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Moyen-Orient

Iran : Khamenei affirme qu'"il n'y aura pas de guerre" avec les Etats-Unis

Ayatollah Ruhollah Khomeini

Le guide suprême de la République islamique d'Iran a affirmé mardi qu'"il n'y aurait pas de guerre" avec les Etats-Unis, selon son site internet Khamenei.ir.

L'ayatollah Ali Khamenei, qui s'exprimait lors d'un discours devant des responsables, a aussi jugé que l'épreuve de force entre Téhéran et Washington était plus une manière de tester la détermination de chacun qu'un affrontement militaire.

"Ni nous ni eux cherchons la guerre, ils savent qu'elle ne serait pas dans leur intérêt", a affirmé l'ayatollah Khamenei selon le site Khamenei.ir.

"La nation iranienne est décidée à résister à l'Amérique", a-t-il encore dit, ajoutant que "dans cette épreuve de force, l'Amérique serait contrainte de battre en retraite car notre détermination est plus forte".

Il a d'autre part affirmé qu'il était "toxique" de négocier avec les Etats-Unis car les Américains, a-t-il expliqué, veulent priver l'Iran de ses points forts, comme ses missiles ou sa "profondeur stratégique" dans la région.

"Négocier avec le gouvernement américain actuel est doublement toxique (...) ce ne sont pas des gens bienséants, ils ne respectent rien", a-t-il dit en référence à la décision unilatérale de Washington de se retirer en mai 2018 de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015.

L'ayatollah Khamenei a en outre accusé le président américain Donald Trump de ne pas être informé sur la situation en Iran.

"Leur président dit qu'il y a tous les vendredis des manifestations contre l'Etat à Téhéran (...) Premièrement, c'est les samedis. Deuxièmement, ça se passe à Paris, pas à Téhéran."

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L'Iran affirme avoir démantelé un réseau d'espions de la CIA

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L'Iran annonce avoir démantelé un "réseau de la CIA"

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Un drone bombarde une base de paramilitaires pro-Iran en Irak

Un drone de l'Iran

Un drone a bombardé une base de paramilitaires pro-Iran dans le centre de l'Irak, a indiqué vendredi le commandement militaire du pays, une attaque qui a tué un combattant irakien et blessé deux Iraniens, selon des responsables.

Ce bombardement, survenu dans la nuit de jeudi à vendredi au nord de la capitale Bagdad, intervient sur fond de craintes des autorités irakiennes que les tensions entre ses deux grands alliés, les Etats-Unis et l'Iran, ne dégénèrent sur son propre sol.

"La base Al-Chouhada du Hachd al-Chaabi dans la région d'Amerli a été bombardée à l'aube (...) par un drone non identifié", a affirmé le commandement militaire irakien dans un communiqué. "Deux personnes ont été blessées", a-t-il précisé.

Un responsable du Hachd al-Chaabi, ces unités paramilitaires dominées par les milices chiites, a fait état d'"un combattant du Hachd al-Chaabi tué et de deux autres blessés".

De son côté, un officier de police qui s'est rendu sur les lieux de l'explosion a confirmé un mort à l'AFP et assuré que les deux blessés étaient des "ingénieurs militaires iraniens" présents sur la base.

L'Iran assure n'avoir officiellement aucune présence militaire en Irak. Cependant, selon les experts, des instructeurs iraniens entraînent régulièrement des combattants irakiens. Certains étaient notamment présents aux côtés des paramilitaires dans la guerre contre les djihadistes du groupe Etat islamique (EI).

Les Etats-Unis, eux, sont postés sur différentes bases en Irak, et entraînent, au sein de la coalition anti-EI, les troupes régulières irakiennes.

Arabie saoudite: Janet Jackson et 50 cent à un concert boycotté par Nicki Minaj

Nicki Minaj, New York, le 1er mai 2017

Les stars américaines Janet Jackson, 50 cent et Chris Brown ont participé jeudi soir à Jeddah, en Arabie saoudite, à un concert boycotté par leur compatriote Nicki Minaj, qui avait dit ainsi marquer son "soutien" aux droits des femmes.

Une foule enthousiaste a acclamé les chanteurs et rappeurs américains venus participer au Jeddah World Fest, dansant et chantant lorsqu'ils entonnaient leurs tubes.

Ce concert, inimaginable il y a à peine deux ans, reflète les changements opérés par le royaume ultra-conservateur, qui a assoupli des décennies de politique restrictive sur les divertissements.

