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Un journal suspendu trois mois au Gabon pour un article sur la santé de Bongo

Des Gabonais lisent des articles dans des journaux, à Libreville, 11 juin 2009 à Libreville

Un journal gabonais qui a publié lundi un article sur la santé du président Ali Bongo Ondimba hospitalisé depuis plus de deux semaines et titré "Le Gabon en (très dangereux) pilotage automatique", a été suspendu pour trois mois par la Haute autorité de la communication (HAC).

La HAC reproche à ce journal, L'Aube, d'avoir demandé au Premier Ministre gabonais "d'investir Lucie Mboussou", la présidente du Sénat qui doit assurer une présidence intérimaire en cas de vacance du pouvoir, "dans ses fonctions républicaines", selon un communiqué obtenu vendredi.

"Cela n'est point l'apanage de tous de se risquer à tort et à travers dans l'interprétation hasardeuse" de la loi, a indiqué la porte-parole de la HAC Lucie Akalane.

Selon elle, il revient à la HAC de faire "remarquer aux professionnels de la presse que le droit est une science (et) que les méthodes et techniques d'interprétation des textes juridiques font l'objet d'un enseignement spécifique dispensé par des initiés du droit".

Orca Boudiandza Mouellé, rédacteur en chef de L'Aube, est également interdit pour 6 mois d'"exercice de l'activité de journaliste et de la fonction de rédacteur en chef".

Selon la HAC, le rédacteur en chef du journal L'Aube "a brillé par des faux-fuyants et une attitude à la fois obséquieuse et condescendante" lors de son audition par la HAC.

Fin octobre, la HAC avait suspendu au Gabon la diffusion de la chaîne de télévision camerounaise Vision 4 pour avoir annoncé la mort du chef de l'Etat en direct.

Vendredi, la chaine était toujours accessible à Libreville sur le bouquet Canal+, principal fournisseur audiovisuel au Gabon.

Jeudi, le conseil des sages du parti présidentiel, le Parti démocratique gabonais (PDG), a appelé le gouvernement à "communiquer judicieusement pour rassurer l'opinion" sur l'état de santé du président Ali Bongo Ondimba.

Depuis le 28 octobre, date à laquelle la présidence a indiqué que M. Bongo avait fait un "malaise" à Ryad quatre jours plus tôt, aucune information officielle n'a filtré sur son état de santé.

Une source étrangère proche du président Bongo a affirmé mercredi à l'AFP que le président gabonais "a eu un AVC" (accident vasculaire cérébral), cause de son hospitalisation.

Ali Bongo Ondimba est toujours officiellement attendu à Paris le 11 novembre à l'occasion du centenaire de la fin de la Première guerre mondiale.

Avec AFP

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Au Gabon, un numéro vert pour les femmes victimes de violences

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De nombreux gabonais peinent à joindre les deux bouts

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Au Gabon, les footballeurs professionnels luttent pour survivre

Chicco Sassou (à droite), 32 ans, s'exécute sur le terrain de football de Libreville le 4 mars 2021.

Selon une enquête, en 2018 les footballeurs étaient payés en moyenne 2 mois sur 12, environ 100.000 FCFA.

Il a troqué le ballon rond pour un pinceau. Finie la carrière de footballeur. Gamamba Souleimane, qui termine un pan de mur d'une petite maison d'un quartier populaire de Libreville, la capitale du Gabon, est aujourd'hui peintre en bâtiment.

"Bien sûr que ça me fait de la peine, que j'aurais aimé continuer... Mais je me suis rendu compte que le football ne peut rien m'apporter au Gabon", assène-t-il, les yeux embués par la tristesse et les regrets.

Salaires non versés, contrats non respectés, championnats suspendus... Dans ce pays d'Afrique centrale, le foot est pourtant sur toutes les lèvres, avec une équipe nationale emmenée par la star d'Arsenal Pierre-Emerick Aubameyang et qualifiée pour la prochaine Coupe d'Afrique des Nations (CAN) en janvier-février 2022. Mais au pays, les joueurs professionnels, eux, peinent à joindre les deux bouts.

