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Nigeria

Lagos ferme les écoles et limite les célébrations religieuses

Des gens entrent dans l'enceinte de l'hôpital de Yaba Mainland où est traité un Italien atteint du coronavirus. L'homme venu du Milan pour un voyage d'affaires est le premier cas du virus COVID-19 au Nigeria.(Photo: AP 28 février 2020. )

Les écoles seront fermées, et tous les événements religieux seront restreints à Lagos, mégalopole tentaculaire de 20 millions d'habitants, ont annoncé les autorités nigérianes.

Les écoles seront fermées, et tous les événements religieux seront restreints à Lagos, mégalopole tentaculaire de 20 millions d'habitants, ont annoncé les autorités nigérianes.

"Après avoir consulté les professionnels de santé sur la question du Covid-19, nous fermons toutes les écoles à partir de lundi et limitons les rassemblements religieux", a écrit jeudi le gouverneur de l'Etat de Lagos (sud), Babajide Sanwo-Olu, sur son compte Twitter.

"Nous limitons les rassemblements à 50 personnes et des distanciations sociales doivent être observées", a-t-il indiqué.

Ces mesures s'annoncent extrêmement difficiles à mettre en place dans une ville où la grande majorité de la population dépend de l'économie informelle et où les rassemblements religieux, à l'église ou à la mosquée, attirent parfois des dizaines de milliers de personnes.

Le gouvernement fédéral a annoncé mercredi la suspension des vols de treize pays considérés à haut risque, mais la mesure ne doit entrer en vigueur qu'à partir de samedi.

Le Nigeria a pour l'instant recensé moins de dix cas, mais on peut craindre une propagation fulgurante dans le pays le plus peuplé d'Afrique avec 200 millions d'habitants.

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Mouvement de jihadistes de Boko Haram vers le Nord-Ouest au Nigeria

Les forces de sécurité nigérianes sont vues sur le site d'une attaque de sabotage qui aurait été perpétrée par Boko Haram contre des infrastructures électriques à la périphérie de Maiduguri le 12 février 2021.

Plus de 200 membres du groupe jihadiste Boko Haram ont quitté le Nord-Est du Nigeria pour rejoindre, à des centaines de kilomètres plus à l'ouest, un groupe criminel qu'ils forment déjà au maniement des armes, ont affirmé vendredi deux sources militaires.

"Plus de 250 combattants jihadistes sont arrivés dans les forêts de Rijana Chikun", a déclaré à l'AFP l'une de ces sources.

Ces forêts se trouvent dans l'Etat de Kaduna, dans le Nord-Ouest du Nigeria, où plusieurs groupes criminels mènent des pillages, attaques et enlèvements.

Cette année, plusieurs de ces gangs ont pris pour cible des écoles et des universités, enlevant plus de 1.400 élèves, selon l'Unicef.

Ils agissent a priori sans motivation idéologique, même si des liens avec les groupes jihadistes du nord-est sont attestés depuis plusieurs années.

Selon ces sources, des commandants de Boko Haram déjà dépêchés sur place "les ont formés aux maniements des armes", notamment "de canons antiaériens", "armes automatiques" et "à la fabrication d'engins explosifs".

L'une de ces sources affirment qu'avec le déploiement de ces 250 combattants, il faut s'attendre "à des enlèvements et vols de bétails de façon imminente" dans la zone.

Contactés par l'AFP, ni le porte-parole de l'armée ni les autorités de Kaduna n'étaient joignables vendredi après-midi pour confirmer cette information.

Ces plus de 250 membres de Boko Haram font partie du groupe de Bakura, installé autour du lac Tchad, proche de la frontière avec le Niger, selon ces sources.

Il s'agit de l'une des dernières factions de Boko Haram encore debout après la mort en mai dernier du chef du mouvement, Abubakar Shekau, qui, acculé par une offensive d'un groupe jihadiste rival, s'est suicidé en activant sa ceinture explosive.

La mort de Shekau a marqué un tournant dans l'insurrection jihadiste qui ravage le Nord-Est du Nigeria depuis douze ans et permis au groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (l'Iswap), à l'origine de sa mort, de se renforcer.

Ainsi, l'Iswap a pris le contrôle de la plupart des territoires du Nord-Est du Nigeria autrefois dominés par Boko Haram.

Plusieurs militaires nigérians meurent dans une embuscade

FILE - A Nigerian army convoy vehicle with an anti-aircraft gun drives toward Bama, Borno State, Nigeria, August 31, 2016.

Au moins huit soldats ont été tués et plusieurs autres portés disparus et blessés dans une embuscade attribuée au groupe de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) dans le Nord-Est du Nigeria, ont indiqué vendredi deux sources militaires à l'AFP.

