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Forum sur la limitation des mandats présidentiels en Afrique

Le président nigérien Issoufou Mahamadou et les cinq anciens présidents à l'ouverture du forum à Niamey, le 2 octobre 2019 (VOA/Abdoul-Razak Idrissa).

Le respect de la limitation des mandats présidentiels en Afrique est au centre d'un forum qui se tient à Niamey, la capitale du Niger, une occasion pour le président nigérien de réaffirmer son engagement à quitter le pouvoir en 2021 au termes de ses deux mandats.

La rencontre de Niamey se tient dans un pays où le président est en fin de son deuxième et dernier mandat constitutionnel.

Forum sur la limitation des mandats présidentiels en Afrique à Niamey
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Alors qu'ailleurs, certains citoyens s'interrogent encore sur les intentions de leurs chefs d'Etats qui se trouvent dans la même situation, au Niger, Issoufou Mahamadou, s'est déjà clairement exprimé et a affirmé qu'il quitterait le pouvoir au terme de son 2ème mandat.

Le président nigérien Issoufou Mahamadou à l'ouverture du forum à Niamey, le 2 octobre 2019 (VOA/Abdoul-Razak Idrissa).
Le président nigérien Issoufou Mahamadou à l'ouverture du forum à Niamey, le 2 octobre 2019 (VOA/Abdoul-Razak Idrissa).


Il l'a réitéré à l'ouverture du forum mercredi. "Je crois à la nécessité de l’alternance démocratique qui permet la respiration démocratique. Mon désir le plus ardent est de passer le pouvoir en 2021 à un successeur démocratiquement élu, ce sera ma plus grande réalisation et une première dans notre pays depuis son accession à l’indépendance".

Quatre anciens présidents -Goodluck Jonathan, Catherine Samba-Panza, Amos Sawyer et Nicéphore Soglo- ayant quitté démocratiquement le pouvoir dans leur pays sont venus à Niamey partager leurs expériences.

Nicéphore Sogolo, ancien président béninois à l'ouverture du forum à Niamey, le 2 octobre 2019 (VOA/Abdoul-Razak Idrissa).
Nicéphore Sogolo, ancien président béninois à l'ouverture du forum à Niamey, le 2 octobre 2019 (VOA/Abdoul-Razak Idrissa).


Pour le béninois Nicéphore Soglo, l'espoir est permis sur la question pour les pays africains en général, pour ceux de l'Ouest du continent en particulier. "La construction d'une organisation régionale comme la Cédéao et l'Union africaine nécessite une étude approfondie de la questions des mandats présidentiels et la démocratie en Afrique".

C'est le même optimisme qui a guidé le National Democratic Institute (NDI), initiatrice du forum.

Christopher Fomunyoh, directeur Afrique du NDI à Niamey, le 2 octobre 2019 (VOA/Abdoul-Razak Idrissa).
Christopher Fomunyoh, directeur Afrique du NDI à Niamey, le 2 octobre 2019 (VOA/Abdoul-Razak Idrissa).


"Depuis 30 ans, ce sont les pays dont les constitutions sont respectées et qui connaissent la limitation des mandats où les transitions pacifiques sont à même d'être les plus stables et à l'abri des violences et des conflits", a indiqué le directeur du pôle Afrique du NDI, Christopher Fomunyoh.

Experts de la gouvernance démocratique et du droit constitutionnel, hommes politiques et acteurs de la société civile ont échangé trois jours durant pour trouver des réponses aux multiples questions que pose la problématique du respect de la limite constitutionnelle des mandats présidentiels en Afrique.

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Revendication de l'attaque de Chinégodar par le groupe Etat islamique

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Limogeage du chef d’état-major des armées

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Attaque de Chinégodar : les chefs d'etat-major limogés

Le général Sidikou Issa, alors chef d'état-major adjoint de l'armée de terre à Diffa, le 1er mars 2016. (VOA/Nicolas Pinault)

Le chef d'état-major des armées, le général Ahmed Mohamed, et le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Sidikou Issa, ont été remplacés lundi, a annoncé le gouvernement nigérien au lendemain de l'annonce du bilan de 89 soldats tués lors de l'attaque du camp de Chinégodar le 9 janvier. 

"Le général de division Salifou Modi est nommé chef d’état-major des armées et le général de brigade Seidou Bagué est nommé chef d’état-major de l’armée de terre", selon un communiqué du conseil des ministres lu à la radio publique.

Le nouveau patron des armées nigériennes, le général Salifou Modi, 57 ans, a été membre du Conseil Suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD, junte militaire) de 2010 à 2011.

La décision a été prise lors d'un conseil des ministres extraordinaire tenu juste avant le départ du président nigérien Mahamadou Issoufou pour le sommet de Pau (sud de la France) qui réunit les pays du G-5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) et la France sur la lutte contre jihadisme dans la zone.

