Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Monde

Sabotage de navires : Abou Dhabi ne veut pas d'une enquête précipitée

An Emirati fisherman throws his net near Mirfa, near the coast of the capital Abu Dhabi on April 19, 2019.

Les Emirats arabes unis ont affirmé mercredi que l'enquête sur le "sabotage mystérieux" de quatre navires à l'entrée du Golfe prendrait "le temps qu'il faudra", en disant s'attendre à un "résultat impartial".

Quatre navires, dont deux pétroliers saoudiens, ont été sabotés le 12 mai en mer d'Arabie au large de l'émirat de Fujairah, membre de la fédération des Emirats arabes unis.

Les Emirats ont invité des experts des Etats-Unis, de France et de Norvège à se joindre à l'enquête et promis des investigations "professionnelles" et transparente sur ce sabotage qui a accentué les tensions dans le Golfe.

Le ministre d'Etat émirati aux Affaires étrangères, Anwar Gargash, s'est refusé à spéculer sur le ou les responsables de ces attaques.

"Nous devons nous montrer très prudents sans lancer d'accusations", a-t-il dit à Dubaï à propos des actes de sabotage, qui n'ont pas été revendiqués. Il a affirmé que les résultats de l'enquête seraient connus "dans les prochains jours".

"L'enquête en cours reflète l'intérêt de la communauté internationale à protéger la navigation maritime, le commerce international et les approvisionnements en pétrole", a souligné mercredi le ministère des Affaires étrangères des Emirats dans un communiqué.

"L'enquête, à laquelle participent certains pays, prendra le temps qu'il faudra", a-t-il ajouté.

Mardi, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a jugé "assez probable" que l'Iran soit derrière ces mystérieux "actes de sabotage".

La montée des tensions entre les voisins du Golfe s'inscrit dans une escalade plus large de la confrontation entre Washington et Téhéran, un an après le retrait américain unilatéral de l'accord sur le nucléaire iranien, suivi de sanctions américaines draconiennes contre la République islamique.

Toutes les actualités

Le G7 Finances à la recherche d'un consensus sur la taxation du numérique

Une manifestation contre la tenue du sommet du G7 à Biarritz, dans le sud-ouest de la France, le 13 juillet 2019.

Les ministres des Finances des G7 tentent jeudi de trouver un consensus lors de leur deuxième journée de réunion à Chantilly (Oise) sur la taxation du numérique afin d'ouvrir la voie à un accord mondial d'ici la fin 2020.

Les discussions s'annonçaient difficiles, elles ont tenu leurs promesses: le G7 n'est pas parvenu à se mettre d'accord mercredi lors de sa première journée de réunion sur la taxation du numérique, une question qui a tendu les relations entre Washington et Paris au cours des dernières semaines.

"Nos équipes vont travailler toute la nuit pour tenter de trouver un accord", a indiqué à la presse la présidence française du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) lors d'un point presse au terme de la première journée de discussion.

"Tout le monde fait des efforts pour trouver un consensus et tout le monde reconnaît qu'il est temps d'avancer", a-t-elle ajouté, laissant la porte ouverte à un accord sur un texte d'ici la conclusion de la rencontre jeudi à midi.

Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, s'est entretenu mercredi en tête à tête avec son homologue américain Steven Mnuchin pour tenter d'apaiser les relations entre les deux pays après l'approbation par la France il y a une semaine de la taxation des géants du numérique.

Les Etats-Unis ont ouvert une enquête sur cet impôt, qui entrera en vigueur dès cette année, qui pourrait déboucher sur des représailles contre Paris.

L'entretien entre les deux hommes, qualifié de "constructif" par les sources françaises, a été salué par M. Le Maire: "Il est toujours important de s'écouter, d'échanger et d'avancer", a-t-il écrit sur Twitter.

Auparavant, le ministre français avait assuré que Paris ne cèderait pas sur cette taxe et qu'il s'attendait à des discussions "difficiles" avec les Etats-Unis à Chantilly.

"Je voulais dire à quel point un accord au niveau du G7 est décisif", a déclaré M. Le Maire au début de la réunion.

"Si nous ne trouvons pas d'accord au niveau du G7 sur les grands principes de la taxation du digital aujourd'hui ou demain, franchement ce sera difficile d'en trouver un entre 129 pays à l'OCDE", a-t-il prévenu.

