaient été recensées mardi par la chefferie (entité administrative) de Ntambuka", a précisé Idée Bakalu, président honoraire de la mutualité des ressortissants d'Idjwi vivant à Bukavu, chef-lieu de la province congolaise du Sud-Kivu. Esther Muratwa, présidente de la société civile d'Idjwi, a chiffré leur nombre à 123.

Ces Rwandais disent fuir le vaccin contre le coronavirus, mais "on ne connaît pas leurs intentions", a commenté Idée Bakalu, précisant que les autorités de la chefferie avaient entamé des "démarches pour ramener ces gens chez eux".

Selon Dunia Muhigirwa, enseignant à Idjwi, ces Rwandais, parmi lesquels se trouvent des femmes et des enfants, disent en effet "fuir le vaccin" contre le Covid-19. Ils sont en cours d'identification dans les villages de Lemera et Nyereji où, selon l'enseignant, "la majorité vit pour le moment dans des familles d'accueil".

"Leur présence nous inquiète étant donné que le motif pour lequel ils se retrouvent à Idjwi n'est pas clair", a-t-il ajouté.

Au Rwanda, la vaccination contre le Covid-19 est obligatoire dans les transports en commun, dans les bars et restaurants ou encore lors de conférences et meetings.

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