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Vingt-deux personnes toujours en garde à vue après la tuerie de Casamance


Une victime de l'attaque de Casamance, au sud du Sénégal, le 7 janvier 2018.

La garde à vue a été prolongée pour 22 Sénégalais arrêtés dimanche dans l'enquête sur le massacre de 14 personnes en Casamance, région forestière du sud du pays, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier.

Il s'agissait des premières arrestations annoncées depuis le massacre, le 6 janvier, de 14 jeunes hommes venus chercher du bois dans la forêt protégée de Bayotte, proche de Ziguinchor, principale ville de cette région agricole et touristique du Sénégal bordée au nord par la Gambie et au sud par la Guinée-Bissau.

"Les 22 sont toujours en garde à vue" à Ziguinchor, a affirmé à l'AFP cette source, sans plus de détail. A l'exception des affaires liées au terrorisme où elle peut atteindre douze jours, la garde à vue au Sénégal est de 48 heures, renouvelables une fois.

>> Lire aussi : Vingt-deux personnes arrêtées par la gendarmerie après la tuerie en Casamance

Les personnes arrêtées dans l'enquête sur le massacre du 6 janvier comprennent notamment un journaliste local. "Son arrestation n'a rien à voir avec sa profession", a indiqué à l'AFP la même source, sans plus de précision.

L'armée a engagé un ratissage en Casamance pour retrouver les auteurs de cette tuerie "tout en détruisant toutes les zones de transit et bases supposées ou réelles des bandes armées", selon un communiqué militaire publié mardi soir.

Lors de ce ratissage, au moins un membre d'une "bande armée" qui s'apprêtait à "dépouiller" des populations dans une opération de diversion a été tué dimanche, selon l'armée, précisant que "des traces relevées sur le sol laissent supposer un bilan plus important".

Selon des experts et le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC - rébellion), le massacre pourrait être lié à l'exploitation illicite du bois précieux en Casamance, région en proie à une rébellion indépendantiste depuis 1982, mais qui connaît une accalmie ces dernières années.

>> Lire aussi : La Casamance, région au fort potentiel, minée par un conflit indépendantiste

Le ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, a annoncé le 9 janvier un renforcement de la répression du trafic de bois en Casamance.

Quelques jours avant le massacre, le climat semblait particulièrement propice à une relance du processus de paix.

Dans son message de fin d'année, le président Macky Sall avait lancé un appel à la rébellion pour faire "le pas décisif vers la paix définitive, une paix sans vainqueur ni vaincu", et deux membres du MFDC avaient été libérés le 1er janvier.

Avec AFP

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