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Deux morts et dispersions à balles réelles lors des marches en RDC

Au moins deux personnes ont été tuées par balle dimanche en République démocratique du Congo et d'autres blessées par la police lors des marches des catholiques contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila.

"Depuis 7 heures, nous avons reçu trois blessés liés à la marche des catholiques dont deux blessés graves par armes à feu. Le troisième qui a reçu une balle à la poitrine est décédé", a déclaré à l'AFP le docteur François Kajingulu, médecin directeur de l'hôpital St Joseph de Limete, dans le centre de Kinshasa.

Un agent "a tiré sur mon frère à bout portant dans l'enceinte de la paroisse Saint Benoît (centre). J'étais près de mon frère", a déclaré à l'AFP le frère du défunt entre deux sanglots.

La Cenco et le comité laïc de coordination ont indiqué que deux personnes avaient été tuées dimanche. L'une à Kinshasa et l'autre à Mbandaka.

La police congolaise tue un manifestant lors d'une manifestation contre Kabila (vidéo)
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Dans un tweet, la directrice de l'Afrique de l'Ouest pour Human Right Watch Ida Sawyer, indique : "alors que les forces de sécurité dispersent de nouveau des manifestants pacifiques, l'activiste Rossy Mukendi du mouvement des citoyens du Collectif 2016 est abattu devant l'église Saint-Benoît dans la commune de Lemba à Kinshasa. Internet + SMS coupé depuis ce matin. Rapports d'autres blessés, arrêtés à travers le pays".

Dispersion à balles réelles à Kisangani

A Kisangani, grande ville du nord-est du pays, des centaines de fidèles qui sortaient de la messe ont commencé à marcher avant d'être dispersés par les forces de sécurité qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et tiré à balles réelles. Deux personnes au moins ont été blessés par balles, selon un correspondant de l'AFP.

Les fidèles se sont repliés dans l'enceinte de la paroisse chantant le "Debout Congolais", l'hymne nationale de la RDC.

Dans la commune populaire de Mangobo, dans le nord de Kisangani, les habitants affluaient dans les rues et plusieurs groupes de jeunes gens se retrouvaient à 50 mètres des militaires de la garde républicaine, unité spéciale chargée de la protection du président Joseph Kabila.

Dans plusieurs villes, les marches ont été étouffées par les forces de sécurités qui se sont déployées en grand nombre devant toutes les églises catholiques.

A Bukavu et Goma

Le correspondant de VOA Afrique signale 14 interpellations et 2 blessés à Bukavu selon Josée Emina, coordinatrice du rassemblement de l'opposition au Sud-Kivu​.

Des gaz lacrymogènes ont été lacé sur les quelques manifestants à Buvaku, le 25 février 2018. (VOA/Ernest Muhero)
Des gaz lacrymogènes ont été lacé sur les quelques manifestants à Buvaku, le 25 février 2018. (VOA/Ernest Muhero)

​Au Sud-Kivu, l’appel à la marche du comité de coordination des laïcs catholique n’a pas connu un écho populaire à Bukavu selon le correspondant de VOA Afrique.

L’évènement annoncé est passé presque inaperçu selon le maire Meschak Bilubi qui a constaté que tout est à la normal. Les chrétiens ont choisi de se rendre à l’Eglise pour ensuite vaquer à leur occupation ajoute-t-il. Le maire signale tout de même quelques cas de dispersion des jeunes en petit nombre qui ont tenté de s’affronter à la police au niveau de Kadutu "pas à pas" et qui ont été maitrisés.

Le reporter de VOA a remarqué quelques manifestants dispersés par la police à coup de bombe lacrymogène dans différents axes de la ville au moment de la marche vers la place Major Vangu, en commune d’Ibanda, où ces manifestants venus de différents axes devraient se réunir pour une réunion.

A la place Major Vangu, un dispositif sécuritaire important déployé a dispersé la frange des manifestants du coin. Sur différents autre rond-point stratégique de la ville telle à Nyawera, ont pouvaient apercevoir des policiers déployés.

A Uvira, deuxième ville importante de la province après Bukavu, aucune mobilisation n’a été observée. Les organisateurs de la marche parlent d’arrestations et envisagent présenter un bilan dans les heures qui suivent.

Selon le correspondant de VOA Afrique à Goma, la journée a été plutôt calme avec quelques dispersions rapides de petits groupes de manifestants. Deux personnes ont été arrêtées. La police a également quadrillé la ville.

Internet rétabli

A Lubumbashi, deuxième ville du pays dans le sud-est, des jeunes ont brulé des pneus dans les rues avant d'être dispersés par la police anti-émeute.

Ces marches sont organisées à l'appel du Comité laïc de coordination (CLC), un collectif d'intellectuels proche de l'Église catholique, qui demandent à M. Kabila de dire publiquement qu'il ne sera pas candidat aux élections prévues le 23 décembre 2018. Le CLC a reçu dimanche le soutien de 85 intellectuels francophones.

>> Lire aussi : Tensions à la cathédrale de Kinshasa à la veille d'une marche anti-Kabila

L'accès à internet a été rétabli en début de soirée, après dix heures de coupure, une coupure intervenue au moment de la sortie de la messe. ​Les échanges SMS et le système de messagerie WhatsApp ont également repris, alors que le réseau 3G se redéployait.

