Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Niger

Une entreprise uranifère française annonce son départ du Niger en 2021

L'installation de Cominak au Niger, le 23 février 2005.

La compagnie minière d'Akouta (Cominak), confrontée depuis des années à des difficultés de trésorerie du fait de la baisse du prix de l'uranium sur le marché, va procéder à l'arrêt de sa production au premier trimestre de l'année 2021.

La décision est diversement accueillie au sein de l'opinion publique nigérienne. Les travailleurs de l'entreprise disent être pris de court par une telle annonce.

"Dans l'ensemble, les travailleurs ne sommes pas prêts pour cette fermeture", regrette Moutari Aboubacar, délégué du syndicat du personnel de l'administration des mines du Niger.

Niger: ORANO annonce l'arrêt de la production d'uranium de l'une de ses deux succursales
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:33 0:00


Beaucoup ont contracté des dettes auprès de banques et ne peuvent pas honorer leurs engagements d'ici la date de fermeture annoncée. C'est pourquoi ils demandent à l'état de "trouver des solutions alternatives''.

L'entreprise a annoncé qu'un plan d’accompagnement revu avec les partenaires sociaux sera mis en place pour chaque salarié. Il inclut "des mesures complémentaires au dispositif légal, notamment des propositions de reclassement dans d’autres entreprises", précise un communiqué de presse de l'entreprise.

Les défenseurs des droits humains estiment néanmoins que les autorités doivent veiller à ce que les droits des travailleurs soient respectés. "C'est l'Etat qui doit s'assurer que ca se passe dans des conditions qui respectent la réglementation en vigueur, c'est le minimum", commente Moussa Tchangari, secrétaire-général de l'association Alternatives Espaces Citoyens.

En plus des conséquences sociales de cette décision d'arrêt de production de la Cominak, les activistes s'inquiètent des répercussions sur l'environnement. La loi minière demande aux compagnies qui exploitent des mines de restaurer l'environnement à son état initial après fermeture.

"Comment est-ce qu'ils vont faire avec les milliers de tonnes de résidus extraits et exposés à l'air libre depuis une quarantaine d'années", questionne Ousmane Naoni, du Réseau des organisations pour la transparence et l'analyse budgétaire (ROTAB).

La compagnie minière d'Akouka (Cominak) est une des deux succursales du groupe nucléaire français Orano, ancien Areva, qui exploite depuis 1978 l'uranium sur trois gisements.

Les réserves des gisements s'épuisent depuis des années, ce qui, avec la forte baisse du prix de l'uranium sur le marché, a plongé la société dans de graves difficultés de trésorerie, d’où la décision d'arrêt de la production annoncée le 23 octobre dernier par le conseil d'administration.

Toutes les actualités

Condamnation du journaliste d'investigation Moussa Aksar: "On lui reproche d'avoir fait son travail"

Condamnation du journaliste d'investigation Moussa Aksar: "On lui reproche d'avoir fait son travail"
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:44 0:00

La BCEAO retire ses réserves de change de la tutelle de la Banque de France

Deux personnes échangent de l'argent à Abidjan, le 31 décembre 2004.

Cinq milliards d'euros de réserves de change des Etats ouest-africains utilisant le franc CFA sont en cours de transfert de la France vers la Banque centrale ouest-africaine, conformément à la réforme de cette monnaie, a indiqué mardi à l'AFP une source proche du dossier.

La Banque de France "est en train de transférer des fonds qui appartenaient aux Etats africains", a indiqué à l'AFP cette source requérant l'anonymat, précisant le montant des fonds: "cinq milliards d'euros".

Sollicitée par l'AFP, la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) dont le siège est à Dakar, a décliné tout commentaire sur ce transfert.

Le franc CFA est la monnaie commune à huit pays membres de l'Union monétaire ouest-africaine (UMOA) - Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo - et à six Etats de la Communauté économique ét monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) -Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad.

Seuls les pays de l'UMOA sont concernés par ce transfert.

La réforme du franc CFA - qui ne concerne pour l'heure que la zone UMOA - a été annoncée en décembre 2019 à Abidjan par les présidents français et ivoirien, respectivement Emmanuel Macron et Alassane Ouattara, pour répondre au feu de critiques contre cette monnaie qui est perçue comme une relique du temps de la colonisation.

La réforme prévoit notamment que la BCEAO n'est plus désormais tenue de déposer la moitié de ses réserves de change auprès de la Banque de France.

Les pays de la Cémac, eux, vont continuer de le faire.

Pour l'économiste togolais Kako Nubukpo, connu pour ses positions critiques vis-à-vis du franc CFA, "cette décision pourrait inciter les Etats de la zone franc à renouveler les modalités de placement de leurs réserves de change et de gestion de la trésorerie des banques centrales".

Cela pourrait aussi les inciter à "imaginer un régime de change moins rigide que celui qui existe actuellement, à savoir la parité fixe entre le franc CFA et l'euro", maintenue par la réforme.

L'économiste plaide également pour une réflexion sur "le rôle des réserves de change dans la transformation structurelle des économies de la zone Franc", estimant que "cette période Covid-19 pousse à une utilisation active des réserves de change pour relancer l'économie mondiale".

La réforme prévoyait aussi un changement de nom, toujours pas effectif, le franc CFA devant devenir l'eco, et le retrait de la France des instances de gouvernance de l'UMOA.

Au Niger, 16 soldats meurent dans une embuscade

Au Niger, 16 soldats meurent dans une embuscade
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:23 0:00

Seize soldats nigériens ont été tués dans une embuscade

Seize soldats nigériens ont été tués dans une embuscade
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:16 0:00

L'athlète nigérienne Amina Seyni se prépare pour les JO de Tokyo malgré la stigmatisation

L'athlète nigérienne Amina Seyni se prépare pour les JO de Tokyo malgré la stigmatisation
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:27 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG