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Moyen-Orient

Tensions avec l’Iran : Washington envisage d'envoyer des troupes supplémentaires

Le secrétaire à la Défense par intérim, Patrick Shanahan, devant les députés américains, le 1 mai 2019, Capitol Hill, à Washington. (AP Photo / Jacquelyn Martin)

Les Etats-Unis ont indiqué jeudi qu'ils envisageaient d'envoyer des troupes supplémentaires au Moyen-Orient pour assurer la sécurité des effectifs déjà déployés, dans un contexte de tensions avec l'Iran.

"Ce à quoi nous réfléchissons c’est : est-ce qu'il y a quelque chose que nous pouvons faire pour améliorer la sécurité de nos forces au Moyen-Orient", a affirmé le chef du Pentagone Patrick Shanahan à la presse. "Cela pourrait comprendre l'envoi de troupes supplémentaires".

Le ministre de la Défense par intérim, qui s'exprimait au Pentagone avant une rencontre avec le ministre vietnamien des Affaires étrangères Pham Binh Minh, est cependant resté prudent, évoquant les risques que des chiffres surestimés pourraient représenter pour les soldats américains déployés dans la région.

Il a démenti les chiffres circulant dans la presse américaine et laissé entendre que le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) avait simplement envoyé une requête au Pentagone pour des effectifs supplémentaires, comme les commandements régionaux le font régulièrement.

"Ce n'est pas 10.000, ce n'est pas 5.000. Ce n'est pas exact. Ce que je peux vous dire, c'est que je suis en contact régulier avec le général (Kenneth) McKenzie", le nouveau commandant du Centcom, a-t-il dit. "Ce sont des échanges normaux que nous avons avec le Centcom".

M. Shanahan a indiqué qu'il avait prévu d'informer dans l'après-midi Donald Trump de la situation sur le terrain, avant son départ pour Tokyo où le président américain est attendu samedi pour une visite d'Etat.

Le général Kenneth McKenzie avait publiquement regretté la réduction des effectifs militaires américains au Moyen-Orient décidée par le Pentagone en vertu de la nouvelle stratégie de défense des Etats-Unis qui se focalise davantage sur la Russie et la Chine.

"Nous n'avons pas les effectifs suffisants pour être où nous voulons être en nombre adéquat, partout, tout le temps" dans le monde entier, a-t-il dit au cours d'une conférence début mai à Washington.

Les Etats-Unis ont actuellement entre 60.000 et 80.000 militaires déployés au Moyen-Orient, dont 14.000 en Afghanistan, 5.200 en Irak et moins de 2.000 en Syrie, selon le Pentagone.

- Désengagement ou pas -

Donald Trump, qui a fait du désengagement des Etats-Unis des conflits en Afghanistan et en Syrie une de ses priorités, a ordonné un retrait militaire total de Syrie mais il s'est ensuite laissé convaincre de maintenir dans le nord-est du pays une force américaine que le Pentagone ne chiffre pas mais qui est évaluée à un millier de personnes.

Les relations déjà tendues entre Washington et Téhéran se sont envenimées depuis le début du mois: l'Iran a suspendu certains de ses engagements pris en vertu de l'accord de 2015 encadrant son programme nucléaire, un an après le retrait américain de ce texte, tandis que l'administration Trump a renforcé ses sanctions contre l'économie iranienne.

Parallèlement, le Pentagone a dépêché dans la région un porte-avions, un navire de guerre, des bombardiers B-52 et une batterie de missiles Patriot, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, évoquant "des indications inquiétantes d'escalade et de mises en garde" de Téhéran.

En fait, selon des responsables militaires ayant requis l'anonymat, le Pentagone subit les conséquences de la politique agressive de Donald Trump à l'égard de Téhéran, notamment sa décision annoncée le 8 avril de placer les Gardiens de la Révolution, armée idéologique du régime iranien, sur la liste américaine des "organisations terroristes étrangères", de même que la force Qods, chargée des opérations extérieures des Gardiens.