- Préoccupation autour du libra -

Les ministres du G7, en revanche, ont trouvé un consensus dès les premières heures de leur réunion face au projet de cryptomonnaie Libra annoncé par Facebook.

Sur ce sujet, les sept ministres ont exprimé leur préoccupation, après l'avertissement envoyé par M. Mnuchin à Facebook en début de semaine.

"Sur le Libra, nous avons eu une discussion très constructive et détaillée avec un large consensus sur le besoin d'agir rapidement", a indiqué la présidence française.

"Nous reconnaissons qu'il y a un besoin d'un nouveau système bancaire et de paiement qui puisse réduire les coûts des échanges entre pays et continents (...), mais nous sommes tous préoccupés par la possibilité qu'il y ait une nouvelle monnaie créée par Facebook", a ajouté une autre source française.

Par ailleurs, les sept ministres se sont également mis d'accord sur le principe d'une taxation minimale des sociétés, mais sans fixer de taux plancher, un projet porté par la France et l'Allemagne et soutenu par Washington.

"Il y a un vrai accord sur le principe d'une taxation minimale qui est ancré. C'est la toute première fois que ça se produit", a expliqué une source française.

La présidence française du G7 s'est fixé comme objectif de "mettre fin à l'évasion fiscale" qui "permet à des multinationales de réaliser des profits à un endroit et de les déplacer à un autre où les niveaux de taxation sont inférieurs".

Avec AFP

Que l'avenir réserve-t-il à Ivanka Trump ?

Que l'avenir réserve-t-il à Ivanka Trump ?
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:28 0:00

Canberra appelle Pékin à laisser sortir une mère ouïghoure et son fils australien

Prières dans une mosquée de l'Institut islamique du Xinjiang, Chine, le 3 janvier 2019.

Le gouvernement australien a appelé mercredi la Chine à laisser un enfant australien et sa mère ouïghoure quitter le pays, quelques jours avoir après co-signé une lettre dénonçant le traitement infligé par Pékin à cette minorité musulmane.

La Chine est soupçonnée d'avoir interné jusqu'à un million de personnes, surtout ouïghoures, dans des camps de rééducation de la province du Xinjiang, dans le nord-ouest. Pékin dément ce chiffre et parle de "centres de formation professionnelle" destinés à lutter contre la radicalisation islamiste.

Canberra avait dans un premier temps refusé la nationalité au petit Lutifeier, né au Xinjiang en août 2017 d'un père australien et d'une mère ouïghoure, avant de revenir sur sa décision suite à une procédure en justice.

Le père, Sadam Abdusalam, milite depuis des mois pour que son épouse ouïghoure, Nadila Wumaier, et leur fils qu'il n'a jamais rencontré puissent venir en Australie.

Mercredi, la ministre des Affaires étrangères Marise Payne a annoncé que "l'ambassade à Pékin a demandé officiellement que les autorités chinoises permettent à Mme Wumaier et à son fils (qui est un ressortissant australien) se rendent en Australie".

Cette annonce survient quelques jours après la décision de M. Abdusalam d'évoquer son cas en public pour la première fois, lors d'un entretien lundi avec la chaîne publique ABC.

Il a expliqué à l'AFP que sa femme avait été entendue par les autorités chinoises au lendemain de cet entretien mais avait été relâchée.

Mme Payne a dit être au courant des informations de presse sur cette affaire, soulignant cependant que les autorités consulaires n'avaient pas accès à Mme Wumaier du fait de son absence de nationalité australienne.

Canberra évite traditionnellement toute friction avec Pékin, son plus important partenaire commercial. Mais les tensions bilatérales se sont accrues du fait d'inquiétudes sur les questions de sécurité et la présence chinoise croissante dans le Pacifique.

L'Australie figure parmi 22 pays, dont le Royaume-Uni, la France, le Canada et le Japon, qui ont écrit la semaine dernière aux plus hauts responsables de l'ONU pour dénoncer les détentions arbitraires de minorités ethniques en Chine.

L'ambassade de Chine en Australie a dénoncé l'émission d'ABC comme autant "de mensonges, de distorsions et de préjugés".

M. Abdusalam s'est dit "vraiment heureux" que Canberra ait décidé d'agir mais l'a appelé à en faire davantage.

"Je vais continuer de faire pression sur la Chine et sur le gouvernement australien", a-t-il déclaré à l'AFP.

"Le 31 août, (Lutifeier) aura deux ans. Je voudrais voir mon fils avant le 31 août pour que nous puissions célébrer son anniversaire en famille".

Avec AFP

La faim s'étend dans le monde pour la troisième année consécutive

David Beasley, directeur exécutif du PAM, à Koundougou, au Mali, le 20 mai 2018. (VOA/Kassim Traoré)

La faim dans le monde continue d'affecter de plus en plus de personnes à cause des conflits et des dérèglements climatiques. En 2018, elles étaient 821,6 millions à en souffrir, contre 811 l'année précédente, selon un rapport annuel de l'ONU publié lundi.

"C'est une mauvaise tendance", a résumé lundi lors d'une conférence de presse au siège des Nations unies le patron du Programme alimentaire mondial (PAM), David Beasley. Et d'avertir: "Sans sécurité alimentaire, nous n'aurons jamais de paix et de stabilité!"

Partout où des groupes extrémistes ont de l'influence, la faim est utilisée par eux comme une arme pour diviser ou recruter, a précisé le responsable onusien, en évoquant le Sahel.

Après des décennies de baisse, il s'agit de la troisième année consécutive de hausse de la sous-alimentation, appelée aussi insécurité alimentaire.

En ajoutant les populations souffrant de famine aux personnes touchées par l'insécurité alimentaire, l'ONU estime dans son rapport annuel que plus de deux milliards de personnes, dont 8% vivent en Amérique du Nord et en Europe, n'ont pas régulièrement accès à des aliments sains, nutritifs et en quantité suffisante.

Le document souligne que les chiffres de 2018 font de l'objectif d'un monde sans aucune personne en état de sous-alimentation un "immense défi".

Ce but faisant partie des 17 Objectifs de développement durable établis par l'ONU pour être atteints en 2030 est hors de portée, a asséné David Beasley, en déplorant qu'on parle davantage dans les médias de Donald Trump ou de Brexit que des enfants qui continuent de mourir de faim dans le monde.

Le rapport a été rédigé par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), avec le concours du Fonds international pour le développement de l'agriculture, de l'Unicef, du PAM et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

"Il est essentiel de mettre en place des politiques économiques et sociales pour contrecarrer à tout prix les effets des cycles économiques défavorables, tout en évitant de réduire les services essentiels tels que les soins de santé et l'éducation", affirme le document.

- Femmes exposées -

Dans un rapport séparé également publié lundi,l'ONG Oxfam juge que les femmes payent un plus lourd tribut que les hommes à l'insécurité alimentaire.

"Elles constituent jusqu'à la moitié des producteurs alimentaires dans les pays en développement, mais mangent généralement moins, en dernier, et moins bien lorsque les ménages sont à court de nourriture", note ce rapport.

Selon le document de l'ONU, la sous-alimentation reste prévalente sur de nombreux continents: en Afrique (près de 20% de la population concernée), en Amérique latine et dans les Caraïbes (moins de 7%) et en Asie (plus de 12%).

Plusieurs ONG ont réagi défavorablement aux chiffres du rapport onusien.

"La faim fait rage mais a disparu de l'agenda politique", a dénoncé dans un communiqué Oxfam, en réclamant d'urgence de nouvelles stratégies.

En Afrique et Amérique latine, la hausse de l'insécurité alimentaire touche principalement les pays émergents et non plus uniquement ceux considérés comme les moins avancés, a observé l'ONG française CCFD-Terre solidaire.

La FAO juge par ailleurs que les progrès sont insuffisants pour réaliser l'objectif 2030 de réduire de moitié le nombre d'enfants souffrant d'un retard de croissance. Aujourd'hui, 149 millions d'enfants sont concernés.

Paradoxalement, le rapport note que la surcharge pondérale et l'obésité continuent d'augmenter dans toutes les régions, en particulier chez les enfants d'âge scolaire et les adultes.

En 2018, environ 40 millions d'enfants de moins de cinq ans avaient un excès de poids. En 2016, 131 millions d'enfants de 5 à 9 ans, 207 millions d'adolescents et 2 milliards d'adultes étaient en surpoids, selon le rapport.

Avec AFP

Les astronautes d'Apollo 11 ont décollé il y a 50 ans mardi

L'astronaute Edwin E. "Buzz" Aldrin Jr. pose pour une photo à côté du drapeau américain déployé sur la lune lors de la mission Apollo 11 du 20 juillet 1969. (Photo AP / NASA / Neil A. Armstrong)

C'était il y a 50 ans jour pour jour: le 16 juillet 1969, trois astronautes américains décollaient pour la Lune depuis la Floride, où deux d'entre eux se retrouveront mardi pour commémorer le lancement de leur mission, Apollo 11.

