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Moyen-Orient

En Israël, l'intelligence artificielle pour prévenir les noyades en mer

Une grande affluence à la plage après plus d'un an de restrictions contre les coronavirus, lors des célébrations du Jour de l'Indépendance, à Tel Aviv, Israël, le jeudi 15 avril 2021.

Une ville israélienne teste un programme d'intelligence artificielle qui détecte les noyades pour voir si cela peut l'aider à sauver des vies sur les côtes méditerranéennes de l'Etat hébreu.

Développé par la société SightBit, le programme utilise des informations collectées par des caméras de surveillance pour étudier la force du courant et déterminer si un nageur semble en mouvement ou est statique.

Si un risque est détecté, une alerte est envoyée sur la tablette d'un maître nageur, avec des instructions.

Netanel Eliav, directeur général de SightBit, explique avoir développé cette technologie après s'être rendu compte de lacunes dans la protection des nageurs en mer.

Puisque les rues sont surveillées par des dizaines de caméras pour veiller à la sécurité publique, pourquoi ne pas porter la même méthode en mer?, s'est-il dit.

Son programme a été testé pendant plus d'un an à Ashdod, ville côtière au sud de Tel-Aviv, dans un secteur habituellement dépourvu de surveillance.

"Nous avons choisi de placer cette technologie dans des endroits éloignés des cabines de secouristes, donc ces 'yeux' supplémentaires aident beaucoup les maîtres-nageurs", explique Arie Turjeman, en charge des côtes à la municipalité.

Selon lui, les sauveteurs approuvent ce système qui leur permet de porter secours à une personne beaucoup plus rapidement.

M. Eliav est persuadé que son programme peut "sauver des vies", dans un pays où des dizaines de personnes se noient chaque année.

Selon des chiffres officiels israéliens, 21 d'entre elles se sont notamment noyées dans des espaces sans surveillance entre mars et octobre 2021.

Le pélerinage juif de Djerba marque son retour en Tunisie

Le pélerinage juif de Djerba marque son retour en Tunisie
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Des pèlerins juifs ont afflué à la synagogue de la Ghriba, sur l'île de Djerba, pour un événement-phare de la période touristique en Tunisie, après deux ans d'interruption en raison de la pandémie de Covid-19.

Reprise du pèlerinage juif à Djerba après deux ans d'interruption

Des juifs lors du pèlerinage annuel de Ghriba, sur l'île tunisienne de Djerba, le 2 mai 2018.

Bougies et processions. Des centaines de pèlerins juifs ont afflué mercredi à la synagogue de la Ghriba, sur l'île de Djerba, pour un évènement-phare de la saison touristique en Tunisie, après deux ans d'interruption en raison de l'épidémie.

Les premiers visiteurs sont arrivés dans la matinée et ont franchi des portiques de sécurité sous forte garde policière dans ce lieu frappé il y a 20 ans par un attentat suicide ayant fait 21 morts.

A l'intérieur, les pèlerins allument des bougies avant d'entrer dans une petite grotte où se trouverait selon la tradition une pierre du premier temple de Jérusalem. Ensuite, ils échangent des fruits secs et confiseries autour d'une prière prononcée par le rabbin de la synagogue.

Beaucoup de pèlerins immortalisent avec des photos et des vidéos leur visite dans cette synagogue aux colonnes peintes en blanc et bleu, dont la construction remonterait au 6e siècle avant JC.

Le pèlerinage de la Ghriba rassemblait certaines années jusqu'à 8.000 personnes sur deux jours dans cette synagogue, l'une des plus anciennes et plus importantes pour les Juifs originaires d'Afrique du Nord.

Le pèlerinage juif de la Ghriba, la plus ancienne synagogue d'Afrique, attire les touristes
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"Mon père est djerbien et c'était pour lui très important. J'ai gardé ce souvenir, je venais quand j'étais jeune", raconte à l'AFP Solange Azzouz, 75 ans, née à Tunis et qui vit depuis 58 ans à Marseille.

La Tunisie comptait avant l'indépendance en 1956 plus de 100.000 juifs, une communauté tombée à environ un millier de membres.