L'Iran a aussitôt répliqué en considérant désormais les Etats-Unis comme un "Etat parrain du terrorisme" et en assimilant les forces américaines déployées au Moyen-Orient, dans la Corne de l'Afrique et en Asie centrale, à des "groupes terroristes", ce qui en fait des cibles.

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Comment se fait-il que tant de personnes vaccinées attrapent le coronavirus ?

Un agent de santé prépare une dose de vaccin Johnson and Johnson à Lesbos, en Grèce, le 15 décembre 2021.

Pourquoi tant de personnes vaccinées contractent-elles le coronavirus ces derniers temps ?

Plusieurs facteurs sont en jeu, à commencer par l'émergence de la variante omicron, très contagieuse. La variante omicron est plus susceptible d'infecter les gens, même si elle ne les rend pas très malades, et son apparition a coïncidé avec la période des voyages de vacances dans de nombreux pays.

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Les gens peuvent penser (à tort) que les vaccins anti-COVID-19 bloquent complètement l'infection. Ce n'est pas le cas: les vaccins agissent principalement pour prévenir des cas de maladie grave, explique Louis Mansky, un chercheur qui travaille sur les virus à l'université du Minnesota.

Et les vaccins sont toujours efficaces à cet égard, en particulier pour les personnes qui ont reçu des rappels.

Deux doses des vaccins Pfizer-BioNTech ou Moderna ou une dose du vaccin Johnson & Johnson offrent toujours une forte protection contre les maladies graves dues à l'omicron. Si ces doses initiales ne sont pas très efficaces pour bloquer une infection par le variant omicron, les rappels - en particulier avec les vaccins Pfizer et Moderna - augmentent les niveaux d'anticorps pour aider à combattre l'infection.

Omicron semble se répliquer beaucoup plus efficacement que les variantes précédentes.

Et si les personnes infectées ont une charge virale élevée, il est plus probable qu'elles transmettent le virus à d'autres, en particulier aux personnes non vaccinées. Les personnes vaccinées qui contractent le virus ont plus de chances de présenter des symptômes légers, voire aucun, car les injections déclenchent de multiples défenses dans le système immunitaire, ce qui fait qu'il est beaucoup plus difficile pour omicron de les contourner toutes.

Les consignes concernant les gestes salutaires n'ont pas changé. Les médecins conseillent de porter des masques à l'intérieur, d'éviter les foules et de se faire vacciner et si possible prendre une dose de rappel. Même si, au final, les vaccins ne vous empêcheront pas toujours d'attraper le virus, ils vous permettront de rester en vie et d'éviter un séjour à l'hôpital.

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Afghanistan: les Talibans décrètent de nouvelles règles de voyage pour les femmes

Des femmes afghanes sur un marché à Kaboul, le 20 décembre 2021.

Une femme n'est plus autorisée à se déplacer sur plus de 72 kilomètres, à moins d'être accompagnée d'un proche parent masculin.

Les talibans qui dirigent l’Afghanistan depuis le départ chaotique des forces américaines en août ont émis dimanche de nouvelles restrictions sur les déplacements des femmes dans le pays.

Selon une directive du ministère de la Promotion de la Vertu et de la Prévention du Vice, une femme n'est plus autorisée à se déplacer sur une distance supérieure à 72 kilomètres, à moins d'être accompagnée d'un proche parent masculin. En outre, seules les femmes portant un hijab (voile intégral) ou un foulard seront désormais autorisées à monter dans les taxis.

Ces dernières restrictions interviennent quelques semaines après que les talibans ont demandé aux chaînes de télévision afghanes de cesser de diffuser des drames et des feuilletons mettant en scène des actrices et d'exiger des présentatrices de journaux télévisés qu'elles portent un hijab à l'antenne.

Le porte-parole du ministère, Sadiq Akif Mahajer, a déclaré à la VOA que ces restrictions sont conformes à la loi islamique (charia).

Isolation et suspension d’aides

Depuis la chute du gouvernement soutenu par l'Occident à Kaboul et le retrait des forces internationales dirigées par les États-Unis du pays, les talibans règnent en maîtres incontestés dans ce pays situé entre l’Iran, le Pakistan et la Chine.

Les pays occidentaux n'ont toutefois pas reconnu le gouvernement taliban. Les États-Unis et d'autres pays occidentaux, ainsi que des institutions financières, ont suspendu des milliards de dollars d'aide financière à l'Afghanistan depuis le retour au pouvoir des talibans à la mi-août.

La suspension de l'aide et les sanctions ont plongé l'économie dans une crise, augmentant les besoins humanitaires en Afghanistan où, selon les Nations unies, 23 millions de personnes souffrent de la faim en raison d'années de guerre, de sécheresse et de pauvreté.

"L'un de nos principaux problèmes en termes de conversations avec les talibans est précisément ce point, à savoir la condition, le statut et le traitement des femmes et des filles, y compris l'accès à l'éducation", a déclaré la vice-présidente américaine Kamala Harris lors d’un entretien dimanche avec la chaîne CBS News.

Les restrictions imposées aux femmes ne s’arrêtent pas là.

Les talibans ont empêché la plupart des femmes afghanes de reprendre le travail. Les écolières ont interdiction de reprendre les cours dans de nombreuses provinces.

Barbes, prières et zéro musique

Pourtant la génération des talibans actuels avait promis un régime plus modéré que celui qui avait dirigé l'Afghanistan de 1996 à 2001.

À l'époque, les femmes n'avaient pas le droit de quitter leur domicile sans être accompagnées d'un homme. Elles étaient obligées de porter un voile les couvrant de la tête aux pieds et étaient interdites de travail et d'éducation.

Le décret publié dimanche contient de nouvelles exigences pour les hommes aussi.

En effet, il est recommandé aux chauffeurs des transports en commun de se laisser pousser la barbe, d’observer une pause pour la prière et d’arrêter de jouer de la musique dans leurs véhicules.

Article rédigé par Ayaz Gul, traduit et adapté de l'anglais par VOA Afrique. Lire l'original >>

Affaire Jamal Khashoggi: un suspect arrêté en France

Des affiches du journaliste saoudien assassiné Jamal Khashoggi, près du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, vendredi 2 octobre 2020.

Un suspect dans le meurtre en 2018 du journaliste saoudien Jamal Khashoggi a été arrêté mardi en France, selon un responsable judiciaire français.

Ce responsable a précisé que le suspect était détenu sur la base d'un mandat d'arrêt turc. Il a demandé à ne pas être nommé, conformément aux pratiques habituelles de la justice française.

Selon la radio française RTL, le ressortissant saoudien, Khalid Aedh al-Otaibi, a été arrêté à l'aéroport de Roissy, près de Paris, alors qu'il tentait d'embarquer sur un vol à destination de Riyad.

M. Al-Otaibi faisait partie de plus d'une douzaine de responsables saoudiens sanctionnés par le Trésor américain en 2018 à la suite du meurtre et du démembrement de Khashoggi au consulat saoudien d'Istanbul en 2018.

Il était également mentionné dans le rapport déclassifié des services de renseignement américains qui affirmait que le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman avait "approuvé" l'opération qui a tué Khashoggi. Le rapport a utilisé une translittération anglaise alternative de son nom de famille.

L'ambassade d'Arabie saoudite à Paris a déclaré que l'homme arrêté "n'avait rien à voir avec l'affaire en question" et a indiqué que l'ambassade s'attendait à sa libération immédiate. Elle a noté que l'Arabie saoudite a déjà tenu un procès sur le meurtre, bien qu'il se soit déroulé à huis clos et que les verdicts aient été critiqués par des groupes de défense des droits de l'homme et d'autres personnes pour n'avoir pas tenu pour responsable ou déclaré coupable toute personne ayant organisé, ordonné ou supervisé l'opération qui a tué Khashoggi.

Les autorités françaises vérifiaient mardi soir l'identité du suspect.

Le directeur de l'organisation de défense des médias Reporters sans frontières (RSF), Christophe Deloire, a salué la nouvelle.

"Parfois, les gouvernements ferment les yeux sur des personnes qui sont poursuivies par la justice dans un autre pays. Je constate avec satisfaction qu'il y a eu une arrestation, et que la police n'a pas fermé les yeux cette fois-ci", a-t-il déclaré à l'Associated Press.

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