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Trump: si Téhéran "veut se battre", ce sera "la fin officielle de l'Iran"

Le 14 mai 2019, le président Donald Trump s'adresse aux médias sur la pelouse sud de la maison blanche à Washington.

Le président américain Donald Trump a menacé l'Iran de destruction en cas d'attaque contre des intérêts américains, alors que les relations entre Téhéran et Washington sont extrêmement tendues depuis le rétablissement des sanctions économiques américaines en novembre dernier.

"Si l'Iran veut se battre, ce sera la fin officielle de l'Iran. Plus jamais de menaces à l'encontre des Etats-Unis", a lancé dimanche M. Trump sur Twitter.

Les tensions entre Washington et Téhéran se sont exacerbées, alors que les Etats-Unis ont annoncé le déploiement dans le Golfe du porte-avions Abraham Lincoln et de bombardiers B-52, invoquant des "menaces" de la part de l'Iran.

L'administration Trump a ordonné au personnel diplomatique non-essentiel de quitter l'Irak, citant des menaces émanant de groupes armés irakiens soutenus par l'Iran.

Dimanche, une roquette Katioucha, a été tirée contre la Zone Verte à Bagdad, qui accueille des institutions gouvernementales et ambassades, dont celle américaine. Il n'était pas clair dans l'immédiat qui était derrière cette attaque.

Les relations américano-iraniennes sont au plus bas depuis que le président Trump a décidé, il y a un an, de se retirer de l'accord international conclu en 2015, visant à limiter le programme nucléaire iranien en échange d'une levée des sanctions contre Téhéran, et depuis le rétablissement des sanctions économiques américaines contre l'Iran, en novembre dernier.

La presse américaine spécule sur des divergences au sein du cabinet de M. Trump sur la manière de traiter le dossier iranien.

Selon les médias américains, le conseiller à la sécurité nationale John Bolton fait pression en faveur d'une ligne dure contre l'Iran, mais d'autres au sein de l'administration sont opposés. M. Trump lui-même a dit récemment qu'il avait dû "tempérer" John Bolton.

- L'Iran minimise le risque d'une guerre -

Pour sa part, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a cependant minimisé samedi la possibilité d'une nouvelle guerre dans la région. A l'issue d'une visite en Chine, M. Zarif s'est dit "certain (...) qu'il n'y aurait pas de guerre puisque nous ne souhaitons pas de conflit et puisque personne ne se fait d'illusion quant à sa capacité à affronter l'Iran dans la région", a rapporté l'agence officielle Irna.

L'Arabie saoudite a demandé samedi la convocation de sommets du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et de la Ligue arabe, à la suite du sabotage de navires dans le Golfe et d'attaques contre des stations de pompage dans le royaume.

Ces deux sommets extraordinaires auxquels Ryad invite ses partenaires se tiendraient le 30 mai prochain à La Mecque "pour discuter de ces agressions et de leurs conséquences sur la région", a indiqué l'agence de presse officielle saoudienne.

Il s'agit "de se consulter et de se coordonner avec les dirigeants frères" à propos de "tous les sujets susceptibles de renforcer la sécurité et la stabilité dans la région".

Le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir a affirmé que son pays "ne veut pas une guerre" avec l'Iran et "va tout faire pour la prévenir", tout en assurant que Ryad est prêt "à se défendre et à défendre ses intérêts" si l'autre partie choisit d'aller vers la guerre.

- Hausse des stocks mondiaux de pétrole -

Les alliés régionaux du royaume ont salué l'invitation saoudienne. Le ministère des Affaires étrangères des Emirat arabes unis a indiqué que dans les "circonstances critiques" actuelles les pays du Golfe et arabes devaient faire preuve d'unité.

Dimanche, lors d'une réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis se sont inquiétés d'une hausse des stocks mondiaux de pétrole. Les pays exportateurs ont affirmé leur détermination à stabiliser le marché malgré les tensions dans le Golfe.

Les pays de l'Opep sont "unanimes dans leur volonté de continuer à travailler pour arriver à la stabilité entre l'offre et la demande", a indiqué le ministre de l'Energie saoudien Khaled al-Faleh, dont le pays est le premier exportateur mondial de pétrole.

Malgré la chute des exportations de pétrole vénézuélien -- provoquée par la crise politique à Caracas -- et iranien, et en dépit de la baisse de la production des membres de l'Opep, les stocks de brut continuent d'augmenter, selon les Emirats.