"Le Covid est venu nous enterrer", estime Gamamba, 28 ans, le maillot du Real Madrid sur le dos, le club de ses rêves.

Le visage constellé de gouttes de peinture blanche, il applique son rouleau sur le mur immaculé. "Depuis que je suis dans le bâtiment, je gagne huit fois plus que sur les terrains de football", soupire-t-il.

"J'ai porté plainte contre mon ancien club pour abus de confiance car il m'avait promis un emploi si je jouais pour eux. Ils ne l'ont jamais fait. Et ils ne m'ont payé que cinq fois en deux ans. 150.000 francs CFA chaque fois", soit environ 230 euros.

Extrême précarité

"Moi, j'ai la chance d'avoir autre chose que le football mais quand je pense à mes coéquipiers... traités comme des serpillères. Des gars à qui on manque de respect, qui n'arrivent pas à manger, à se vêtir, obligés de courir derrière 1.500 FCFA (2 euros) pour rentrer à la maison en taxi", s'emporte Gamamba.

"Avant le Covid, la majorité des footballeurs était dans l'extrême précarité. Maintenant, c'est le chaos", résume Rémi Ebanega, président de l'Association des footballeurs professionnels du Gabon (ANFPG).

Selon une enquête de ce syndicat en 2018, ils étaient payés en moyenne deux mois sur douze, environ 100.000 FCFA (150 euros).

Depuis plusieurs années, le championnat professionnel gabonais est entrecoupé de longues interruptions faute de financements. Durant la saison 2018-2019, les organisateurs ont dû trouver une solution de dernière minute: un format de poules puis des play-off sur deux ou trois mois.

Mais l'arrivée du coronavirus en mars 2020 et l'arrêt de toutes les compétitions sportives a porté le coup de grâce. Les joueurs ne perçoivent plus aucun revenu.

L'ANFPG demande au gouvernement et à la fédération la reprise de la compétition, ou du moins un accompagnement financier pour les quelque 700 joueurs professionnels.

"Notre souhait est de reprendre l'activité en respectant le protocole sanitaire, mais pas dans les conditions financières des années antérieures", explique à l'AFP le président de la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT), Pierre Alain Mounguengui.

Car les contrats ne sont pas respectés par les clubs. Deux raisons à cela, selon M. Mounguengui. "D'abord il faut aller chercher les raisons dans la structuration même du club: absence de sponsoring à cause de l'étroitesse du marché, compétition peu attractive, pas de soutien des fans", affirme-t-il. Ensuite, "c'est le retard accusé par la subvention de l'Etat, qui constitue malheureusement le gros des budgets de la plupart de clubs".

Alors, l'association se bat pour aider les joueurs à se reconvertir. "Mais la plupart des footballeurs n'ont aucune formation, ont abandonné l'école après la primaire", souligne M. Ebanega.

Boutique solidaire

Aidée par la Fifpro, la Fédération internationale des associations de footballeurs professionnels, l'ANFPG a mis en place une boutique solidaire et offre à huit joueurs tous les mois des kits alimentaires - du riz, des conserves, de l'huile - d'une valeur d'environ 30.000 FCFA (45 euros).

Ce mercredi, Chicco Sassou, 32 ans, est venu en récupérer un. "Ça va me permettre de tenir deux à trois semaines en plus", souffle-t-il. "J'essaie de me rapprocher des anciens pour savoir s'il y a des petits tuyaux, des petits boulots que je peux faire pour gagner un peu d'argent", explique-t-il d'un ton timide.

Il continue de croire en ses rêves malgré la situation. En semaine, il s'entraîne physiquement. Et chaque week-end, il joue avec l'équipe de son quartier dans des rencontres d'amateurs. "Ce n'est pas le même niveau mais il faut bien se maintenir en forme".