Les jihadistes ont tiré des roquettes sur un convoi militaire qui circulait entre la ville de Dikwa et Marte, dans l'Etat du Borno, selon ces sources.

"Les terroristes ont attaqué (le convoi) avec plusieurs lance-roquettes, tuant huit soldats. Plusieurs autres sont portés disparus", a déclaré à l'AFP un officier militaire.

Huit autres soldats ainsi qu'un membre d'une milice pro-gouvernementale engagée dans lutte antijihadiste ont été blessés, selon cette source.

Le bilan de l'attaque a été confirmé à l'AFP par une seconde source militaire.

Les jihadistes ont emporté avec eux deux véhicules militaires et en ont incendié trois autres.

Cette attaque est la seconde en moins de deux semaine menée par l'Iswap contre les forces armées nigérianes, qui peinent à vaincre une insurrection islamiste ayant fait plus de 40.000 morts en 12 ans.

Il y a dix jours seulement, au moins 16 soldats et deux miliciens anti-jihadistes avaient déjà été tués dans une embuscade, soit l'attaque la plus meurtrière menée depuis le début de l'année. L'Iswap l'avait revendiquée et affirmé avoir tué 25 soldats.

Les jihadistes avaient fait exploser des bombes en bord de route avant d'ouvrir le feu au moyen de lance-roquettes sur ce convoi militaire qui circulait entre la capitale de l'État du Borno Maiduguri et la ville-garnison de Monguno.

Le groupe a récemment intensifié ses attaques contre les civils sur l'axe Maiduguri-Monguno, d'environ 135 km, où ils ont installé des postes de contrôle, rackettent et tuent des automobilistes, selon les témoignages de résidents.

Ces attaques quasi-quotidiennes ont incité les militaires à effectuer des patrouilles le long de cette route, ont indiqué les sources militaires.

Depuis 2019, les soldats ont fermé plusieurs bases de l'armée et se sont installés dans des garnisons plus grandes et mieux protégées, connues sous le nom de "super camps", pour résister aux attaques des jihadistes.

Mais cette stratégie a également permis aux insurgés de se déplacer plus facilement dans les zones rurales et a rendu les voyageurs plus vulnérables aux attaques.

Arrestation d'auteurs présumés du kidnapping de plus d'une centaine d'élèves nigérians

Quelques effets restants des élèves du lycée Bethel Baptist enlevés par des hommes armés dans la zone de gouvernement local de Chikun dans l'État de Kaduna, au nord-ouest du Nigéria, le 14 juillet 2021. (Photo AFP/ Kola Sulaimon)

Trois personnes soupçonnées d'avoir enlevé dans le nord-ouest du Nigeria plus d'une centaine d'élèves dans une école chrétienne il y deux mois ont été arrêtées, a annoncé jeudi soir la police.

"Trois personnes parmi les suspects-clé impliqués dans l'enlèvement des élèves de la Bethel Baptist High School ont été arrêtées", a indiqué dans un communiqué un porte-parole de la police nigériane, Frank Mba.

Selon lui, l'un des trois suspects "s'est occupé de la surveillance de l'école et s'est concerté avec les autres membres de son gang avant d'attaquer et d'enlever les élèves". Un fusil d'assaut AK47 a été retrouvé chez chacun des trois suspects, a-t-il ajouté, précisant que l'enquête était toujours en cours.

Le 5 juillet, des hommes armés avaient envahi le pensionnat du lycée baptiste Bethel Secondary School, à la périphérie de la ville de Kaduna, et enlevé 121 élèves qui dormaient dans leurs chambres.

Depuis le 5 juillet, 100 élèves ont été libérés ou ont réussi à s'échapper, tandis que 21 restent encore aux mains de leurs ravisseurs.

Ce kidnapping de masse s'inscrivait dans une série d'enlèvements menés depuis des mois par des groupes criminels armés, agissant dans le nord-ouest et le centre du Nigeria.

Ces groupes qui mènent pillages, attaques et enlèvements, sont d'abord motivés pour l'appât du gain. Ils prennent pour cible des écoliers et des étudiants pour en obtenir des rançons et n'ont a priori pas de motivation idéologique, à l'inverse des groupes jihadistes qui sévissent au Nigeria.

Environ un millier d'écoliers et d'étudiants ont été enlevés depuis décembre, lorsque les gangs ont commencé à s'en prendre aux établissements scolaires. La plupart ont été relâchés après des négociations mais des centaines restent prisonniers dans des camps cachés dans des forêts.

Le mois dernier, près d'une centaine d'élèves d'une école privée musulmane qui avaient été enlevés dans l'ouest du Nigeria en mai ont retrouvé leurs parents.

