Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Les Etats-Unis ont enfin un nouveau ministre de la Défense

Mark Esper, à gauche, est assermenté en tant que secrétaire à la Défense par le juge de la Cour suprême, Samuel Alito, dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, le 23 juillet 2019.

Sept mois après la démission fracassante de l'ex-général des Marines Jim Mattis, les Etats-Unis ont enfin un ministre de la Défense à part entière: Mark Esper, dont la nomination a été approuvée mardi par le Sénat.

Ex-militaire reconverti dans l'industrie de défense, secrétaire à l'armée de terre depuis 2017, M. Esper, 55 ans, a prêté serment dès mardi à la Maison Blanche.

"C'est un jour très important pour notre pays", a souligné Donald Trump à l'occasion de la petite cérémonie ayant officiellement installé le nouveau ministre de la Défense dans ses fonctions.

"Il n'y a personne de plus qualifié pour diriger le ministère de la Défense", a ajouté le président américain.

M. Trump s'était tourné vers M. Esper pour diriger le Pentagone lorsque son candidat précédent, Patrick Shanahan, avait renoncé en juin à briguer ce poste pour raisons familiales, après avoir assuré un intérim de six mois.

M. Esper arrive à la tête d'une institution déstabilisée par la succession de ses dirigeants depuis fin décembre, sans ministre en titre capable de résister aux impulsions d'un président comme M. Trump, alors que la première puissance militaire mondiale est engagée dans deux guerres, en Syrie et en Afghanistan, et en plein bras de fer avec Téhéran.

Sa nomination a été approuvée par 90 voix contre 8, plusieurs candidats démocrates à la présidentielle de 2020 s'y étant opposés, notamment Elizabeth Warren, Amy Klobuchar et Kamala Harris.

De nombreux démocrates ont cependant choisi de mettre fin à sept mois de hiatus à la tête du Pentagone en approuvant le choix de Mark Esper.

"Il a la responsabilité particulière de conseiller un président qui n'a pas d'expérience en matière de sécurité nationale. Je pense que M. Esper sera à la hauteur", a ainsi tweeté le sénateur démocrate Dick Durbin.

"Il a la confiance de notre président, la confiance de notre armée et la confiance du Congrès", a souligné l'influent sénateur républicain James Inhofe avant le vote.

Il s'agit d'un "candidat pleinement préparé" à assumer ses fonctions, avait souligné lundi Mitch McConnell, chef de la majorité républicaine au Sénat, soulignant l'urgence de doter la première armée du monde d'un ministre à part entière.

"Le monde est plein de menaces graves envers nous, nos alliés et nos intérêts, notamment l'insistance de l'Iran à continuer de provoquer des tensions au Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Et Mark Esper connaît le Moyen-Orient: il a combattu en Irak lors de la guerre du Golfe en 1991. Il faisait partie de la célèbre 101e division aéroportée de l'armée américaine.

- Proche de Pompeo -

Il est en outre très proche du prochain chef d'état-major américain, le général Mark Milley, qui doit succéder fin septembre au général Joe Dunford.

C'est aussi un proche du chef de la diplomatie Mike Pompeo, aux côtés duquel il a étudié à la prestigieuse académie militaire de West Point. Les deux hommes en ont été diplômés la même année, en 1986.

Le secrétaire d'Etat a félicité son ancien camarade sur Twitter, ajoutant que "la diplomatie et la défense sont essentielles à la politique étrangère des Etats-Unis et à la protection des intérêts américains".

Sur le plan politique, il maîtrise les rouages du Congrès pour y avoir conseillé plusieurs sénateurs, notamment le républicain Chuck Hagel, devenu ensuite ministre de la Défense.

Mais ses liens avec l'industrie de la défense ont fait grincer certaines dents lors du processus de confirmation.

La candidate démocrate à la présidentielle de 2020 Elizabeth Warren lui a notamment reproché ses liens avec le groupe de défense Raytheon, où il était cadre dirigeant depuis sept ans lorsque Donald Trump l'a choisi pour diriger l'armée de terre.

"A l'âge de 18 ans, je suis allé à West Point et j'ai prêté le serment de défendre la Constitution, j'ai embrassé des valeurs appelées devoir, honneur et patrie", lui a-t-il répliqué. "Et depuis, j'ai toujours vécu ma vie en respectant ces valeurs. J'ai fait la guerre pour ce pays".

Les premières décisions du nouveau ministre de la Défense seront surveillées de près, notamment sur des sujets sensibles comme le déploiement depuis plusieurs mois de troupes à la frontière mexicaine, que de nombreux responsables du Pentagone considèrent en privé comme un gaspillage de ressources.

Avec AFP

Toutes les actualités

Trump commue la peine de prison de son ami Roger Stone

Roger Stone arrive pour sa condamnation à la cour fédérale de Washington, le 20 février 2020. (Photo AP)

Le président américain Donald Trump a commué la peine de prison de son ami Roger Stone, condamné en février à 40 mois de prison dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence russe pendant la campagne présidentielle américaine de 2016, a indiqué vendredi la Maison Blanche.

"Aujourd'hui, le président Donald J. Trump a ordonné une mesure de clémence exécutive pour commuer la peine injuste de Roger Stone", a annoncé la Maison Blanche dans un communiqué, ajoutant que cet ami de longue date du président, une "victime du canular russe", était dorénavant "un homme libre".

La peine de prison de Roger Stone, qui avait été reconnu coupable en novembre de mensonges au Congrès et de subordination de témoin, devait commencer la semaine prochaine.

Dès la condamnation de M. Stone, Donald Trump avait expliqué qu'il voulait gracier son ex-collaborateur de 67 ans, un conseilleur politique sulfureux connu pour son style haut en couleur et son tatouage de Richard Nixon dans le dos.

Selon le quotidien USA Today, en février le président Trump a commué la peine de prison de l'ancien gouverneur de l'Illinois Rod Blagojevich, un démocrate, et a accordé la grâce à l'ancien commissaire de police de la ville de New York Bernard Kerik, au financier véreux Michael Milken et à l'ancien propriétaire des 49ers, Edward DeBartolo Jr.

Finances de Trump: l'avis du professeur Jean-François Seznec

Finances de Trump: l'avis du professeur Jean-François Seznec
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:56 0:00

New York: Des manifestations revendiquent les coupes du budget de la police

New York: Des manifestations revendiquent les coupes du budget de la police
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:56 0:00

Les Indiens d’Amérique sont parmi les communautés les plus pauvres des Etats-Unis

Les Indiens d’Amérique sont parmi les communautés les plus pauvres des Etats-Unis
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:42 0:00

Chronique Santé avec Mohamadou Houmfa: suivi médical des malades atteints de Covid-19

Chronique Santé avec Mohamadou Houmfa: suivi médical des malades atteints de Covid-19
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:00 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG