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Washington retire d'Irak une partie de ses diplomates sur fond d'escalade avec l'Iran

Le président américain Donald Trump lors d’une réunion de son cabinet à la Maison Blanche, Washington, 10 avril 2018. (Twitter/Donald J. Trump)

Les Etats-Unis ont rappelé mercredi une partie de leur personnel diplomatique non essentiel en Irak en pleine escalade des tensions avec l'Iran voisin, une situation à hauts risques qui a poussé d'autres pays à prendre des mesures de précaution.

Peu après la décision de Washington, les armées allemande et néerlandaise ont en effet annoncé avoir suspendu jusqu'à nouvel ordre leurs opérations de formation militaire en Irak. Berlin, qui déploie actuellement quelque 160 instructeurs sur place, a invoqué une "vigilance accrue", tandis que La Haye, qui dispose de 50 instructeurs, a évoqué des "menaces".

L'administration américaine de Donald Trump a fait monter la pression sur Téhéran ces derniers jours et a ostensiblement renforcé sa présence militaire dans le Golfe, faisant état de préparatifs iraniens d'attaques "imminentes" contre des intérêts américains dans la région.

Dans une alerte de sécurité, le département d'Etat explique avoir donné l'ordre de partir au personnel américain gouvernemental non essentiel de l'ambassade à Bagdad ainsi que du consulat à Erbil, au Kurdistan irakien, "en raison du flux de menaces accru".

"Les services habituels de visa dans les deux postes sont temporairement suspendus", ajoute la diplomatie américaine, prévenant avoir désormais "une capacité limitée pour fournir des services d'urgence aux citoyens américains en Irak".

Le département d'Etat explique dans son avis déconseillant aux voyageurs de se rendre en Irak que "de nombreux groupes terroristes et rebelles sont actifs" et "attaquent régulièrement les forces de sécurité irakiennes comme les civils". "Des milices confessionnelles anti-américaines peuvent également menacer les citoyens américains et les compagnies occidentales dans tout l'Irak", ajoute-t-il.

Une alerte de sécurité de l'ambassade des Etats-Unis au Liban appelle aussi les Américains à la "vigilance" face aux "tensions accrues dans la région".

Si le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a assuré la veille à Sotchi que les Etats-Unis ne cherchaient "pas une guerre avec l'Iran", le Kremlin s'est dit mercredi inquiet de cette "escalade des tensions" qui "se poursuit", accusant Washington de "provoquer" Téhéran.

En réponse, le ministre de la Défense iranien Amir Hatami a assuré que son pays sortirait "la tête haute" de cette confrontation, promettant au "front américano-sioniste" composé selon lui par les Etats-Unis et leurs alliés israéliens d'"éprouver le goût amer de la défaite".

Le guide suprême de la République islamique d'Iran, Ali Khamenei, avait toutefois assuré mardi qu'il "n'y aurait pas de guerre" avec les Etats-Unis.

- "Pas d'aggravation" -

Mike Pompeo avait effectué la semaine dernière une visite surprise à Bagdad pour, avait-il expliqué, partager avec les dirigeants irakiens "les informations qui indiquent une escalade des activités de l'Iran".

Au terme de sa visite, il a déclaré avoir reçu leur "assurance" qu'ils "comprenaient que c'était leur responsabilité" de "protéger de manière adéquate les Américains dans leur pays".

Face à ces menaces iraniennes présumées, aux contours encore flous, le Pentagone n'a cessé de renforcer sa présence dans la région depuis dix jours, dépêchant sur place un porte-avions, des bombardiers B-52, un navire de guerre et une batterie de missiles Patriot.

Le général Chris Ghika, un porte-parole britannique de la coalition internationale, sous commandement américain, présente en Irak et Syrie pour lutter contre les djihadistes a toutefois démenti mardi toute "aggravation de la menace posée par les forces pro-iraniennes", plongeant l'administration Trump dans l'embarras.

Ces propos "contredisent les menaces crédibles reçues des services de renseignement américains et alliés concernant les forces pro-iraniennes dans la région", a rétorqué le Pentagone.

Selon le New York Times, le ministre américain de la Défense, Patrick Shanahan, a présenté à des conseillers de Donald Trump un plan selon lequel jusqu'à 120.000 hommes pourraient être envoyés au Moyen-Orient si l'Iran attaquait des forces américaines. Un projet démenti par le président des Etats-Unis, qui a toutefois prévenu : "Si nous devions le faire, nous enverrions beaucoup plus d'hommes que ça".

Autres sources de tensions, de mystérieux "actes de sabotage" de quatre navires au large des Emirats arabes unis, dont les auteurs restent inconnus, et une attaque de drones contre des stations de pompage de pétrole en Arabie saoudite qui a été revendiquées par les rebelles Houthis du Yémen, soutenus par Téhéran.

Cette menace contre les intérêts saoudiens, premiers exportateurs mondiaux de pétrole, n'a à ce stade eu qu'un impact limité sur le cours du brut.

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Trump annonce avoir trouvé un accord avec les démocrates sur le budget

"Avec cet accord, nous aspirons à éviter un nouveau +shutdown+ du gouvernement, qui est si dommageable", ont réagi dans un communiqué commun la présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi et le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer.

Donald Trump a indiqué lundi avoir trouvé un accord avec l'opposition démocrate sur le budget, évitant ainsi la perspective d'une paralysie de l'administration fédérale jusqu'à la prochaine élection présidentielle.

"Je suis heureux d'annoncer qu'un accord a été trouvé (...) sur un budget de deux ans et le plafond de la dette", a tweeté le président américain, évoquant "un vrai compromis".

Cet accord porte notamment sur le relèvement du plafond de la dette des Etats-Unis, afin d'éviter un défaut de paiement si le pays ne pouvait plus emprunter.

Il prévoit aussi la hausse des dépenses publiques en relevant le plafond budgétaire pour la défense et pour des investissements nationaux.

Donald Trump a salué dans son tweet "une grande victoire pour nos super militaires et anciens combattants".

"Avec cet accord, nous aspirons à éviter un nouveau +shutdown+ du gouvernement, qui est si dommageable", ont réagi dans un communiqué commun la présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi et le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer.

"Les démocrates sont également heureux d'avoir assuré un financement solide pour des priorités nationales", ont-ils ajouté.

Républicains et démocrates discutaient depuis plusieurs semaines pour parvenir à un consensus. Les appels se multipliaient pour que la Chambre des représentants approuve une telle entente avant ses six semaines de vacances commençant vendredi.

L'accord, qui prévoit un bond des dépenses et des économies limitées, devrait pousser le déficit budgétaire annuel à plus de 1.000 milliards de dollars en 2020 (779 milliards en 2018).

"Avec une dette fédérale de plus de 22.000 milliards de dollars et qui continue de progresser, ce n'est pas un jeu", avait tweeté, avant qu'un accord soit trouvé, Mike Johnson, parlementaire à la tête du Republican Study Committee.

Ce groupe conservateur a indiqué qu'il souhaitait que le coût de tout accord soit totalement compensé par des coupes budgétaires, relevant que les dépenses devraient respecter les limites fixées par une loi de 2011.

Plusieurs responsables ont prévenu que sans hausse du plafond de la dette, les Etats-Unis pourraient faire défaut sur leurs remboursements pour la première fois.

Le budget du gouvernement fédéral est traditionnellement en déficit, par conséquent Washington n'a d'autre choix que d'emprunter pour financer ses opérations, comme le paiement des salaires, des retraites et autres dépenses déjà approuvées par le Congrès.

Avec AFP

Trump assure qu'il ne suivra pas l'audition très attendue du procureur Mueller

Le président Donald Trump dans le bureau ovale de la Maison-Blanche, à Washington, le 22 juillet 2019.

"Une perte de temps": Donald Trump a minimisé lundi la portée de l'audition au Congrès du procureur spécial Robert Mueller, auquel les démocrates vont tenter d'arracher des déclarations dommageables pour le président américain.

"Je ne regarderai pas Mueller", a-t-il réaffirmé, alors que l'ancien chef de la police fédérale (FBI), qui a enquêté pendant 22 mois sur les liens entre Moscou et l'équipe de campagne de Donald Trump pendant la présidentielle de 2016, doit témoigner mercredi en direct à la télévision.

En marge d'une visite du Premier ministre pakistanais Imran Khan à la Maison Blanche, le milliardaire républicain a repris le crédo qu'il martèle depuis la publication en avril du rapport d'enquête de Robert Mueller: "Il n'y a pas eu de collusion, ni d'obstruction".

Donald Trump, qui a toujours dénoncé une "chasse aux sorcières" orchestrée par l'opposition, est soucieux de refermer un chapitre qui a empoisonné les deux premières années de son mandat pour se tourner résolument vers sa campagne de réélection de 2020.

Mais les conclusions du procureur spécial laissent la porte entrouverte à des suites.

Dans son rapport, M. Mueller décrit les efforts de la Russie pour aider le candidat républicain, ainsi que les contacts entre des Russes et l'entourage de Donald Trump en 2016, mais il ajoute ne pas avoir trouvé de "preuves" d'une entente entre les deux parties.

Il détaille également une série de pressions troublantes exercées par le président sur son enquête et se dit, cette fois, incapable de le blanchir des soupçons d'entrave à la justice.

Les démocrates se divisent depuis sur l'opportunité de lancer une procédure de destitution au Congrès, vouée à l'échec en raison de la majorité républicaine au Sénat et qui risque d'occulter les débats de fond de la campagne présidentielle.

- "Conflits" -

En attendant de trancher, ils ont convoqué Robert Mueller devant des commissions de la Chambre des représentants dans l'espoir que son témoignage télévisé touche davantage les Américains que son rapport d'enquête, un pavé juridique aride et prudent.

"Les gens ne lisent pas un rapport de 448 pages. Je pense que quand ils vont entendre ce qu'il y a dans le rapport Mueller, nous serons en mesure d'engager la responsabilité du président", a déclaré dimanche le démocrate Jerry Nadler, qui préside la commission judiciaire de la Chambre.

M. Mueller souhaitait éviter cet exercice périlleux, estimant que son rapport "parle de lui-même".

Cet homme discret et méthodique est un habitué des auditions au Congrès --il a été entendu 88 fois en tant que chef du FBI, selon un décompte du New York Times-- et s'est spécialisé dans les réponses laconiques.

Mais l'opposition démocrate a préparé une série de questions précises dans le but de le faire dresser un portrait accablant de Donald Trump.

Comme pour se prémunir de ce risque, le président a commencé lundi à dénigrer le procureur spécial, l'accusant d'être "extrêmement partial".

Selon lui, Robert Mueller a "des conflits d'intérêt". "Il a également eu des conflits avec moi", a-t-il ajouté, sans donner de détails.

Le ministère de la Justice a en outre envoyé un courrier à M. Mueller, lui rappelant que son témoignage ne devait "pas aller au-delà" de ce qui a été écrit dans son rapport.

"Merci de noter que les passages expurgés (d'informations confidentielles) figurant dans la version publique de votre rapport ne doivent pas faire l'objet d'un témoignage", a dit le ministère à l'ancien procureur spécial, en soulignant également qu'il ne devait pas mentionner les informations liées aux personnes n'ayant pas été inculpées, pas plus que les informations "couvertes par la confidentialité des échanges".

A 74 ans, Robert Mueller jouit d'un large respect des deux côtés de l'échiquier politique et Donald Trump s'est jusqu'à présent gardé de l'attaquer trop frontalement.

Avec AFP

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