La Nasa organise toute la semaine une série d'événements pour faire revivre l'aller-retour historique de Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins vers la Lune.

Le commandant Armstrong est mort en 2012, mais ses deux coéquipiers, âgés respectivement de 89 et 88 ans, se retrouveront à l'heure du décollage de leur fusée, mardi à 9H32 exactement (13H32 GMT), sur le mythique pas de lancement 39A du centre spatial Kennedy pour lancer les festivités.

L'équipage avait mis quatre jours pour atteindre la Lune. Le module lunaire, Eagle, avec Armstrong et Aldrin à bord, a aluni le 20 juillet 1969 à 20H17 GMT, et Armstrong en est sorti quelques heures plus tard, posant le pied sur la Lune à 02H56 GMT le 21 juillet 1969 -- tard aux Etats-Unis, et en pleine nuit pour l'Europe.

Michael Collins était resté seul en orbite lunaire dans la capsule principale, Columbia, seul moyen de transport pour revenir sur Terre.

"Nous savions tous que s'ils ne pouvaient pas redécoller pour une raison quelconque, je n'aurais rien pu faire. Columbia n'avait aucun train d'alunissage. Je n'aurais pas pu descendre pour les secourir", a-t-il dit à New York fin mai lors d'un des nombreux événements auxquels l'ancien astronaute a participé ces derniers mois.

Buzz Aldrin se fait plus rare, mais il a participé à quelques événements, comme un gala samedi dernier en Californie où le billet le moins cher coûtait 1.000 dollars.

L'homme, vieillissant mais actif sur Twitter et toujours excentrique avec ses chaussettes aux couleurs du drapeau américain, a connu des soucis de santé et de famille, culminant par un conflit judiciaire avec ses enfants concernant ses finances, qui s'est réglé par une trêve en mars dernier.

Mardi, Buzz Aldrin sera toutefois la vedette incontestable, comme deuxième homme à avoir marché sur la Lune. Seuls quatre des 12 hommes à l'avoir fait sont encore en vie.

- Turbulences à la Nasa -

Mais ces festivités révèlent une cruelle réalité: les Etats-Unis, ni aucun autre pays, n'ont jamais renvoyé d'humains sur la Lune depuis 1972, date de la dernière mission Apollo. Seuls des robots y sont retournés.

Les présidents Bush père, en 1989, et fils, en 2004, avaient bien promis que les Américains y retourneraient, avant d'aller marcher sur Mars... Mais à chaque fois, les discours se sont heurtés à un Congrès et une opinion publique peu enclins à engloutir les mêmes fortunes que dans les années 1960.

A son tour, Donald Trump a relancé la conquête de la Lune (et de Mars), en 2017. Mais l'effet immédiat de cette injonction a été de créer de fortes turbulences au sein de l'agence spatiale.

Mercredi dernier, le patron de l'agence, Jim Bridenstine, un ancien parlementaire nommé par le président Trump, a démis de ses fonctions une figure de la Nasa, Bill Gerstenmaier, qui était responsable de tous les programmes de vols habités.

La raison probable de sa mutation: des désaccords sur l'ultimatum fixé par le gouvernement Trump, 2024, pour le retour d'Américains, dont la première femme, sur le sol lunaire. Cinq années semblent un délai bien trop court alors que ni la fusée, ni la capsule, ni l'alunisseur ne sont prêts voire définis.

"Nous n'avons aucun temps à perdre, s'il faut changer de responsables, il faut le faire maintenant", a justifié Jim Bridenstine sur CSPAN.

Donald Trump a aussi semé le trouble en enjoignant à la Nasa, dans un tweet, d'arrêter de parler de la Lune, et de se concentrer sur Mars.

Le président républicain veut "un drapeau sur Mars", a dit Jim Bridenstine. Officiellement, l'objectif est 2033, mais la date est jugée irréaliste par nombre d'experts.

"Nous travaillons à la création d'un plan pour Mars", a-t-il affirmé lundi. "Je ne veux pas dire que 2033 est impossible, pas du tout". Mais pour l'instant, la priorité est la Lune.

Avec AFP

Voir plus

XS
SM
MD
LG