Malgré une faible affluence, les manifestants se sont montrés déterminés et dans plusieurs paroisses de Kinshasa, les fidèles ont commencé à marcher avant d'être dispersés par les forces de l'ordre.

A Saint François de Sales, des policiers cagoulés étaient postés devant la rue qui donne sur cette paroisse du centre de Kinshasa, où une femme de 24 ans, aspirante à la vie religieuse avait été tuée par un coup de rafale le 21 janvier lors de la précédente marche. Ils ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.

>> Lire aussi : Des "francophones" soutiennent les organisateurs des marches anti-Kabila en RDC

Des militaires arrivés sur les lieux ont fait usage des tirs de sommation pour disperser les manifestants.

A Kinshasa, où la marche avait été interdite, la police s'était donnée pour objectif de faire "zéro mort". La répression des deux marches précédentes avait fait une quinzaine de morts selon l’Église, deux d'après les autorités.

Ce dimanche, "le consigne zéro mort a été respecté avec professionnalisme par les forces de l'ordre déployées sur le terrain", s'est félicité le porte-parole de la police, le colonel Pierrot-Rombaut Mwanamputu.

Vendredi, l'Union européenne, la Suisse et le Canada avaient rappelé dans un communiqué conjoint "l'importance du respect des libertés fondamentales, en particulier de la liberté de manifester et de la liberté de culte".

En fin d'après-midi, le calme était revenu à Kinshasa, où les barrages de police ont été levés et que la présence policière et militaire se faisait discrète. Le Premier ministre congolais Bruno Tshibala a fait la ronde de quelques quartiers de la capitale, distribuant des billets de 100 dollars aux habitants, ont constaté des journalistes de l'AFP.

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Référendum en Egypte: la révision constitutionnelle controversée renforçant Sissi approuvée

Un poster géant du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au Caire, en Égypte, le 25 mars 2018.

La révision constitutionnelle controversée permettant la prolongation de la présidence d'Abdel Fattah al-Sissi, et renforçant les pouvoirs de l'ex-maréchal, a été approuvée par référendum à 88,83%, a annoncé mardi l'Autorité nationale des élections.

Le président de cet organisme, Lachine Ibrahim, a précisé lors d'une conférence de presse au Caire que 11,17% des électeurs "se sont prononcés contre" cette réforme et que "le taux de participation (...) a atteint 44,33%".

Les Egyptiens ont voté du samedi 20 au lundi 22 pour ou contre la modification de plusieurs articles de la Constitution de 2014, qui limitait notamment la présidence à deux mandats consécutifs de quatre ans.

Le scrutin de trois jours s'est déroulé "dans un climat démocratique stimulé par la liberté", a insisté M. Ibrahim. Mais le référendum a été organisé en un temps record, quatre jours après un vote au parlement, et sans véritable débat de fond dans les médias sur les enjeux de la réforme.

"Le référendum s'est déroulé dans un environnement tellement injuste et non libre que ses résultats ne peuvent prétendre à une quelconque légitimité", a dénoncé Michael Page, directeur adjoint de l'ONG Human Rights Watch pour l'Afrique du nord et le Moyen-Orient.

Le président Sissi a rendu hommage sur Twitter à ses concitoyens "qui ont ébloui le monde par leur conscience nationale des défis auxquels est confrontée notre chère Egypte".

L'ex-maréchal, aujourd'hui âgé de 64 ans, a été élu président en 2014 avec 96,9% des voix, un an après avoir renversé avec l'armée, à la faveur d'un mouvement populaire, le président islamiste Mohamed Morsi. Il a été réélu en 2018 à 97,08%.

La révision constitutionnelle permet de faire passer le deuxième mandat de M. Sissi de quatre à six ans, portant son terme à 2024. L'ex-maréchal pourra se représenter à un troisième mandat, de six ans, lors de l'élection de 2024.

Environ 27 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes sur les plus 61 millions enregistrés dans le pays le plus peuplé du monde arabe, selon M. Ibrahim.

- "Dangereux précédent" -

Au-delà du mandat présidentiel, la révision constitutionnelle permet le contrôle du chef de l'Etat sur le système judiciaire, avec un pouvoir de nomination des chefs de juridictions. La réforme octroie également un pouvoir politique à l'armée, pilier du régime de M. Sissi.

"Ces amendements constitutionnels renforcent l'exécutif et l'armée au détriment d'un système judiciaire et législatif affaibli", a expliqué à l'AFP Mai El-Sadany, responsable des questions juridiques au groupe de réflexion The Tahrir Institute for Middle East Policy (Timep), basé à Washington.

Selon elle, la réforme "mine la séparation des pouvoirs, porte atteinte à l'Etat de droit et réduit au silence les espaces pour la dissidence indépendante".

Pour Moustafa Kamel al-Sayed, professeur de sciences politiques à l'Université américaine du Caire, les amendements créent un "dangereux précédent".

"Le pouvoir sera concentré entre les mains d'un seul homme (le président). Il sera très difficile de revenir en arrière car qui abandonnera autant de pouvoir?", a-t-il déclaré à l'AFP.

Les partisans de la révision constitutionnelle défendent de leurs côtés sa nécessité pour la stabilité du pays, dans un pays en crise économique et voisin de plusieurs pays troublés, en Afrique et Moyen-Orient, comme le Soudan et la Libye.

Avec AFP

La page des sports du 23 avril avec Yacouba Ouédraogo

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Les dirigeants africains au chevet du Soudan

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

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