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Nigeria

Une célèbre actrice nigériane condamnée pour avoir organisé une fête en plein confinement

Juste quelques voitures sont sur la route car les autorités tentent de limiter la propagation de la maladie de coronavirus (COVID-19) à Abuja, Nigeria, le 30 mars 2020.

Une célèbre actrice nigériane et son mari ont été condamnés lundi à 14 jours d'intérêts généraux et une amende symbolique pour avoir organisé une fête à Lagos, défiant les obligations de confinement imposées pour stopper la propagation du coronavirus.

"Les accusés (Funke Akindele Bello et son mari Abdul Rasheed Bello) devront payer une amende de 100.000 nairas (240 euros) chacun, et sont condamnés à 14 jours d'intérêts généraux, pour 3 heures par jour", a indiqué un communiqué de la police publié à l'issu de leur procès en comparution immédiate.

"Ils devront se rendre dans dix places publiques de Lagos pour faire de l'éducation au respect des règles de confinement", a précisé le porte-parole de la police locale Bala Elkana.

Funke Akindele, connue sous le nom de scène de Jenifa, a plaidé coupable d'avoir organisé une fête d'anniversaire pour son mari ayant réuni quelques dizaines de personnes, dont des stars de la scène nigériane, comme Naira Marley.

Dans une vidéo, qui a fait grand scandale sur la Toile dimanche, le mari de la star de Nollywood disait être "dans le meilleur endroit de Lagos pour passer le confinement".

Lagos, célèbre pour ses célébrités du cinéma et de la musique connues partout en Afrique sub-saharienne, est réputée pour être une ville de fêtes et de décadence.

L'actrice, qui apparaît par ailleurs dans une publicité de prévention où elle demande aux Nigérians d'observer les règles de distanciation sociale, s'est d'abord excusée aux Nigérians dans une vidéo Instagram, avant d'être arrêtée dimanche soir par les forces de police.

Lundi, 232 cas officiels de Covid-19 avaient été recensés au Nigeria, et la maladie avait fait 5 morts déclarés.

Les Etats du Delta, de Lagos et Abuja ont mis en place des mesures très strictes de confinement, difficilement applicables dans un pays où la majorité de la population dépend de l'économie informelle pour se nourrir.

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18 morts dans des attaques de "bandits" dans le Nord du Nigeria

Un membre des forces de sécurité monte la garde dans la ville de Kaduna, au nord du Nigeria, le 4 octobre 2018. Des hommes armés ont attaqué les villages des États de Kaduna et Katsina le 24 février 2021, faisant 36 morts et plusieurs autres blessés.

Dix-huit personnes ont été tuées et de nombreuses personnes blessées dans des attaques perpetrées par des "bandits" dans l'État de Kaduna, dans le nord du Nigeria, ont annoncé jeudi les autorités locales. 

Les criminels communément appelés des "bandits" sont arrivés à moto et ont envahi plusieurs villages des districts d'Igabi et de Chikun dans la nuit de mardi à mercredi, tirant sur des habitants, incendiant des maisons et volant du bétail, a déclaré jeudi Samuel Aruwan, le ministre local pour la sécurité intérieure de l'État de Kaduna dans un communiqué.

"Les agences de sécurité ont signalé plusieurs attaques commises par des bandits armés contre des civils dans les zones de gouvernement local d'Igabi et Chikun au cours des dernières 48 heures, qui ont fait 18 morts et un nombre indéterminé de blessés", précise le ministre.

Ces attaques, selon lui, ont été commises en représailles à des "opérations aériennes ciblées" menées contre les "bandits" qui terrorisent les populations, volent le bétail et procèdent à des kidnappings de masse dans le nord-ouest et le centre-ouest du Nigeria.

Début février, des "bandits" ont tué 19 personnes lors d'attaques contre des villages des districts de Birnin Gwari et Kajuru, également situés dans l'Etat Kaduna.

Ces bandes criminelles se cachent souvent dans des camps dans la forêt de Rugu, qui s'étend sur quatre Etats du nord et du centre du Nigeria: ceux de Katsina, de Zamfara, de Kaduna, et du Niger.