De temps en temps, il repart avec une petite enveloppe, donnée par "ses grands frères". Pas grand-chose, parfois 20.000, parfois 30.000 FCFA (30 euros, 45 euros). Une aide précieuse pour l'aider à nourrir son enfant et sa petite amie.

"Pour vivre du football, la seule solution, c'est partir d'ici", lâche-t-il.

Cinq dirigeants africains invités au sommet virtuel de Biden sur le climat

Le président de la RDC, Félix Tshisekedi (à g.) et son homologue gabonais Ali Bongo Ondimba sont les seuls francophones invités.

Parmi les 5 invités, on compte le président gabonais Ali Bongo Ondimba, dont les apparitions en public sont rares depuis son accident cardiaque en 2018.

Seuls cinq présidents africains prendront part jeudi et vendredi au sommet virtuel de la Maison Blanche pour inciter à une action collective sur le climat et l'environnement.

Il s’agit de Félix Tshisekedi (RDC et Union africaine), Cyril Ramaphosa (Afrique du Sud), Ali Bongo Ondimba (Gabon), Uhuru Kenyatta (Kenya) et Muhammadu Buhari (Nigeria).

Organisé par le président américain Joe Biden, le sommet coïncide avec la "Journée internationale de la Terre nourricière", une commémoration internationale fixée au 22 avril de chaque année par les Nations unies en 2009. Le thème choisi pour cette année est "Restaurer notre Terre".

Les enjeux du sommet de Biden sur le climat, selon Marissa Scott-Torres
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Outre les dirigeants des pays d'où provient l'essentiel de la pollution à l'échelle mondiale, M. Biden, qui a pris ses fonctions le 20 janvier, "a également invité les dirigeants d'autres pays qui font preuve d'un solide leadership en matière de climat", indique un communiqué de la Maison Blanche.

Agir en faveur du climat est l'un des objectifs de développement durable, un agenda prioritaire sur le continent africain.

Ces dernières années, le continent africain a connu bon nombre de crises liées au climat.

Dans la partie sud de Madagascar, une sécheresse menace la vie de millions de personnes : les cultures sont décimées et des communautés entières risquent de mourir de faim. Non loin de là, le Mozambique et les Comores ont subi d'importants dégâts à la suite du cyclone Idai qui a frappé en 2019.

Plus au nord, dans le Sahel, le changement climatique aggrave une crise sécuritaire déjà aiguë. Des heurts intercommunautaires entre agriculteurs et éleveurs sont monnaie courante, avec une fréquence qui inquiète.

La nécessité d’impliquer l’Afrique dans la lutte contre le changement climatique est plus qu'une évidence. Pour ce sommet, les pays africains invités méritent bien leur place à la table des négociations.

Politiques exemplaires

La RDC abrite le bassin du Congo, une base d'actifs environnementaux d'importance stratégique que certains assimilent facilement au "second poumon du monde", avec l’Amazonie en Amérique du Sud. Le pays abrite aussi le puissant fleuve Congo, le parc des Virunga et de nombreuses communautés autochtones de plus en plus vulnérables.

L’industrie minière de la RDC, moteur de sa croissance économique, a aussi un rôle important à jouer, vu son intégration dans la chaîne d’approvisionnement au niveau mondial. En plus d’être chef de l’État de la RDC, Félix Tshisekedi assume aussi en ce moment la présidente tournante de l’Union africaine.

Pour sa part, le Kenya a adopté très tôt le concept de l'écotourisme. Nairobi, la capitale, accueille le siège mondial du Programme environnemental des Nations unies (UNEP). La regrettée Wangari Maathai, figure de proue de la conservation de l'environnement et première femme africaine lauréate du prix Nobel de la paix en 2004, reste à ce jour la Kenyane la plus célèbre pour avoir mené une vaste campagne de reboisement à travers son organisation, le mouvement Green Belt.