Dimanche, les autorités nigériennes ont revu à la hausse le bilan de l'attaque de Chinégodar passant de 25 soldats tués à 89, soit l'attaque la plus meurtrière subie par l'armée nigérienne depuis le regain des attaques jihadistes en 2015. Cette attaque est survenue un mois après celle d'Inates, dans la même région de Tillabéri, frontalière du Mali, qui avait couté la vie à 71 soldats et traumatisé le pays.

Tout le Sahel - en particulier le Mali, le Niger et le Burkina -, est visé par les assauts de plus en plus audacieux de groupes islamistes, en dépit du renforcement des armées locales et de la présence de 4.500 militaires français de la force antiterroriste Barkhane. Selon l'ONU, les attaques jihadistes au Mali, au Niger et au Burkina ont fait 4000 morts en 2019.

Le sommet de Pau doit renforcer la légitimité contestée des militaires français déployés sur la zone et mobiliser les alliés européens mais aussi aborder la coordination entre les pays de la région et tenter de trouver une meilleure efficacité dans la lutte contre les groupes jihadistes.

Nouveau bilan de l'attaque du camp militaire de Chinégodar

Nouveau bilan de l'attaque du camp militaire de Chinégodar
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L'armée subit ses plus lourdes pertes à Chinégodar avec 89 soldats tués

L'attaque de Chinégodar , la pire subie au Niger depuis le regain des actions jihadistes en 2015, est survenue un mois après celle d'Inates le 10 décembre, dans la même région de Tillabéri, qui avait couté la vie à 71 soldats.

Le Niger a subi jeudi la pire attaque de son histoire avec 89 soldats tués à Chinégodar (ouest, sur la frontière malienne), selon un nouveau bilan annoncé dimanche à la veille du sommet qui réunit en France cinq chefs d'Etat du Sahel et le président Emmanuel Macron.

"Après ratissage, le bilan s'établit de la façon suivante. Côté ami: 89 morts. Côté ennemi 77 morts", a affirmé dimanche soir à la radio publique Zakaria Abdourahame, le porte-parole du gouvernement en lisant un communiqué.

Le précédent bilan annoncé jeudi faisait état de la mort de 25 soldats et de 63 "terroristes".

En outre, un deuil national de 72 heures a été décrété à partir de lundi, selon le communiqué.

Cette attaque, la pire subie au Niger depuis le regain des actions jihadistes en 2015, est survenue un mois après celle d'Inates le 10 décembre, dans la même région de Tillabéri, qui avait couté la vie à 71 soldats. Revendiquée par le groupe Etat islamique, l'attaque d'Inates, qui était la plus meurtrière jusqu'à jeudi, avait traumatisé le pays.

Le modus operandi des deux attaques est le même avec l'utilisation de motos et véhicules transportant des combattants armés puis une fuite vers le Mali.

Ce nouveau bilan est annoncé à la veille du sommet de Pau, dans le sud-ouest de la France, qui va réunir à l'initiative du président français Emmanuel Macron, les chefs d'Etat des cinq pays du G5-Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) pour renforcer la légitimité contestée des militaires français déployés sur la zone et mobiliser les alliés européens.

- trouver une meilleure efficacité -

Le sommet doit aussi aborder la coordination entre les pays de la région et tenter de trouver une meilleure efficacité dans la lutte contre les groupes jihadistes. Le sommet avait été reporté de décembre à janvier notamment en raison de l'attaque d'Inates. Le président français s'était d'ailleurs rendu à Niamey pour un hommage aux soldats nigériens tués, à son retour d'une visite en Côte d'Ivoire avant Noël.

Tout le Sahel - en particulier le Mali, le Niger et le Burkina -, est visé par les assauts de plus en plus audacieux de groupes islamistes, en dépit du renforcement des armées locales et de la présence de 4.500 militaires français de la force antiterroriste Barkhane.

L'attaque de jeudi était la première menée contre le camp de Chinégodar, un village nigérien situé à 10 km de la frontière malienne, dans la région de Tillabéri (ouest) souvent visée par des attaques jihadistes.

Les médias officiels nigériens rappelaient vendredi que le ministre nigérien de la Défense Issoufou Katambé s'était rendu à Chinégodar la semaine dernière en vue "de remonter le moral de la troupe".

Un état d'urgence censé prévenir les incursions jihadistes récurrentes est en vigueur das la région. Les autorités de Tillabéri ont aussi décidé "d'interdire la circulation de motos, de nuit comme de jour" dans plusieurs localités, y compris dans la ville de Tillabéri, la capitale régionale.

Le 25 décembre, 14 militaires ont aussi été tués dans une attaque "terroriste" dans la commune de Sanam, également dans la région de Tillabéri.

Jeudi, des Mirages français sont intervenus à Chinégodar. Selon un communiqué de Barkhane vendredi, "une patrouille de Mirage 2000 est intervenue en appui des forces armées nigériennes en réalisant un show of force (survol en basse altitude) qui s'est avéré déterminant pour mettre les terroristes en fuite".

Le président nigérien Mahamadou Issoufou avait annoncé le 22 décembre, lors de la visite d'Emmanuel Macron, que les pays du Sahel et la France lanceraient "un appel à la solidarité internationale" durant le sommet de Pau.

Avec AFP

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