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Time's Up veut une enquête sur le procureur de Manhattan dans l'affaire Weinstein

Cyrus Vance, le procureur de Manhattan, New York, le 29 janvier 2014.

Le mouvement anti-harcèlement Time's Up demande au gouverneur de l'Etat de New York de déterminer à travers une enquête pourquoi Harvey Weinstein n'a toujours pas été inculpé par la justice, près de six mois après les premières révélations sur les abus sexuels du producteur.

Dans un communiqué lundi, Time's Up indique avoir demandé au gouverneur Andrew Cuomo "une enquête indépendante sur le processus de décision dans ce dossier", y compris un "examen complet" des échanges entre les avocats de Mr. Weinstein et le bureau du procureur de Manhattan Cyrus Vance, pour s'assurer de l'"intégrité" du procureur et "rétablir la confiance" dans son bureau.

Le mouvement pointe du doigt le cas de la mannequin italienne Ambra Battilana Gutierrez, qui n'a donné lieu à aucune poursuite du procureur de Manhattan en 2015, alors que la police, en possession d'un enregistrement compromettant, pensait avoir un dossier solide.

Time's Up cite un récent article du New York Magazine selon lequel des inspecteurs de la police new-yorkaise ont même aidé à l'époque à "cacher" Battilana, réservant des chambres d'hôtel sous des noms d'emprunt, de peur que le procureur ne cherche à faire dérailler l'enquête.

>> Lire aussi : La police enquête sur une agression sexuelle présumée commise par Weinstein

Ces informations méritent un "examen immédiat", insiste Time's Up.

Le mouvement juge aussi "particulièrement troublantes" des informations publiées par certains médias new-yorkais selon lesquelles le procureur Vance, un démocrate récemment réélu à ce poste, pourrait être influencé par M. Weinstein et ses avocats.

Ces soupçons tiennent au fait que l'équipe d'avocats de Weinstein, emmenée par Benjamin Brafman, inclue d'ex-collaborateurs ou proches de Vance.

Interrogé jeudi dernier sur la possibilité qu'Harvey Weinstein finisse par être inculpé, Cyrus Vance était resté très vague, disant que "l'enquête est toujours très active" et qu'il ne pouvait pas se pronnoncer sur le dossier.

Plusieurs plaintes au civil ont été déposées contre Harvey Weinstein, à New York et à Los Angeles. Des enquêtes sont en cours à New York, Los Angeles et Londres mais aucune n'a débouché sur une inculpation.

Le producteur déchu n'a plus été aperçu en public depuis des mois, et suivrait un traitement pour addiction sexuelle dans une clinique de l'Arizona.

Plus d'une centaine de femmes l'ont accusé d'abus sexuels allant du harcèlement au viol.

Avec AFP

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Le Rapport Mueller finalement livré au public

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Rapport Mueller : les démocrates ne lâchent toujours pas

Le président de la commission judiciaire de la Chambre, Jerrold Nadler, le 4 avril 2019, à Capitol Hill.

Un dirigeant démocrate du Congrès américain, Jerry Nadler, a affirmé jeudi que le rapport du procureur Robert Mueller démontrait que le président américain Donald Trump avait fait obstruction à l'enquête russe.

"Même dans sa version incomplète, le rapport Mueller met en évidence des preuves inquiétantes montrant que le président Trump a fait entrave à la justice", écrit M. Nadler, chef de la puissante commission judiciaire de la Chambre des représentants, qui a le pouvoir de lancer des enquêtes parlementaires.

"Il revient désormais au Congrès de tenir le président pour responsable de ses actions", a ajouté M. Nadler.

Après 22 mois d'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016 et les soupçons de collusion entre l'équipe du républicain Donald Trump et Moscou, le procureur spécial Robert Mueller a conclu qu'il n'y avait pas eu entente entre ces derniers.

Il ne l'a en revanche pas blanchi des soupçons d'entrave à la justice, dans son rapport publié jeudi après avoir été expurgé des informations confidentielles.

C'est sur ce dernier point que les démocrates ont surtout réagi, plus de deux heures après la publication du compte-rendu de l'enquête.

"Une chose est claire", ont affirmé les chefs démocrates du Congrès Nancy Pelosi et Chuck Schumer: "Le rapport Mueller semble contredire la conclusion" du ministre de la Justice Bill Barr, selon lequel il n'y a pas matière à poursuivre Donald Trump pour entrave à la justice.

Les démocrates ont demandé au procureur Mueller de témoigner devant la Chambre des représentants d'ici le 23 mai. Bill Barr a déclaré qu'il ne s'y opposerait pas.

Alors que Donald Trump crie victoire, s'estimant totalement exonéré, les démocrates du Congrès semblent ainsi vouloir maintenir le cap de leurs enquêtes parlementaires.

Mais les chefs écartent encore la perspective d'une procédure de destitution, ou "impeachment", qui serait pour l'instant vouée à l'échec compte tenu de la majorité républicaine au Sénat et du soutien solide au président dans son camp.

Du côté des candidats démocrates à la présidentielle de novembre 2020, les réactions ont été plus diffuses dans les premières heures.

Certains prétendants à la Maison Blanche comme Bernie Sanders n'avaient toujours pas réagi publiquement plusieurs heures après la publication du rapport. Mais le sénateur indépendant a en revanche tweeté sur le problème de dette des étudiants et sur la Corée du Nord.

Le département d'Etat américain se dit toujours «prêt à dialoguer» avec Pyongyang

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Trump exulte à la publication du rapport de l'enquête russe

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Le département d'Etat se dit toujours "prêt à dialoguer" avec Pyongyang

Le président des États-Unis, Donald Trump, serre la main du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un lors de leurs premières rencontres au resort de Capella sur l'île de Sentosa, le 12 juin 2018 à Singapour.

Le département d'Etat américain s'est dit jeudi toujours prêt à coopérer avec la Corée du Nord, alors que Pyongyang a demandé un peu plus tôt le retrait du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo des discussions sur le nucléaire.

"Les Etats-Unis restent prêts à dialoguer avec la Corée du Nord dans le cadre de négociations constructives", a déclaré un porte-parole du département d'Etat.

Ce porte-parole a précisé que les Etats-Unis étaient au courant de la demande de Pyongyang d'écarter M. Pompeo, mais ne l'a pas directement commentée.

Accusant le chef de la diplomatie américaine de manquer de prudence et de maturité, un haut responsable du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a demandé la désignation d'un nouvel interlocuteur américain.

"Je crains que si M. Pompeo participe encore aux discussions, l'atmosphère sera mauvaise et les discussions vont à nouveau s'engluer", a déclaré le directeur général du département des Affaires américaines au ministère nord-coréen des Affaires étrangères Kwon Jong Gun, selon l'agence KCNA.

Le secrétaire d'Etat américain s'est rendu quatre fois en Corée du Nord en 2018 et, s'il a espéré pouvoir conclure un accord avec la Corée du Nord, il s'est montré ferme sur son exigence de dénucléarisation complète avant tout allégement des sanctions américaines à l'encontre du régime reclus.

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