Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Amériques

Washington va maintenir 8.600 soldats en Afghanistan après un accord avec les talibans

Des soldats américains de la compagnie Echo du régiment 1-508 d'infanterie parachutiste, jouent au volleyball avec des soldats de l'armée nationale afghane à la FOB Shamulzai dans la province de Zabul, dans le sud de l'Afghanistan, le 4 février 2010.

Les négociations entre les Etats-Unis et les talibans sont entrées dans leur dernière ligne droite : Donald Trump a annoncé jeudi qu'en cas d'accord, 8.600 soldats américains resteraient en Afghanistan, sans toutefois détailler la "présence" qu'il souhaite maintenir sur le plus long terme.

"On va réduire nos effectifs à 8.600 et ensuite on verra à partir de là", a déclaré le président américain lors d'une interview sur la radio de Fox News, donnant une première indication officielle sur le sujet. "Nous allons toujours avoir une présence" en Afghanistan, a-t-il ajouté, insistant surtout sur le fait qu'une force résiduelle devrait permettre d'avoir "des renseignements de haut niveau".

Entre 13.000 et 14.000 militaires américains sont actuellement déployés dans ce pays où les Etats-Unis sont intervenus en 2001 pour traquer le réseau jihadiste Al-Qaïda, responsable des attentats du 11-Septembre, et déloger les talibans alors au pouvoir à Kaboul.

Depuis, les talibans devenus insurgés n'ont jamais cessé leur rébellion et les forces américaines ont atteint jusqu'à 98.000 soldats au plus fort des combats, en 2011. A la fin de ses mandats, l'ex-président démocrate Barack Obama avait ramené leur nombre à 8.400 -- soit quasiment le contingent que Donald Trump veut maintenir dans les prochains mois --, avant que son successeur républicain n'accepte, à contre-coeur, d'envoyer des renforts en 2017.

L'ex-homme d'affaires s'est engagé à tourner la page de cette "guerre sans fin", la plus longue de l'histoire des Etats-Unis, jugée trop coûteuse en vies humaines et en argent du contribuable. L'opinion publique et aussi bon nombre de prétendants démocrates à la Maison Blanche appellent de leur voeux un retrait militaire.

Washington a donc entamé il y a un an des pourparlers directs inédits avec les talibans, dont le neuvième cycle, qui se veut décisif, est actuellement en cours à Doha, au Qatar.

Au coeur de l'accord négocié, un retrait plus ou moins important des Américains, avec un calendrier à la clé, en échange de l'engagement des insurgés à faire en sorte que les territoires qu'ils contrôlent ne soient plus utilisés par Al-Qaïda ou d'autres groupes "terroristes".

- "Proche d'un accord" -

Des négociations de paix interafghanes doivent aussi s'ouvrir à Oslo dans la foulée d'un éventuel accord entre Washington et les talibans, ces derniers acceptant pour la première fois de discuter directement avec le gouvernement de Kaboul. Enfin, un cessez-le-feu entre insurgés et Américains, ou en tout cas une "réduction de la violence", devrait figurer dans le texte.

Les talibans ont affirmé mercredi être "proches d'un accord" avec les Etats-Unis. Un responsable du département d'Etat américain a aussi fait état de "progrès", sans toutefois être en mesure de prédire quand les "questions en suspens" seraient résolues.

Le négociateur américain, Zalmay Khalilzad, devrait quitter Doha pour se rendre à Kaboul et présenter aux dirigeants afghans le contenu de l'accord, mais ce déplacement, dans l'air depuis quelques jours, semble avoir été repoussé.

Les détails de l'accord seront cruciaux aux yeux de ceux, dans la classe politique américaine et parmi les observateurs, qui redoutent que Donald Trump conclue un "mauvais accord" afin de hâter le départ des troupes avant de briguer un second mandat à la Maison Blanche en novembre 2020.

Le calendrier du retrait avant tout. Si le président a évoqué le maintien de 8.600 hommes, il n'a rien dit de la suite. Ces derniers jours, la diplomatie américaine a semblé lier la réduction ultérieure du nombre de soldats à une vraie accalmie sur le terrain, voire aux avancées dans les discussions interafghanes.

Nombre d'élus, dont le sénateur républicain Lindsey Graham qui se targue d'avoir l'oreille du président, plaident pour que Washington conserve une véritable force contreterroriste en Afghanistan, pour éviter notamment que le groupe jihadiste Etat islamique n'en fasse son nouveau bastion. Et plusieurs experts s'inquiètent de voir l'administration Trump se satisfaire des engagements des talibans sans réelles garanties.