Egalement membre de l'organisation, l'Iran, dont le secteur pétrolier est frappé par des sanctions américaines, était absent de la rencontre.

Principal rival régional du royaume saoudien, l'Iran a été montré du doigt par Ryad après des attaques contre un oléoduc saoudien revendiquées par les rebelles yéménites soutenus par Téhéran, qu'une coalition militaire sous commandement saoudien combat au Yémen.

Ces attaques sont intervenues quelques jours après des "actes de sabotage" non revendiqués dans le Golfe qui ont touché entre autres des pétroliers saoudiens. Ryad a néanmoins assuré dimanche que la sécurité de son industrie pétrolière était "solide".

Avec AFP

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Décès du premier maire noir de New York à 93 ans

L'ancien maire de New York, David Dinkins, assiste au discours du gouverneur Andrew Cuomo sur l'état de l'État dans le bâtiment One World Trade Center de New York, le lundi 9 janvier 2017.

Le premier et unique maire noir de New York, David Dinkins, est décédé à l'âge de 93 ans, ont rapporté mardi les médias américains.

Ce démocrate avait été maire de New York de 1990 à 1993 après l'avoir emporté face à Rudy Giuliani et Edward Koch.

Son mandat avait été marqué par des troubles à caractère racial et antisémite, notamment en 1991 à Crown Heights, dans l'arrondissement de Brooklyn, et la mort d'un étudiant juif.

David Dinkins, qui avait hérité d'une ville frappée par le racisme, la pauvreté et la violence, avait essuyé à l'époque de nombreuses critiques pour son incapacité présumée à assurer ses fonctions.

Né en 1927 à Trenton, dans le New Jersey (nord-est), il est décédé de mort naturelle à son domicile moins de deux mois après le décès de son épouse Joyce, a rapporté le New York Times.

David Dinkins avec Hillary Clinton.
David Dinkins avec Hillary Clinton.

Dans une ville sous tension, en avril 1989 cinq jeunes avaient été accusés à tort pour le viol et les blessures infligées à une joggeuse blanche de 28 ans, Trisha Meili, à Central Park. Ils avaient porté plainte contre la ville de New York et obtenu réparation.

Quelques mois plus tard, un adolescent noir, Yusuf Hawkins, avait été tué par un groupe de jeunes blancs à Brooklyn.

Un million de New-Yorkais recevaient à l'époque des allocations pour survivre et un millier de meurtres étaient enregistrés chaque année à New York. Le crack avait débarqué dans la ville et faisait des ravages.

David Dinkins a été à la tête de l'une des mairies les plus ouvertes de l'histoire de New York, incluant de nombreuses femmes, le premier Portoricain à la tête des pompiers de la ville et un psychiatre noir ouvertement homosexuel comme responsable de la santé mentale.

Connu pour ses costumes raffinés et sa politesse, M. Denkins était considéré "trop gentil" pour tenir et diriger une ville comme New York.

Défait aux élections municipales par Rudy Giuliani après un seul mandat, M. Dinkins avait déclaré: "Mes amis, nce que nous avons fait a été historique. Personne ne peut nous l'enlever".

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L'administration Trump lance officiellement le processus de transition

Le président américain élu Joe Biden au théâtre qui lui sert de quartier général de transition à Wilmington, dans le Delaware, aux États-Unis, le 10 novembre 2020.

Lundi, l'administration Trump a officiellement reconnu que Joe Biden avait remporté les élections et qu'il avait donc le droit d'accéder aux ressources prévues pour la période de transition jusqu'au 20 janvier, date à laquelle le président élu est censé prêter serment.

Dans une lettre adressée à l'ancien vice-président, la responsable de l'Administration des services généraux (GSA), Emily Murphy, a écrit : "J'ai déterminé que vous pouvez accéder aux ressources et services post-électoraux".

Plus précisément, écrit-elle, M. Biden pourront disposer de 6,3 millions de dollars, plus 1 million pour l'orientation et l'intégration de l'équipe entrante.

Cette décision ouvre la voie au début de la transition et permet à M. Biden de coordonner avec les agences fédérales les plans de gestion des affaires courantes jusqu’à la passation du pouvoir.

En plus d'avoir accès aux fonds alloués pour la transition, l'équipe Biden peut désormais demander des enquêtes de moralité pour les personnes qui sont envisagées pour des postes clés.

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