En habit de fête avec sa chemise de soie et son collier de perles, Mme Azzouz attend à l'extérieur sous un soleil brûlant. "En vieillissant, je commence à apprécier le pèlerinage, l'ambiance. J'ai même un peu de famille ici", confie la septuagénaire, pour laquelle cet évènement est "un porte-bonheur".

Le pèlerinage consiste aussi à suivre en procession une grande menorah, le candélabre juif, montée sur trois roues et décorée par des tissus colorés.

Né au Maroc, Adi Wizman Nicodeme, 74 ans, vient pour la première fois à l'invitation d'un ami. Citoyen israélien vivant à Paris, il est venu pour "connaître l'endroit" et au nom de sa foi. "Tous mes amis m'en ont parlé ainsi que mes élèves", confie à l'AFP ce professeur de judaïsme et d'hébreu.

"Je sens quelque chose, c'est très fort pour moi", ajoute-t-il.

Une journaliste d'Al Jazeera tuée par balle lors d'un raid israélien en Cisjordanie

Des Palestiniens tiennent des photos de la journaliste d'Al Jazeera Shireen Abu Akleh, qui a été tuée par des tirs de l'armée israélienne lors d'un raid, à Naplouse, en Cisjordanie occupée par Israël, le 11 mai 2022.

Selon al-Jazeera, Shireen Abu Akleh a été tuée "de sang froid" par les forces israéliennes.

La journaliste américano-palestinienne Shireen Abu Akleh, une des plus connues de la chaîne panarabe al-Jazeera, a été tuée par balle mercredi matin alors qu'elle couvrait une opération de l'armée israélienne dans un secteur tendu de la Cisjordanie occupée.

Le ministère palestinien de la Santé et la chaîne al-Jazeera ont annoncé le décès de la journaliste vedette par un tir de l'armée israélienne lors de ces affrontements à Jénine, bastion des factions armées palestiniennes dans le nord de la Cisjordanie occupée.

Un photographe de l'AFP sur place a fait état des tirs de l'armée israélienne et a vu le corps de la reporter qui portait un gilet pare-balles sur lequel était inscrit le mot "presse". Il a indiqué ne pas avoir vu de miliciens palestiniens à proximité de la scène où la journaliste a été tuée.

Un autre journaliste, Ali al-Samoudi, blessé lors de ces affrontements, a accusé l'armée israélienne d'avoir ouvert le feu sur les journalistes. "Nous étions en chemin pour couvrir l'opération de l'armée lorsqu'ils ont ouvert le feu sur nous (...) Une balle m'a atteint. La seconde balle a touchée Shireen", a-t-il déclaré.

L'armée israélienne a indiqué avoir mené au cours des dernières heures des opérations dans le camp palestinien de Jénine, et d'autres secteurs de Cisjordanie, afin "d'appréhender des personnes soupçonnées de terrorisme".

"Durant ces activités de contreterrorisme dans le camp palestinien de Jénine, des dizaines d'hommes armés palestiniens ont ouvert le feu et lancé des objets explosifs en direction des forces israéliennes, menaçant leur vie. Les soldats ont répliqué. Des personnes ont été atteintes", a indiqué l'armée israélienne.

"L'armée mène une enquête sur ces événements et envisage la possibilité que les journalistes ont été atteints par des hommes armés palestiniens", ont ajouté les militaires. "Selon les informations que nous avons réunies, il semble probable que des Palestiniens armés, qui ont ouvert le feu sans discernement à ce moment, sont responsables de la mort malheureuse de la journaliste", a plus tard renchéri le Premier ministre israélien Naftali Bennett.

Palestinienne, chrétienne, âgée d'une cinquantaine d'années et ayant aussi la nationalité américaine, Shireen Abu Akleh avait travaillé à "La Voix de la Palestine", Radio Monte-Carlo, avant de rejoindre la chaîne al-Jazeera, où elle s'est fait connaître à travers le Moyen-Orient pour ses reportages sur le conflit israélo-palestinien.

En milieu de journée, des Palestiniens déposaient des fleurs aux abords de la route au passage de la voiture transportant sa dépouille dans le nord de la Cisjordanie occupée, a constaté un journaliste de l'AFP.