Les islamistes de Boko Haram sont les premiers à s'être livrés à des rapts dans des écoles, avec l'enlèvement de plus de 200 jeunes filles dans leur dortoir de Chibok en 2014, suscitant l'émoi de l'opinion publique mondiale.

Le Nigeria compte lancer une version numérique de sa monnaie: le eNaira

Lors d'une conférence sur les cryptomonnaie à Miami, Florida, le 4 juin 2021. (Marco Bello/AFP)

Sa Banque centrale cherche à surfer sur la vague de popularité des cryptomonnaies, qui gagne la première économie du continent africain.

Le Nigeria, qui a conclu un partenariat avec une entreprise étrangère du secteur de la "fintech" (technologie financière: utilisation des technologies numériques dans les secteurs financiers et bancaires), fera figure de pionnier en Afrique, tout comme son voisin ouest-africain, le Ghana, qui teste comme nouveau moyen d'échange son e-Cedi depuis le mois de septembre.

Les banques centrales à travers le monde explorent des façons de créer des versions numériques de leurs monnaie face à la croissance des paiements effectués sur la toile et à l'intérêt suscité par les cryptomonnaies, qui échappent à tout contrôle étatique ou des régulateurs mondiaux.

Dans le pays le plus peuplé d'Afrique, les cryptomonnaies sont déjà très utilisées. En 2020, le géant ouest-africain de 200 millions d'habitants a été classé troisième utilisateur de monnaies virtuelles au monde après les Etats-Unis et la Russie, selon une étude du cabinet de recherche spécialisé Statista.

"Les Nigérians investissent dans les cryptomonnaies pour économiser ou pour sortir leurs fonds en dehors du pays", explique Ayodeji Ebo, responsable des investissements dans la société financière Chapel Hill Denham, basée à Lagos, la capitale économique.

Les monnaies virtuelles créées et régulées par les banques centrales sont appelés CBDC, tandis que les cryptomonnaies échappent elles à tout contrôle des gouvernements.

La Chine est devenue la première économie majeure à avoir lancé la version test d'une monnaie numérique l'année dernière. Depuis, au moins cinq pays ont lancé leur monnaies virtuelles, selon le groupe de réflexion américain Atlantic Council.

Certains pays africains, comme le Kenya ou l'Afrique du Sud s’intéressent aux CBDC, mais le Nigeria et le Ghana sont les plus avancés.

La Banque du Ghana s'est associée avec l'entreprise allemande Giesecke+Devrient (G+D) pour tester le e-Cedi. Le projet fait partie d'un projet plus large visant à numériser l'économie et les administrations du pays.

Le Nigeria a, lui, sélectionné l'entreprise Bitt Inc, basée à la Barbade, qui a déjà lancé de telles devises virtuelles dans plusieurs pays caribéens.

A partir du 1er octobre, les Nigérians pourront ainsi télécharger l'application eNaira et alimenter leurs portefeuilles mobiles en utilisant leurs comptes bancaires existants.

Mais même si le eNaira sera émis par la banque centrale et suivra le taux de change officiel, cette monnaie devrait "servir uniquement à faciliter des transactions", souligne M. Ebo.

Afrotech : Bineta Ngom, évangéliser les Sénégalaises à la cryptomonnaie
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Cryptomonnaies interdites

Il est ainsi peu probable que cette monnaie numérique atténue l'intérêt des Nigérians pour les cryptomonnaies, dans lesquelles ils voient surtout une échappatoire à la faiblesse du naira sur le marché parallèle des changes.

La jeunesse nigériane cherche à sécuriser ses économies face à un naira qui ne cesse de se déprécier et veut générer de nouvelles sources de revenus alors que le chômage et l'inflation la frappent très durement.

Depuis quelques années, la Banque centrale du Nigeria s'inquiète de l'impact des cryptomonnaies sur son économie, arguant notamment qu'elles sont utilisées pour le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.

Au début de l'année, elle a rappelé aux institutions financières "qu'utiliser des cryptomonnaies était interdit", et leur a ordonné la fermeture immédiate des comptes les utilisant.

Mais en dépit de cette interdiction, de nombreux Nigérians continuent d'utiliser les cryptomonnaies notamment pour faciliter leurs transactions avec l'international.

Pour le gouverneur de la Banque centrale, l'économie du Nigeria devrait bénéficier du eNaira, grâce à l'amélioration du commerce avec l'étranger et l'efficacité des envois de fonds.

De nombreux Nigérians installés à l'étranger s'éloignent des canaux officiels pour envoyer de l'argent au pays, privilégiant de plus en plus les transactions en cryptomonnaie, considérées comme plus rapides et plus efficaces.

Le eNaira ne suscite pas le même enthousiasme partout. Certains analystes remettent déjà en question son modèle de fonctionnement, affirmant que le Nigeria utilise déjà une multitude de canaux de paiement électronique, notamment les services bancaires en ligne et les applications mobiles.