"Tout accord, s'il est conclu, fera l'objet d'une vérification rigoureuse", a réagi jeudi un porte-parole du département d'Etat américain. "L'accord auquel nous travaillons n'est pas basé sur la confiance", a-t-il dit à l'AFP.

Il a également prévenu que les talibans subiraient "de graves conséquences en cas de violations de leurs engagements".

Dans les termes de Donald Trump, l'avertissement est encore plus clair: en cas de nouvelle attaque contre les Etats-Unis ourdie depuis l'Afghanistan, Washington reviendrait "avec une force" plus importante "que jamais auparavant".

Toutes les actualités

JO de Tokyo: le Sud-Africain Christopher Cosser se prépare pour l'escalade sportive

JO de Tokyo: le Sud-Africain Christopher Cosser se prépare pour l'escalade sportive
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:31 0:00

Joe Biden reçoit vendredi 25 juin son homologue afghan Ashraf Ghani

Joe Biden reçoit vendredi 25 juin son homologue afghan Ashraf Ghani
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:23 0:00

Une tempête fait 12 morts dans le sud-est des États-Unis

Des débris recouvrent une rue à East Brewton, en Alabama, le samedi 19 juin 2021.

La tempête Claudette qui balayait le sud-est des États-Unis, a fait 12 morts en Alabama et détruit des dizaines de maisons sur son passage.

Dix personnes, dont neuf enfants, ont été tuées samedi dans une collision de deux véhicules, selon le coroner du comté de Butler en Alabama, Wayne Garlock. Il a précisé que les véhicules avaient probablement glissé parce que les routes étaient mouillées. Le shérif du comté, Danny Bond, a ajouté que plusieurs autres personnes avaient également été blessées.

Ailleurs, un homme de 24 ans et un garçon de 3 ans ont été tués par un arbre qui s'est fracassé sur leur maison samedi, juste à l'extérieur des limites de la ville de Tuscaloosa, selon la police locale dont les propos ont été rapportés par le quotidien Tuscaloosa News.

Pluies diluviennes et inondations

Les décès sont survenus alors que des pluies diluviennes se sont abattues sur une grande partie du nord de l'Alabama et de la Géorgie samedi. Claudette avait déjà déversé 30 centimètres de pluie le long de la côte du golfe du Mississippi.

Dimanche, des alertes ont été émises pour le nord de la Géorgie, la majeure partie de la Caroline du Sud, la côte de la Caroline du Nord et certaines parties du sud-est de l'Alabama et de la péninsule de Floride. Les autorités suivent la situation de près.

Plus de 20 personnes ont été secourues par bateau en raison des inondations à Northport, en Alabama, selon la chaîne WVUA-TV. L'agence de gestion des urgences du comté de Tuscaloosa a indiqué sur Twitter que des bénévoles de la Croix-Rouge locale étaient sur place pour aider les personnes touchées.

Les dégâts causés par la tempête ont également été ressentis dans le nord de la Floride, où les vents - atteignant parfois 137 km/h - ont fait basculer un 18 roues sur le côté.

Présidentielle au Pérou : Fujimori maintient ses accusations d'"irrégularités"

La candidate à la présidence du Pérou Keiko Fujimori (au centre) et ses co-candidats à la vice-présidence, l'ancien député Luis Galarreta (à gauche) et l'avocate Patricia Juarez, font une déclaration à la presse le 6 juin 2021.

La candidate de la droite Keiko Fujimori a réitéré jeudi ses accusations d'"irrégularités" lors du scrutin du deuxième tour de la présidentielle au Pérou, tandis que l'autorité électorale poursuit l'examen minutieux des recours avant de proclamer un vainqueur.

"Il y a des allégations claires d'irrégularités, de manipulations menées par des membres de Pérou Libre", le parti du candidat de la gauche radicale Pedro Castillo, a déclaré Mme Fujimori lors d'une conférence de presse au siège de son parti Fuerza Popular à Lima.

"Nous voulons connaître la vérité, c'est l'appel que nous lançons au Jury national des élections (JNE)", l'autorité chargée d'examiner les litiges, a ajouté la candidate de la droite populiste.