Ces bandes criminelles sont motivées par l'appât du gain, mais certaines ont tissé des liens forts avec les groupes jihadistes présents dans le nord-est.

Ces violences criminelles ont fait plus de 8.000 morts depuis 2011, et forcé plus de 200.000 personnes à fuir leur domicile, selon un rapport du groupe de réflexion International Crisis Group (ICG) publié en mai 2020.

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Les négociations avec les ravisseurs divisent le public nigérian

Un panneau routier de la ville de Kankara, après que des hommes armés ont enlevé des étudiants à Kankara, dans le nord-ouest de l'État de Katsina, au Nigeria, le 15 décembre 2020.

Les négociations entamées entre les autorités nigériane et un gang armé qui a enlevé mercredi 42 personnes, dont 27 enfants, d'un internat du district de Kagara font l'objet de vives critiques.

Les autorités estiment que la négociation reste la seule voie car toute action militaire pourrait entraîner des morts inutiles. Le gouvernement de l'État de Niger, où le rapt s’est déroulé, affirme avoir pris contact avec les ravisseurs par l'intermédiaire de dirigeants des communautés qui, selon eux, les connaissaient.

Mais de nombreux Nigérians ne voient pas d’un bon œil ces négociations et manifestent leurs inquiétudes.

"Toutes ces petites négociations dans les coulisses en cours pour des rançons encouragent les mauvaises attitudes et aggravent la situation sécuritaire dans le nord-est", fustige Idayate Hassan, directrice du Centre pour la démocratie et le développement. "En décembre, nous avons vécu la pire expérience lorsque plus de 300 enfants ont été enlevés à Katsina".

Bright Ojo, une résidente d'Abuja, ne soutient pas non plus l’action du gouvernement. "Le fait de négocier avec ces gens les encourage. Comment nous expliquer ce qui va se passer avec les fonds du budget national qu’ils utilisent pour les négociations. C’est une forme de détournement de fonds publics", tranche-t-elle. "Je ne vois pas comment un gouvernement digne d’un pays doit aller négocier avec des criminels", ajoute-t-elle.

"Les autorités sont-elles en harmonie ?"

Pour Kabiru Adamu, expert en sécurité, le gouvernement n’a pas d'autre choix que de négocier: "Honnêtement parlant, ils n’ont aucune autre option, vu que les élèves ont été enlevés et se trouvent dans les mains des criminels".

Entre temps, sur le terrain, un dispositif de sécurité impressionnant est déployé pour aider à ramener les personnes enlevées. Il comprend la police, l’armée et des unités de renseignement.

Les écoliers sont escortés par des militaires nigérians après leur libération suite à leur enlèvement, le vendredi 18 décembre 2020 à Katsina, au Nigeria.
Les écoliers sont escortés par des militaires nigérians après leur libération suite à leur enlèvement, le vendredi 18 décembre 2020 à Katsina, au Nigeria.

Le dernier enlèvement de masse est survenu deux mois après le rapt de plus de 300 élèves dans une école de Kankara, dans l’Etat de Katsina, l'État d'origine du président Buhari, alors que le président était en visite dans la région.

Ils ont été libérés après des négociations, mais l'incident a déclenché l'indignation et les souvenirs des enlèvements jihadistes d'écolières nigérianes à Dapchi et Chibok qui ont choqué le monde.

Les enlèvements ne sont que l'un des défis sécuritaires auxquels est confronté le gouvernement de M. Buhari depuis son élection en 2015. Il est aussi confronté à une insurrection djihadiste dans le nord-est, ainsi qu'à des tensions ethniques dans certaines régions du sud.

Le cardinal John Onaiyekan se dit préoccupé par la situation actuelle dans son pays.

"Je me demande si nous voyons les choses de la même manière, c’est ça ma préoccupation majeure", confie l'évêque d’Abuja. "Existe-t-il des gens qui ont un agenda caché ? Le gouvernement est-il lui-même uni ? Et lorsque je parle de gouvernement je ne parle pas seulement du gouvernement fédéral mais aussi des gouvernements des Etats et des autorités locales. Nous autres citoyens, nous voulons savoir ce qui se passe".

Faut-il négocier avec des ravisseurs? Débat au Nigeria

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