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Un navire de Greenpeace refoulé à Pointe-Noire


Des bateaux au large de Pointe-Noire, Congo, 7 novembre 2017. (VOA/Nglouela Noussou)

Un navire de Greenpeace a été sommé mardi soir de quitter le port de Pointe-Noire, au Congo, où il tentait d’accoster depuis lundi matin. Les autorités ont affirmé ne pas avoir été informées de cette mission qui mène une campagne de sensibilisation sur la préservation des forêts du Bassin du Congo.

Les membres de Greenpeace n’ont pas pu avoir l’autorisation d’accoster à Pointe-Noire où ils devraient mener des activités de sensibilisation sur la gouvernance forestière. Ce n’est que tard vers 20 heures TU que les 22 activistes qui se trouvaient à bord ont pu sortir du bateau. Le commandant et les 9 autres membres de l’équipage n’y ont pas été autorisés.

Leur bateau, "Esperanza ", a même été sommé de quitter les eaux congolaises.

Irene Wabiwa, responsable de campagne foret à Greenpeac, à Pointe-Noire, 8 novembre 2017. (VOA/Nglouela Noussou)
Irene Wabiwa, responsable de campagne foret à Greenpeac, à Pointe-Noire, 8 novembre 2017. (VOA/Nglouela Noussou)

Irène Wabiwa, responsable de la campagne forêt de Greenpeace, parle de déception.

"Nous repartons déçus, car l’étape de Pointe-Noire était très importante. La République du Congo fait partie des forêts du Bassin du Congo. Nous levons l’encre avec un pincement au cœur," a-t-elle déclaré à VOA Afrique.

Pendant deux jours, la société civile locale qui avait préparé l’arrivée de ce bateau, n’a pu trouver un accord avec les autorités.

Ces dernières disent ne pas avoir été informées de cette activité.

Roch Euloge N'Zobo, membre de la Plateforme pour la gouvernance durable des forêts, à Pointe-Noire, 8 novembre 2017. (VOA/Nglouela Noussou)
Roch Euloge N'Zobo, membre de la Plateforme pour la gouvernance durable des forêts, à Pointe-Noire, 8 novembre 2017. (VOA/Nglouela Noussou)

Ce que dément Roch Euloge Nzobo, membre de la Plateforme pour la gestion durable des forêts, qui indique que les courriers ont bel et bien été déposés.

"C’est plutôt une interdiction. Les autorités pensent qu’on avait un agenda caché. En tant que société civile locale, c’était une occasion de montrer à la communauté internationale les efforts que nous menons dans la gouvernance forestière et la protection des droits des communautés," a expliqué M. Nzobo.

Jean Denis Toutou Ngamiye de la Lékoumou exprimant sa déception, Pointe-Noire, Congo, 7 novembre 2017. (VOA/Nglouela Noussou)
Jean Denis Toutou Ngamiye de la Lékoumou exprimant sa déception, Pointe-Noire, Congo, 7 novembre 2017. (VOA/Nglouela Noussou)

Une dizaine de membres des communautés autochtones de la Lékoumou, à environ 250 Km de Pointe-Noire, avaient effectué le déplacement pour suivre les activités de Greenpeace. Ils repartiront sans avoir appris sur les techniques de protection des forêts.

"Nous sommes très déçus. Notre message n’est pas passé, nous n’avons pas été suivis, et c’est la grande déception dans notre délégation," a affirmé à VOA Afrique Ngoma Ndolo, conduisant la délégation des autochtones de Sibiti.

A travers cette tournée, Greenpeace voulait sensibiliser les populations de la RDC, du Cameroun et du Congo-Brazzaville sur la gouvernance forestière. Mais la dernière étape n’a pu avoir lieu.

Reportage de Nglouela Noussou à Point Noire pour VOA Afrique

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