Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Trump saisit la Cour suprême pour supprimer le programme des "Dreamers"

Le président Donald Trump dans le Maryland le 5 novembre 2018.

L'administration Trump s'est tournée vers la Cour suprême, qui penche désormais du côté conservateur, pour supprimer le programme Daca protégeant des immigrés sans papiers entrés aux Etats-Unis lorsqu'ils étaient enfants.

Environ 1,8 million de personnes, surnommées "Dreamers", bénéficient ou répondent aux critères du dispositif Deferred Action for Childhood Arrival créé en 2012 par l'ancien président Barack Obama. Il leur permet de vivre et d'étudier aux Etats-Unis.

Le ministère de la Justice a annoncé tard lundi soir qu'il contournait les instances judiciaires d'appel régionales pour s'adresser directement à la plus haute cour des Etats-Unis afin d'obtenir la suppression du Daca.


Une annonce faite à la veille des élections de mi-mandat parlementaires et locales. Le président Donald Trump et les républicains ont axé leur campagne résolument contre l'immigration, comme le milliardaire l'avait déjà fait pour remporter la Maison Blanche en 2016.

L'avocat du gouvernement fédéral devant la Cour suprême, Noel Francisco, a indiqué que des injonctions émises par trois tribunaux de première instance empêchaient l'administration de mettre fin au programme qui, d'après M. Trump, ne fait qu'encourager des gens à essayer d'entrer illégalement aux Etats-Unis.

La suppression du Daca pourrait entraîner l'expulsion de centaines de milliers de personnes ayant grandi aux Etats-Unis après être entrés enfants clandestinement sur le territoire américain avec leurs parents, parfois il y a plusieurs décennies.

Beaucoup de ces "Dreamers" ont désormais des familles et des emplois et sont bien intégrés dans la société américaine. Ils sont 700.000 inscrits au programme et 1,1 million supplémentaires sont admissibles mais non enregistrés.

L'administration affirme que ces injonctions empêchent le ministère de la Sécurité intérieure d'appliquer le décret signé par le président en septembre 2017 pour mettre un terme au programme.

"La dernière administration a lancé le Daca sans mandat ni même une autorisation du Congrès ou de la justice; cette administration peut de ce fait supprimer le Daca à n'importe quel moment", a affirmé Jeff Sessions, ministre de la Justice, dans un communiqué.

Le Congrès des Etats-Unis, entièrement aux mains des républicains, n'a pas été en mesure au printemps d'adopter une réforme sur l'immigration qui aurait pu résoudre le problème des bénéficiaires du Daca, avec possiblement une voie vers une naturalisation.

Les tribunaux de première instance ont maintenu la protection des jeunes déjà enregistrés mais ont interdit toute nouvelle inscription.

Depuis, le président américain a eu l'opportunité de nommer un second juge conservateur à la Cour suprême, Brett Kavanaugh.

La haute cour penche désormais du côté conservateur avec cinq juges sur les neuf qu'elle compte. Ce qui augmente la probabilité que l'administration Trump obtienne satisfaction devant les Sages concernant Daca.

Avec AFP

Toutes les actualités

Les Américains défient les consignes de voyage pour Thanksgiving

Les Américains défient les consignes de voyage pour Thanksgiving
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:00 0:00

Comprendre la fête de Thanksgiving

Comprendre la fête de Thanksgiving
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:01 0:00

Thanksgiving: les aéroports grouillent de monde

Thanksgiving: les aéroports grouillent de monde
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:39 0:00

Joe Biden ramène des anciens cadre de l'administration Obama

Joe Biden ramène des anciens cadre de l'administration Obama
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:15 0:00

Donald Trump accorde une grâce présidentielle à son ancien collaborateur Michael Flynn

Le conseiller à la sécurité nationale, le général Michael Flynn, fait une déclaration lors d'un briefing quotidien à la Maison Blanche à Washington, le 1er février 2017.

Le président américain Donald Trump a gracié mercredi son ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn qui avait plaidé coupable d'avoir menti au FBI lors de l'enquête sur l'ingérence russe dans les élections présidentielles de 2016.

"C'est un grand honneur pour moi d'annoncer que le général Michael T. Flynn a obtenu une grâce complète. Félicitations à @GenFlynn et à sa merveilleuse famille, je sais que vous allez maintenant passer un Thanksgiving vraiment fantastique !", a écrit M. Trump sur Twitter.

Général d'armée à la retraite, M. Flynn a plaidé coupable en 2017 d'avoir menti au FBI sur les interactions qu'il a eues avec l'ambassadeur de Russie aux États-Unis dans les semaines précédant l'inauguration de Trump en janvier 2017.

Il a depuis lors cherché à retirer son plaidoyer, arguant que les procureurs avaient violé ses droits et l'avaient dupé pour qu'il accepte de plaider coupable. Sa condamnation a été reportée à plusieurs reprises.

Il s'agit de la grâce la plus médiatisée accordée par M. Trump depuis son entrée en fonction. Entre autres controverses, le président américain avait auparavant suscité un tollé en graciant les militaires accusés de crimes de guerre en Afghanistan. Il a aussi essuyé des critiques en accordant la grâce présidentielle à Joe Arpaio, ancien shérif du comet de Maricopa, en Arizona, accuse de racism notoire.

Le général Flynn, 61 ans, a été le premier conseiller à la sécurité nationale du président Trump. Il est limogé en 2017 après 24 jours à son poste à cause d’une controverse liée aux contacts de l'ancien général avec l'ambassadeur russe à Washington de l'époque, Sergei Kislyak.

Avant d’intégrer l’équipe de M. Trump, Michael Flynn était à la tête de l'Agence de renseignement du Pentagone, un poste qu’il est contraint de quitter en 2014, en partie à cause de son style de gestion et de ses opinions sur la manière de lutter contre le militantisme islamiste.

C’est en 2016 qu’il entre dans l’équipe de campagne de M. Trump.

Outre le general Flynn, d'autres anciens collaborateurs du president ont été condamnés pour divers crimes à l’échelle fédérale, notamment Roger Stone, conseiller et ami de longue date de M. Trump, et Paul Manafort, son ancien directeur de campagne.

Selon le quotidien USA Today, la grâce accordée à M. Flynn a suscité une réaction rapide de la famille du général qui a salué cette decision, que l'opposition démocrate a vite fait de condamner.

Voir plus

XS
SM
MD
LG