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Côte d'Ivoire

La nouvelle Commission électorale pas impartiale selon l'ONG APDH

Des membres de la CEI à Abidjan le 20 octobre 2016.

Le projet de loi pour la mise en place d'une nouvelle Commission électorale en Côte d'Ivoire "ne répond pas entièrement à l'exigence d'impartialité et d'indépendance", a affirmé mardi une ONG militant pour la transparence électorale.

La nouvelle Commission électorale indépendante (CEI), censée organiser la présidentielle de 2020, doit comprendre 15 membres, contre 17 auparavant: un représentant du président de la République, un du ministre de l'Intérieur, six de la société civile, six des partis politiques - équitablement répartis entre le pouvoir et l'opposition -, et un représentant du Conseil supérieur de la magistrature.

La Cour africaine des droits de l'homme avait rendu en 2016 un arrêt jugeant l'ancienne CEI déséquilibrée et enjoignant au gouvernement ivoirien d'en changer la composition.

"En dépit de quelques avancées (...), le projet de loi ne répond pas entièrement à l'exigence d'impartialité et d'indépendance voulue par la Cour", a estimé Arsène Néné Bi, président d'Actions pour la protection des droits de l'homme (APDH), une association indépendante à l'origine d'un recours devant cette juridiction.

La saisine de la Cour africaine des droits de l'homme avait pour "objectif" de permettre à la Côte d'Ivoire de "faire l'économie des décomptes macabres auxquels (elle) est accoutumée depuis 1990, après chaque élection", a poursuivi Néné Bi dont l'ONG est membre du Groupe de plaidoyer et d'actions pour une transparence électorale (Gpate).

Le Gpate a dénoncé dans le projet de loi "la présence des partis politiques avec voix délibératives", qui est selon lui "de nature à violer l'égalité des acteurs devant la loi électorale".

"Comment assurer l'indépendance de la Commission si l'administration et les institutions, notamment le Président de la République, le ministre de l'Intérieur, le Conseil des droits de l'homme et le Conseil supérieur de la magistrature y disposent de représentants", a demandé l'ONG dans une déclaration. "Le Président de la République ou sa mouvance exercent encore une influence évidente sur toute l'administration et (...) il s'agit justement de construire l'indépendance de la Commission vis-à-vis d'eux aussi", a-t-elle souligné.

Selon le gouvernement, le projet "apporte un meilleur équilibre dans la composition des organes de la commission centrale, du bureau et des commissions locales".

Jeudi, l'opposition avait critiqué le projet de loi, estimant qu'il n'"allait pas dans le sens de la préparation d'élections apaisées en 2020".

La crédibilité de la CEI est jugée cruciale en vue de la présidentielle de 2020 qui s'annonce tendue, dix ans après la crise post-électorale ivoirienne. Celle-ci avait fait plus de 3.000 morts après le refus du président Laurent Gbagbo d'admettre sa défaite face à l'actuel chef de l'Etat, Alassane Ouattara.

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La loi sur la nouvelle CEI adoptée en Côte d'Ivoire

La loi sur la nouvelle CEI adoptée en Côte d'Ivoire
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Le Parlement ivoirien adopte la loi sur la commission électorale

Des membres de la CEI à Abidjan le 20 octobre 2016.

Le parlement ivoirien a adopté la loi sur la recomposition de la Commission électorale indépendante (CEI), chargée de la présidentielle de 2020, malgré le rejet du texte par l'opposition.

Le projet de loi établissant la nouvelle CEI a été adopté à la majorité par 24 députés contre 16 sur les 42 membres de la Commission des affaires générales et institutionnelle de l'Assemblée nationale ivoirienne, en attendant le vote en plénière.

La nouvelle CEI doit comprendre 15 membres, contre 17 auparavant: un représentant du président de la République, un du ministre de l'Intérieur, six de la société civile, six des partis politiques - équitablement répartis entre le pouvoir et l'opposition - et un représentant du Conseil supérieur de la magistrature.

La Cour africaine des droits de l'homme avait rendu en 2016 un arrêt enjoignant au gouvernement ivoirien de réformer la commission.

Le ministre ivoirien de l'Intérieur et de la Sécurité, Sidiki Diakité, a présenté un texte qui "apporte un meilleur équilibre dans la composition des organes de la commission centrale, du bureau et des commissions locales", selon lui.

"La neutralité, l'indépendance et l'impartialité de la Commission centrale de la CEI passent par des membres issus de la société civile choisis après appel à candidature", a estimé Marius Konan, député du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (parti de l'ancien président Henri Konan Bédié, principal parti d'opposition). Il estime notamment que la nomination des membres de la société civile par l'administration ne présente pas les garanties d'impartialité.

Le PDCI fait partie des trois groupes parlementaires de l'opposition ivoirienne.

Le Parlement ivoirien compte 255 députés, dont 166 sont issus du parti au pouvoir, le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP).

