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Moyen-Orient

"Il n'y aura pas de guerre" au Moyen-Orient, selon l'Iran

Le secrétaire d'État John Kerry a rencontré le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif à New York le 22 avril 2016.

Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif a affirmé samedi qu'il n'y aurait pas de guerre au Moyen-Orient, l'Iran ne souhaitant pas de conflit et aucun pays ne se "faisant d'illusions" sur sa capacité à affronter Téhéran, selon l'agence officielle Irna.

Une montée des tensions entre l'Iran et les Etats-Unis fait craindre depuis quelques semaines un nouveau conflit dans la région tandis que Washington a déployé un porte-avions et des bombardiers B-52 dans le Golfe, invoquant une "menace" iranienne.

Au cours d'une visite en Chine, M. Zarif s'est dit "certain (...) qu'il n'y aurait pas de guerre puisque nous ne souhaitons pas de conflit et puisque personne ne se fait d'illusion quant à sa capacité à affronter l'Iran dans la région".

Le président américain Donald "Trump ne veut pas de guerre mais les personnes qui l'entourent l'y poussent sous prétexte de rendre l'Amérique plus forte face à l'Iran", a-t-il ajouté selon Irna.

Le général Hossein Salami, chef des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique iranienne, a toutefois affirmé que son pays était engagé, avec les Etats-Unis, dans "une combinaison de guerre psychologique, de cyber-opérations, de mouvements militaires, de diplomatie publique", a-t-il déclaré selon l'agence semi-officielle Isna.

Selon lui, le système politique américain a perdu sa "solidité" et le pays est "comme les tours du World Trade Center, qui se sont soudainement effondrées".

Les tensions n'ont cessé de s'accroître entre Washington et Téhéran depuis le rétablissement des sanctions économiques américaines contre l'Iran en novembre 2018.

Depuis, les Etats-Unis ont renforcé leur campagne de "pression maximale" en annonçant fin avril la fin des dérogations qui permettaient encore à huit pays d'acheter du pétrole iranien sans s'exposer aux sanctions extra-territoriales américaines.

A Pékin, M. Zarif a lancé un appel à la Chine, un des pays signataires de l'accord international conclu en 2015 et visant à limiter le programme nucléaire iranien en échange d'une levée des sanctions contre Téhéran.

Le ministre a notamment appelé la Chine à lancer des "actions concrètes" pour sauver cet accord, après le retrait unilatéral, en mai 2018, des Etats-Unis qui le jugeaient trop complaisant envers l'Iran.

Le 8 mai, le président iranien Hassan Rohani a annoncé que l'Iran allait s'affranchir de deux engagements pris dans le cadre de l'accord et lancé un ultimatum à ses partenaires européens parties à l'accord (France, Allemagne et Royaume-Uni), leur donnant deux mois pour sortir réellement les secteurs bancaire et pétrolier de leur isolement provoqué par les sanctions américaines.

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Yémen: soutien saoudien à l'émissaire onusien, assure l'ONU

L'émissaire de l'ONU au Yémen, Martin Griffiths, à Genève, en Suisse, le 05 septembre 2018.

Le chef de la diplomatie saoudienne Ibrahim al-Assaf a affirmé lundi son soutien à l'émissaire onusien pour le Yémen, le Britannique Martin Griffiths, critiqué récemment par le gouvernement yéménite, a assuré à New York une porte-parole de l'ONU.

Le ministre saoudien, et Abdel Aziz Hamad Aluwaisheg, un haut responsable du Conseil de coopération du Golfe (CCG), "ont tous deux exprimé leur soutien au travail réalisé par les Nations unies au Yémen et aux efforts de l'émissaire" pour mettre un terme au conflit, a déclaré cette porte-parole, Eri Kaneko, lors du point-presse quotidien de l'ONU.

Ce soutien a été exprimé à Ryad à la secrétaire générale adjointe de l'ONU pour les Affaires politiques, Rosemary DiCarlo, au premier jour d'une visite de deux jours dans la région. La responsable de l'ONU avait été envoyée en Arabie saoudite après des accusations de partialité proférées en mai par le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi à l'égard de Martin Griffiths.

Le président yéménite avait accusé le médiateur de prendre le parti des rebelles Houthis, contre lequel le gouvernement yéménite est en guerre, avec le soutien depuis 2015 d'une coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite. L'ONU avait démenti tout parti pris.

Dans un communiqué lundi soir à New York, les Nations unies indiquent que Rosemary DiCarlo a ensuite rencontré à Ryad le président Hadi. Les discussions ont été "productives", indique le communiqué sans autre détail. Le Yémen doit être à nouveau discuté par le Conseil de sécurité de l'ONU le 17 juin.

Le Yémen a accusé en mai M. Griffiths de permettre aux rebelles de rester dans la ville de Hodeida (ouest) et dans son port, contrairement à ce que prévoit un accord conclu en décembre en Suède sous l'égide de l'ONU.

Les Nations unies avaient fait état le 14 mai du retrait des Houthis du port de Hodeida et de deux autres ports proches, mais des responsables gouvernementaux avaient dénoncé une "manipulation", accusant les rebelles d'en remettre le contrôle à des garde-côtes qui leur sont favorables.

Martin Griffiths est en fonction depuis février 2018. Il avait succédé au Mauritanien Ismail Ould Cheikh Ahmed, avec qui les Houthis avaient rompu les contacts. Le prédécesseur de ce dernier, le Marocain Jamal Benomar, avait démissionné en 2015 après l'entrée en guerre de l'Arabie saoudite.

Le conflit au Yémen a tué des dizaines de milliers de personnes, dont de nombreux civils, selon diverses organisations humanitaires. Environ 3,3 millions de personnes sont toujours déplacées et 24,1 millions, soit plus des deux tiers de la population, ont besoin d'assistance, selon l'ONU.

Avec AFP

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