Dans le nord-ouest du Nigeria, "les bandits" en fuite inquiètent les habitants

Un convoi de l'armée nigériane avec un canon antiaérien se dirige vers Bama, dans l'État de Borno, au Nigéria, le 31 août 2016.

L'opération menée par l'armée nigériane contre le banditisme dans le nord-ouest du pays le plus peuplé d'Afrique inquiète les habitants et autorités des régions voisines, où des hommes armés, membres de ces groupes criminels, ont récemment fui en nombre.

Ces hommes, connus localement sous le nom de bandits, pillent les villages, volent le bétail et pratiquent des enlèvements contre rançons. Cette année, ces gangs ont pris pour cible des écoles et des universités, enlevant plus de 1.400 élèves, selon l'Unicef.

Début septembre, des centaines de soldats appuyés par des forces aériennes ont lancé une offensive dans l'Etat de Zamfara, où sont installées un grand nombre de ces bandes.

Pour mener à bien cette opération militaire, les autorités ont suspendu les réseaux mobiles à Zamfara.

Elles ont également imposé une série de restrictions, allant de l'interdiction de vendre des bidons d'essence jusqu'à la suspension de marchés de bétails, l'une des principales sources de revenus de ces gangs.

En réaction, les "bandits" ont installé des barrages sur plusieurs grandes routes de Katsina, l'Etat frontalier avec Zamfara. Là, ils saisissent la nourriture transportée par les camions, et siphonnent l'essence des véhicules, selon les témoignages d'habitants recueillis au téléphone par l'AFP.

"Ces derniers jours, nous avons observé une présence accrue d'hommes armés à moto dans la zone", explique Ashiru Bawa, qui habite dans le département de Kankara. "Les pénuries de nourriture et d'essence les ont sérieusement affectés".

Les médias locaux rapportent que les criminels se trouvent privés de nourriture, et qu'ils exigent désormais aux familles des otages des vivres, et non plus des billets de banques, pour le paiement des rançons.

Les autorités de Katsina ont également coupé les réseaux mobiles sur une partie du territoire. Tout comme l'Etat voisin de Sokoto dimanche.

La suspension des télécommunication vise à empêcher les bandits d'échanger entre eux, mais aussi avec leurs informateurs, et protéger ainsi les déplacements des troupes.

Mais ces coupures affectent également les habitants qui peinent désormais à prévenir les autorités en cas d'attaques, affirme M. Bawa, qui a parcouru 120 kilomètres pour atteindre la capitale de l'Etat de Katsina et passer un important coup de fil.

A Katsina, les bandits n'ont pas fait de mal aux automobilistes, selon les habitants qui craignent cependant qu'ils ne reprennent leurs attaques "après avoir repris des forces", s'inquiète M. Bawa.

Les différentes campagnes militaires lancées depuis 2016 et les accords d'amnistie conclus entre les gouverneurs locaux avec les bandits n'ont pas réussi à mettre fin aux violences.

- "Affamés et abattus" -

Ces derniers jours, les autorité de Kaduna ont rapporté une augmentation du nombre d'attaques dans plusieurs zones reculées de cet autre Etat voisin.

Les bandits ont envahi plusieurs communautés dans les districts de Igabi, Chikun, Giwa, Birnin Gwari et Sanga "où plusieurs habitants ont perdu la vie", a déclaré le responsable de la sécurité de l'Etat de Kaduna, Samuel Aruwan.

Les habitants du district de Giwa ont informé l'AFP que des hommes armés juchés sur des motos et venus de Zamfara circulaient actuellement sur leurs routes et occupaient les villages de Saulawa et Damari.

Ailleurs, dans le district de Birnin Gwari, les bandits "sont arrivés pour la plupart à pied, l'air affamé et abattu, et se sont enfoncés dans la forêt", décrit un habitant du village de Udawa, Husseini Ibrahim.

Selon lui, certains de ces hommes prêchent auprès de la population, suggérant un possible lien avec Ansaru, un groupe affilié à al-Qaïda présent dans les forêts de Kaduna.

Les bandes criminelles sont d'abord motivées par l'appât du gain, et n'ont a priori pas de motivation idéologique, mais des liens avec les groupes jihadistes qui opèrent à des centaines de kilomètres de là, dans le nord-est du Nigeria, existent également.

"Les bandits qui sont chassés de Zamfara, arrivent en masse à Birnin Gwari et les forces de sécurité ne les poursuivent pas", déplore Ahmed Isah, un habitant.

"Ils devraient coordonner l'opération avec les Etats voisins pour bloquer les routes par lesquelles les bandits s'échappent et les écraser", avance-t-il. "Sinon l'opération de Zamfara ne les fera que changer d'endroit".

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