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L'impact du coronavirus pèse sur certains pays producteurs de pétrole


Fatih Birol, directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie lors de la conférence annuelle mondiale sur l'énergie, le lundi 22 février 2016, à Houston aux Etats-Unis. (Photo AP / Pat Sullivan)

Certains pays producteurs de pétrole "comme l'Angola, le Nigeria ou l'Irak" risquent d'être déstabilisés en raison de l'épidémie de coronavirus qui fait chuter les cours, a mis en garde l'agence internationale de l'énergie (AIE) lundi.

"Je m'inquiète pour certains des gros pays producteurs de pétrole: il y a d'énormes tensions sur l'équilibre financier de nombreux producteurs, alors que l'effondrement des cours du pétrole conduit leurs revenus à des plus bas historiques", a déclaré le directeur exécutif de l'AIE, Fatih Birol, lors d'un séminaire de presse sur internet.

Dans ses dernières prévisions, l'AIE a estimé lundi que la demande mondiale de pétrole devrait se contracter cette année, pour la première fois depuis 2009.

L'or noir a connu lundi sa pire chute depuis la première guerre du Golfe en 1991, s'effondrant de plus de 30% en Asie. En cause, la décision de l'Arabie saoudite de baisser drastiquement le prix de son or noir, après l'échec de négociations en fin de semaine dernière avec la Russie.

"Dans certaines économies productrices il serait presque impossible de financer des secteurs comme la santé, les emplois du secteur public ou l'éducation", a mis en garde Fatih Birol.

"On pourrait donc assister à des pressions sociales mettant au défi la stabilité de certains des pays producteurs, je pense à des pays comme l'Irak, l'Angola ou le Nigeria", a-t-il poursuivi.

L'AIE invite régulièrement les pays producteurs à développer des économies plus dynamiques et diversifiées pour moins dépendre de la manne pétrolière. Cet impératif est aujourd'hui "plus important" mais aussi "plus difficile", a remarqué M. Birol.

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