Mais s’il est vrai que le Kenya saisit les enjeux de la conservation et de l'économie dite verte, le pays n'en reste pas moins vulnérable aux aléas climatiques. En 2020, le Kenya, ainsi que la Somalie et l'Éthiopie, ont été durement touchés par des essaims de criquets pèlerins qui dévastent les cultures agricoles.

Pour le Gabon, l’invitation de Joe Biden à son homologue Ali Bongo Ondimba revêt nécessairement une dimension politique. Il s'agit du premier grand événement mondial auquel participera le président Bongo Ondimba, 62 ans, depuis qu'il a été victime d'un accident vasculaire cérébral il y a près de trois ans.

Le Gabon, qui fait partie de la région critique du bassin du Congo, a adopté depuis des décennies des politiques en faveur de la préservation de l'environnement et de l'utilisation prudente des ressources naturelles. Outre l'action gouvernementale, ce pays d'Afrique centrale dispose aussi d'un réseau d’organisations de la société civile solide et dynamique, animé par des activistes de renommée mondiale tels que Marc Ona, lauréat du prix Goldman (surnommé "le Nobel des Verts") en 2009.

En tant que deux mastodontes économiques de l'Afrique subsaharienne, le Nigeria et l'Afrique du Sud se devaient d'être inclus dans le lot. D’où la présence de leurs chefs d’État.

Biden, l'anti-Trump

Le sommet ne sera pas uniquement consacré à l'Afrique. L’intervention du président chinois Xi Jinping est très attendue. Ont également été conviés : le président russe Vladimir Poutine, le Premier ministre britannique Boris Johnson, la chancelière allemande Angela Merkel, le président français Emmanuel Macron, le Brésilien Jair Bolsonaro et le Premier ministre indien Narendra Modi, ainsi que le Secrétaire général des Nations unies António Guterres.

Ce sommet virtuel sur le climat s'inscrit dans le cadre des efforts de M. Biden visant à se démarquer de son prédécesseur, Donald Trump, qui s’opposait généralement à l’idée de soumettre les États-Unis aux traités internationaux.

En 2015, M. Trump avait retiré les États-Unis de l'Accord de Paris, qui fixait un plafond aux émissions mondiales de carbone. Joe Biden a réintégré l'accord immédiatement après son entrée en fonction.

Xi Jinping, Poutine et le Pape au sommet de Biden sur le climat
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Aubameyang dit avoir contracté le paludisme

L'attaquant gabonais d'Arsenal, Pierre-Emerick Aubameyang, Angleterre, le 4 avril 2018.

L'attaquant d'Arsenal Pierre-Emerick Aubameyang a révélé jeudi qu'il avait contracté la malaria lors de son déplacement au Gabon pour la fenêtre de matches internationaux, fin mars.

L'attaquant gabonais a manqué la victoire (3-0) d'Arsenal face à Sheffield United dimanche en Premier League et manquait également à l'appel pour le quart de finale retour de Ligue Europa jeudi soir à Prague contre le Slavia.

"Malheureusement, j'ai contracté la malaria alors que j'étais avec l'équipe nationale au Gabon il y a quelques semaines. J'ai passé quelques jours à l'hôpital cette semaine mais je me sens déjà mieux chaque jour. Merci aux bons docteurs qui ont détecté et traité le virus si rapidement", a écrit le joueur sur son compte Instagram, sans précision sur la durée de son indisponibilité.

Aubameyang avait débuté sur le banc le quart de finale aller face au Slavia Prague, avant d'entrer en jeu.

L'attaquant de 31 ans a récemment signé un nouveau contrat de trois ans, après une saison 2020/2021 contrastée. En mars, il avait été laissé sur le banc au coup d'envoi du derby contre Tottenham en raison d'un problème de discipline.

Aubameyang a marqué neuf buts cette saison en 25 apparitions en Premier League, contre 22 la saison dernière.

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