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Côte d'Ivoire

Un parti d'opposition va saisir la Cour africaine des droits de l'homme

Guillaume Soro à Abidjan en Côte d’Ivoire le 17 novembre 2017.

Un parti soutenant la candidature de l'opposant Guillaume Soro à la présidentielle de l'an prochain en Côte d'Ivoire a annoncé mercredi qu'il allait saisir la Cour africaine des droits de l'homme pour contester la réforme de la commission électorale adoptée la veille par le Parlement ivoirien.

"Il n'y a pas eu réforme. Le MVCI va saisir la Cour pour dénoncer cette mouture de la réforme de la CEI", la Commission électorale indépendante, a déclaré lors d'une conférence de presse le député Alain Lobognon, du Mouvement pour la promotion des valeurs nouvelles en Côte d'Ivoire, un des partis soutenant l'ancien chef de la rébellion et ex-président de l'Assemblée nationale.

D'abord allié du président Alassane Ouattara, Guillaume Soro s'est brouillé avec lui et va se présenter à la présidentielle de 2020 contre le candidat du pouvoir.

Saisie par la société civile ivoirienne, la Cour africaine des droits de l'homme, qui siège à Arusha, en Tanzanie, avait rendu en 2016 un arrêt enjoignant au gouvernement ivoirien de réformer la commission.

Le projet de loi créant la nouvelle commission a, sans surprise, été adopté en séance plénière mardi par le parlement dominé par le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), la coalition du président Ouattara.

La nouvelle CEI doit comprendre 15 membres, contre 17 auparavant: un représentant du président de la République, un du ministre de l'Intérieur, six de la société civile, six des partis politiques - équitablement répartis entre le pouvoir et l'opposition - et un représentant du Conseil supérieur de la magistrature.

La crédibilité de la CEI est jugée cruciale en vue de la présidentielle de 2020 qui s'annonce tendue, dix ans après la crise post-électorale ivoirienne. Celle-ci avait fait plus de 3.000 morts après le refus du président Laurent Gbagbo d'admettre sa défaite face à l'actuel chef de l'Etat, M. Ouattara.

Le ministre ivoirien de l'Intérieur et de la Sécurité, Sidiki Diakité, assure que le texte "apporte un meilleur équilibre dans la composition des organes de la commission centrale, du bureau et des commissions locales".

L'opposition juge que la composition de la nouvelle commission ne présente pas de garanties d'indépendance, estimant qu'un trop grand nombre de ses membres seront nommés par le pouvoir ou des organismes liés au pouvoir en place.

Par ailleurs, M. Lobognon s'est félicité des "retrouvailles" entre les deux anciens rivaux et présidents Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo lundi à Bruxelles. "Des contacts ont lieu" entre les états-majors de MM. Soro et Gbagbo, "Il faut laisser le temps au temps. Le premier qui a parlé de réconciliation c'est Guillaume Soro. Il ira tôt ou tard rencontrer le président Gbagbo", a-t-il dit.

Selon plusieurs experts, la rencontre augure d'une alliance électorale à laquelle pourrait également se joindre Guillaume Soro dans un front contre Ouattara ou son successeur.

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Le Cojep a annoncé son retrait d'une coalition de l'opposition

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Le parti de Blé Goudé se retire d'une coalition de l'opposition ivoirienne

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Le Cojep quitte une coalition de l'opposition ivoirienne

Charles Blé Goudé (à g.), ancien ministre et ex-chef des Jeunes Patriotes.

En Côte d’Ivoire, le parti de l'ancien chef des Jeunes patriotes Charles Blé Goudé a annoncé son retrait d'une coalition de l'opposition, dénonçant "des guerres de positionnement".

Le Cojep, Congrès panafricain pour la justice et l'égalité des peuples, "suspend sa participation aux activités liées aux élections législatives avec les plateformes de l'opposition", a écrit Patrice Saraka, secrétaire général du parti.

Pour le Cojep, ces élections doivent être vues comme "une opportunité pour renforcer la cohésion et l'unité de l'opposition", mais ont "malheureusement mis au grand jour les appétits et autres guerres de positionnement entre des entités pourtant supposées être des partenaires".

Les deux principaux partis d'opposition, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire de l'ancien président Henri Konan Bédié, et le Front populaire ivoirien de l'ex-président Laurent Gbagbo, ont annoncé début janvier avec leurs alliés leur participation au scrutin du 6 mars. Mi-janvier, le parti de l'ancien président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro a lui annoncé son boycott des législatives.

Charles Blé Goudé s'était exilé de la Côte d'Ivoire après la crise post-électorale de 2010-11. Il avait été arrêté en 2013 au Ghana puis transféré à la CPI en 2014, pour être jugé aux côtés de Laurent Gbagbo. Les deux hommes ont été acquittés en janvier 2019 mais doivent attendre la décision sur un éventuel procès en appel, en liberté conditionnelle.

Charles Blé Goudé était un des membres les plus controversés du clan Gbagbo, surnommé le "général des rues" pour sa capacité à mobiliser ses partisans.

Ses détracteurs le considèrent comme un de ceux qui ont contribué aux violences pendant la crise post-électorale de 2010-11.

Il a indiqué à plusieurs reprises nourrir des ambitions pour la présidentielle de 2025.

Trois Casques bleus ivoiriens tués dans la région de Tombouctou

Trois Casques bleus ivoiriens tués dans la région de Tombouctou
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Trois Casques bleus ivoiriens tués dans une attaque au Mali

Des militaires inspectent les lieux d'une attaque à Sokoura, au Mali.

Trois Casques bleus ivoiriens de la Mission de l'Onu au Mali (Minusma) ont été tués mercredi dans dans une attaque jihadiste contre leur convoi, a indiqué un responsable de la Minusma sous le couvert de l'anonymat.

L'information a été confirmée par un responsable des services de sécurité maliens.

Le porte-parole de l'Onu, Stéphane Dujarric, avait auparavant fait état à New York d'un mort et de sept blessés dans la même attaque contre leur convoi dans la région de Tombouctou (Nord-Ouest).

Fin novembre, des camps des forces étrangères et maliennes ont été attaqués à l'arme lourde dans trois localités du nord du Mali, sans faire de victimes.

Il s'agisssait des positions militaires à Ménaka, Gao et Kidal.

Des obus et des roquettes ont causé des dégâts matériels, notamment dans le camp de la Minusma à Kidal.

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