La crédibilité de la CEI est jugée cruciale en vue de la présidentielle de 2020 qui s'annonce tendue, dix ans après la crise post-électorale ivoirienne. Celle-ci avait fait plus de 3.000 morts après le refus du président Laurent Gbagbo d'admettre sa défaite face à l'actuel chef de l'Etat, Alassane Ouattara.

Abobo a son hopital de référence

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Le journal de la CAN-2019 du 11 juillet avec Yacouba Ouédraogo

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CAN-2019 : l'Algérie poursuit son rêve

L'équipe d'Algérie victorieuse de la Côte d'Ivoire lors de la CAN-2019 le 11 juillet 2019.

Merci "président" ! L'Algérie, qui a éliminé dans la douleur la Côte d'Ivoire au terme d'une séance de tirs aux but épique (1-1, 4-3 t.a.b) jeudi à Suez (Egypte), s'est qualifiée pour les demi-finales de la CAN-2019 et poursuit son parcours de grand favori pour la victoire finale.

Un arrêt de Raïs (président en arabe) M'Bolhi et le poteau ivoirien pour une délivrance, synonyme de miracle et de revanche.

Battus 3-1 en quarts de l'édition 2015 par les Eléphants ivoiriens, les Fennecs avaient laissé la Côté d'Ivoire de Hervé Renard s'envoler vers le titre continental. L'Algérie connaîtra-t-elle le même destin après avoir fait de même quatre ans plus tard ?

Pour son retour dans le dernier carré, après près d'une décennie de disette, les hommes de Belmadi devront se défaire du Nigeria, dimanche, s'ils veulent poursuivre leur rêve de sacre.

Dans un stade de Suez très clairsemé, mais largement acquis à la cause des "Verts" grâce notamment au "pont aérien", l'Algérie a souffert après l'ouverture du score de son N.10 Sofiane Feghouli (20e) et l'égalisation de Jonathan Kodjia (62e). Mais a tenu bon!

Le sélectionneur ivoirien Ibrahim Kamara, auteur avec son équipe d'un hold-up parfait contre le Mali (1-0) au tour précédent, pourra avoir des regrets. Car en misant sur Wilfried Zaha, seul en pointe au détriment de sa star Nicolas Pépé, laissée sur le banc, son pari a failli être gagnant.

- Poteau de Gradel -

Auteurs d'une énorme entame, les Ivoiriens auraient mérité d'ouvrir le score. Mais la sublime frappe enroulée de Max-Alain Gradel a fini sur le poteau (4e), tandis que le centre en retrait dangereux de Jonathan Kodjia n'a pas trouvé preneurs (7e)...

La défense algérienne, en difficulté sur les ailes, a pris l'eau pendant plus d'un quart d'heure. Mais c'est l'un de ses latéraux qui a fini par débloquer la situation.

Après un bon travail de Bounedjah sur le côté gauche, Bensebaini en a profité pour s'introduire dans la surface et délivré un centre parfait pour Feghouli qui n'a pas manqué l'occasion d'ouvrir le score (1-0, 20e).

Malgré la perte de Youcef Atal sur blessure, remplacé par Mehdi Zeffane, les Fennecs ont pris l'ascendant face aux Eléphants, devenus très nerveux à l'image de Zaha, tout proche de se faire exclure à cause d'un mauvais geste.

Riyad Mahrez avait même la possibilité de faire le break juste avant la mi-temps, sur une perte de balle ivoirienne. Mais il a buté sur un retour in extremis de la défense adverse au moment de conclure (45e).

- Bounedjah rate le pénalty -

Si l'entame a été largement ivoirienne, le début de la seconde période s'est déroulé comme dans un rêve pour l'Algérie avec un pénalty, provoqué par Bounedjah. Fauché par le portier adverse, le N.9 a voulu se faire justice lui-même... mais il a tiré sur le haut de la transversale (47e)!

De quoi redonner un coup de boost au moral des Ivoiriens. Sans se montrer particulièrement dangereux, ils ont fini par égaliser sur un contre assasin grâce à Kodjia, qui a parfaitement fixé la défense adverse pour tromper M'Bolhi (1-1, 62e). Le premier but encaissé des Verts dans la compétition.

Pour ne pas avoir de regrets, les joueurs de Djamel Belmadi ont tout fait pour reprendre l'avantage dans la foulée: Belaïli, très juste techniquement, a d'abord mis sur orbite Bounedjah, qui a manqué son duel (65e); Mahrez a ensuite cru marquer en trompant Gbohouo, avant qu'un défenseur ne sauve le ballon in extremis sur la ligne (68e)...

Dans une fin de match très crispée, où Slimani a remplacé Bounedjah a été remplacé par Slimani au bord des larmes (78e), les prolongations n'ont rien donné malgré une occasion en or manquée par le nouvel entrant. Avant une séance de pénalties gagnante... synonyme de profond soulagement pour Bounedjah !

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