Au bord de la mer Rouge, dans l'ouest de l'Arabie saoudite, le festival de Jeddah a été marqué par l'absence de la rappeuse américaine Nicki Minaj, 36 ans.

Connue entre autres pour ses tenues dénudées et ses chansons aux paroles parfois obscènes, Nicki Minaj a justifié son boycott du festival en évoquant son "soutien" aux droits des femmes, à la communauté LGBTQ et la liberté d'expression.

Les homosexuels encourent théoriquement la peine capitale en Arabie saoudite, et les droits des femmes y sont quasi illusoires.

L'annulation du concert de Nicki Minaj a suscité une vague de colère parmi ses fans saoudiens, beaucoup demandant le remboursement de leurs billets.

Selon certains médias saoudiens, dont le journal progouvernemental Okaz, l'annulation du concert a été décidée par les autorités car il allait à l'encontre des "coutumes et valeurs" locales.

Le gouvernement a annoncé consacrer 64 milliards de dollars (59 milliards d'euros) sur dix ans au secteur du divertissement, un investissement que certains observateurs estiment destiné à détourner la frustration d'une population confrontée à un haut taux de chômage et un ralentissement de l'économie.

Mais l'ONG Human Rights Watch a exhorté dans un communiqué les artistes à ne pas se produire en Arabie saoudite, régulièrement mise en cause pour sa répression des opposants.

En octobre, le journaliste saoudien Jamal Khashoggi, critique du pouvoir, a été tué dans les locaux du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul par un commando d'agents venus de Ryad.

Plusieurs rapports ont fait état de la responsabilité directe du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane dans cet assassinat, ce qu'il nie.

Le royaume est aussi critiqué de longue date pour la façon dont il traite les femmes, qui sont légalement placées sous le contrôle de leur père, mari, frère ou même fils, même si elles ont récemment obtenu le droit de passer le permis de conduire.

Avec AFP

Le chef de la diplomatie iranienne cette semaine à l'ONU

Le secrétaire d'État John Kerry a rencontré le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif à New York le 22 avril 2016.

Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, est attendu cette semaine à l'ONU pour une réunion mercredi sur le développement durable, après avoir obtenu un visa conditionnel des Etats-Unis sur fond de tensions bilatérales.

Washington, qui a menacé récemment de prendre des sanctions contre le ministre iranien, lui a accordé un visa d'entrée aux Etats-Unis mais assorti de limites sur sa capacité à se déplacer, selon le secrétaire d'Etat Mike Pompeo.

Déjà présent à New York lundi, M. Zarif donnait des entretiens à des médias américains, selon des tweets du porte-parole de la mission iranienne auprès de l'ONU.

Mohammad Javad Zarif peut se rendre au siège des Nations unies, situé dans l'est de Manhattan, mais il doit rester dans un périmètre restreint autour de ce lieu, incluant l'immeuble abritant la mission iranienne auprès de l'ONU.

"Les diplomates américains ne se promènent pas autour de Téhéran, nous ne voyons donc aucune raison à ce que les diplomates iraniens puissent se déplacer librement à New York", a déclaré Mike Pompeo au quotidien Washington Post.

Selon lui, le chef de la diplomatie iranienne utilise les libertés d'accueil octroyées par les Etats-Unis afin "de diffuser une propagande malveillante".

Etat hôte du siège des Nations unies, les Etats-Unis ont l'obligation d'accorder rapidement des visas aux Etats qui en font la demande pour des réunions à l'ONU.

Visiteur régulier de New York où il participe à des tables-rondes et rencontre des médias américains, Mohammad Javad Zarif doit intervenir mercredi à une réunion sur les objectifs de développement durable 2030 organisée par le Conseil économique et social de l'ONU.

Le fait que les Etats-Unis n'aient pas imposé de sanctions à son encontre, comme annoncé récemment, est interprété comme le signe d'une volonté de l'administration de Donald Trump de garder un canal de communication ouvert avec l'Iran.

Mohammad Javad Zarif a indiqué récemment au quotidien New York Times que d'éventuelles sanctions ne l'affecteraient pas, ne possédant pas de biens aux Etats-Unis.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès de la mission iranienne auprès de l'ONU.

Les Etats-Unis et l'Iran n'ont plus de relations diplomatiques depuis la révolution islamique iranienne de 1979.

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