Une balle "au visage"

Dans un communiqué, la chaîne al-Jazeera a affirmé que Shireen Abu Akleh a été tuée "de sang froid" par les forces israéliennes.

"Al-Jazeera condamne ce crime odieux, qui a pour objectif d'empêcher les médias de faire leur travail", a indiqué la chaîne qatarie, appelant la communauté internationale à "tenir pour responsables les forces d'occupation israéliennes pour avoir intentionnellement ciblé et tué Shireen", qui a reçu une balle "au visage" selon les autorités qataries.

Israël a offert aux Palestiniens une "enquête conjointe" sur la mort de la journaliste, a déclaré son ministre des Affaires étrangères, Yaïr Lapid.

Le gouvernement palestinien a appelé à une "enquête internationale" sur la mort de la journaliste, a indiqué à l'AFP son porte-parole, Ibrahim Melhem, alors que le président Mahmoud Abbas avait de son côté accusé le "gouvernement israélien d'être entièrement responsable" du décès de Shireen Abu Akleh.

L'ambassadeur américain en Israël Tom Nides a quant à lui appelé à une "enquête approfondie" sur la mort de la journaliste "américano-palestinienne", aussi condamnée par l'émissaire de l'ONU au Proche-Orient, Tor Wennesland.

Un an après Gaza

La mort de Shireen Abu Akleh intervient près d'un an jour pour jour après la destruction de la tour Jalaa, où étaient situés les bureaux de la chaîne qatarie dans la bande de Gaza, lors d'une frappe aérienne israélienne en pleine guerre entre le mouvement islamiste palestinien Hamas et l'Etat hébreu.

Cette guerre de 11 jours avait fait 260 morts côté palestinien parmi lesquels de nombreux combattants et des enfants, et 14 décès en Israël, incluant un soldat et deux mineurs.

Un an après la guerre à Gaza, la tension demeure entre l'Etat hébreu et le Hamas. Mercredi, un cadre du Hamas, Ghazi Hamad, a accusé les forces israéliennes d'avoir "intentionnellement tué" la journaliste d'al-Jazeera, ce que l'armée a nié.

Depuis le 22 mars dernier, Israël a été la cible d'une série d'attaques ayant fait au moins 18 morts. Deux de ses attaques ont été perpétrées par des Arabes israéliens, et quatre d'entre elles par des Palestiniens, dont trois jeunes originaires de Jénine, où l'armée israélienne a multiplié les opérations ces dernières semaines.

Dans la foulée de ces attaques anti-israéliennes, 31 Palestiniens incluant des assaillants et un jeune de 18 ans mercredi près de Ramallah, ont été tués dans des incidents avec l'armée israélienne.

Le voyage du pape au Liban en juin reporté pour raisons de santé

Le voyage des 12 et 13 juin avait été annoncé par le gouvernement libanais.

Le voyage que le pape François devait effectuer au Liban en juin a été reporté car le souverain pontife, âgé de 85 ans, a du mal à marcher, ont déclaré des sources lundi.

Le voyage que le pape François devait effectuer au Liban en juin a été reporté car le souverain pontife, âgé de 85 ans, a du mal à marcher, ont déclaré des sources lundi.

Ces dernières semaines, le pape a été victime d'une violente douleur au genou droit, qui est venue s'ajouter à une sciatique persistante, qui provoque également des douleurs dans les jambes.

Le voyage des 12 et 13 juin avait été annoncé par le gouvernement libanais. Le Vatican n'a jamais annoncé officiellement ce voyage, mais le pape avait fait allusion à un tel projet dans des interviews récentes.

Les deux sources, qui ont parlé sous le couvert de l'anonymat car elles n'étaient pas autorisées à aborder ces questions, ont déclaré que la santé du pape était la principale préoccupation.

Le projet du pape de se rendre du Liban à Jérusalem le 14 juin pour rencontrer le patriarche de l'Eglise orthodoxe russe Cyrille, avait déjà été annulé en raison de la guerre en Ukraine.

Le voyage au Liban aura probablement lieu après l'été, a déclaré une source.

François doit effectuer deux voyages en juillet, l'un au Sud-Soudan et en République démocratique du Congo et l'autre au Canada.

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