La fille de l'ancien président Alberto Fujimori (1990-2000) affirme que des membres du parti de son adversaire ont modifié des procès verbaux dans des bureaux de vote et ont fait voter de faux électeurs en apposant de fausses signatures.

"Nous avons demandé les listes électorales (...) pour comparer les signatures", a-t-elle poursuivi, entourée de ses conseillers, avocats, et des responsables de son parti, sans pour autant fournir de preuves de ses allégations.

"Nous avons déposé 946 demandes de nullité de procès verbaux électoraux, ce qui implique plus de 250.000 suffrages", a précisé Miguel Angel Torres, un des conseillers de la candidate, pendant la conférence de presse où aucune question n'a pu être posée par les journalistes.

Le JNE a toutefois indiqué avoir d'ores et déjà annulé les recours portant sur 200 procès verbaux car arrivés hors délais.

L'autorité électorale n'a toujours pas fixé de date pour la proclamation officielle des résultats.

Au vu d'élections précédentes, la proclamation pourrait prendre jusqu'à trois semaines après le second tour du 6 juin.

Mme Fujimori, déjà candidate malheureuse au second tour en 2011 et en 2016, a réitéré son "engagement à respecter le résultat final". "Mais il est fondamental que toutes ces informations soient connues", a-t-elle insisté.

Pedro Castillo est en tête du second tour avec 50,12% des voix sur 100% des bulletins dépouillés contre 49,87% pour Keiko Fujimori, soit une avance d'environ 44.000 voix.

Le Texas autorise le port d'arme à feu en public et sans permis

Un homme porte un pistolet non chargé lors d'un rassemblement pour les droits des armes à feu à Austin, Texas, le 14 avril 2018.

Le gouverneur républicain du Texas, Greg Abbott, a promulgué mercredi une loi autorisant le port d'une arme en public sans permis, dernière d'une série de mesures élargissant les droits en matière d'armes à feu dans les Etats conservateurs aux Etats-Unis.

Cette loi, adoptée en mai par un Sénat et une Chambre des représentants dominés par les républicains dans cet Etat du sud, permet à toute personne âgée de 21 ans ou plus et n'étant pas visée par une interdiction de détenir une arme à feu d'en porter une en public sans permis. Elle doit entrer en vigueur le 1er septembre.

Le texte considère que les Constitutions des Etats-Unis et du Texas autorisent les citoyens à porter une arme à feu et que, par conséquent, il devrait y avoir moins d'obstacles en la matière.

Le gouverneur Abbott compte présider une cérémonie de promulgation du texte jeudi, d'après le journal Texas Tribune.

Il avait fait savoir qu'il promulguerait la loi si le texte était voté par les deux chambres. "C'est quelque chose qu'une vingtaine d'autres Etats ont adopté, et il est temps que le Texas l'adopte aussi", avait-il déclaré en avril sur la radio locale WBAP.

Mais les opposants, en particulier les démocrates au Texas et dans l'ensemble du pays, ont affirmé qu'un assouplissement des règles sur les armes à feu allait générer davantage de violence.

Ils ont notamment cité en exemple la fusillade dans la capitale texane Austin ayant fait un mort et 13 blessés la semaine dernière, ainsi que celle dans un supermarché d'El Paso en 2019 qui avait fait 22 morts et 23 blessés.

L'élue texane à la Chambre des représentants des Etats-Unis Veronica Escobar a estimé mercredi que M. Abbott avait "choisi de trahir les victimes de la violence par armes à feu" en promulguant la loi.

"Malgré un soutien important pour une législation visant à prévenir la violence par armes à feu, les Républicains, menés par un gouverneur couard, sont davantage intéressés d'attirer l'attention du lobby des armes qu'ils ne le sont de prévenir la violence par armes à feu et de rendre hommage aux victimes et aux survivants d'El Paso et à travers le Texas", a-t-elle tweeté.

L'électorat s'y oppose

La majorité des électeurs texans ne pense pas que le port sans permis devrait être autorisé, rapporte le quotidien Houston Chronicle, citant un sondage réalisé par l'Université du Texas et le journal Texas Tribune.

Le sondage, dont les résultats ont été révélés en avril de cette année, révèle que 59 % des électeurs texans sont contre. Toutefois une majorité de républicains y sont favorables (56 %) tandis que les démocrates de l'État s'y opposent massivement, 85 % d'entre eux affirmant que personne ne devrait être autorisé à porter un pistolet sans permis.

Voir plus

XS
SM
MD
LG