Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Gabon

Une TV camerounaise ayant annoncé la mort d'Ali Bongo suspendue pour 6 mois

Les gens passent devant les locaux de la radio et de la télévision nationales, à Libreville, le 16 juin 2017.

Une télévision privée du Cameroun qui avait annoncé la mort du président gabonais Ali Bongo Ondimba, hospitalisé en Arabie saoudite, a été suspendue pour six mois au Gabon par la Haute autorité de la communication (HAC).

Réunie mardi à Libreville, la HAC a demandé le retrait pour six mois de la télévision privée camerounaise réputée proche du pouvoir Vision 4 des bouquets diffusés au Gabon par les principaux diffuseurs, dont Canal +.

"Inexacte et trompeuse", l'annonce de la mort du président Bongo Ondimba par Vision 4 a porté "atteinte à l'unité nationale, la cohésion sociale et l'ordre public", selon la HAC dans un communiqué obtenu mercredi.

Le président gabonais, âgé de 59 ans, a été hospitalisé le 24 octobre à Ryad, à la suite d'un "malaise", selon Ike Ngouoni Aïla Oyouomi, porte-parole de la présidence à Libreville.

"Les médecins qui l'ont consulté ont alors diagnostiqué une fatigue sévère due à une très forte activité ces derniers mois", a déclaré dimanche M. Ngouoni en précisant que les médecins lui ont prescrit un "repos médical".

Il "va mieux et se repose en ce moment-même à l'hôpital" à Ryad, avait-il ajouté.

Le chef de l'Etat gabonais se trouvait en Arabie saoudite pour assister au forum économique Future Investment Initiative (FII).

Le porte-parole de la présidence avait appelé à la "vigilance" contre les "fake-news", après l'annonce dimanche en direct par Vision 4 de la mort du président Bongo Ondimba, sans aucun élément de preuve.

Avec AFP

Toutes les actualités

La pêche artisanale reprend lentement à Libreville

La pêche artisanale reprend lentement à Libreville
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:28 0:00

Lancement du programme Gabon Familles Vertes

Lancement du programme Gabon Familles Vertes
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:23 0:00

L'eau potable reste un souci dans la ville gabonaise de Ndjolé

L'eau potable reste un souci dans la ville gabonaise de Ndjolé
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:28 0:00

L'économie africaine va subir un recul de 3% cette année avant de rebondir en 2021

Dans un supermarché Nakumatt, à Nairobi, Kenya, le 18 juillet 2014. REUTERS/Thomas Mukoya

L'économie de l'Afrique subsaharienne va subir un recul de 3,1 % cette année, avant de remonter en 2021 pour atteindre une croissance d’environ 3,5 %.

C’est ce qui ressort d’un sondage réalisé la semaine dernière par l’agence de presse Reuters dont les résultats ont été publiés vendredi.

Selon les analystes, la pandémie du nouveau coronavirus continue de peser sur la croissance, avec des interruptions soutenues de l'activité économique et un nombre croissant de cas au quotidien.

Fin juin, le Fonds monétaire international (FMI) annonçait une contraction de 3,2%, par la voix de son directeur pour la région Afrique, l’Éthiopien Abebe Selassie.

Alors que certains pays ont commencé à assouplir les restrictions liées au contrôle du virus, les cas de contamination continuent d'augmenter, contrairement à de nombreux pays d’Europe et d’Asie qui ont commencé à montrer des signes de stabilisation du nombre d'infections.

L'Afrique du Sud s'inquiète, le Ghana sourit

L'Afrique du Sud, deuxième plus grande économie du continent, continue de signaler le plus grand nombre de cas en Afrique. Les prévisions indiquent que le pays de Cyril Ramaphosa va subir une chute de 8% cette année, coup dur pour un pays confronté à des soubresauts liés à l’équité socioéconomique. On prévoit un rebond de 3,5 % l'année prochaine.

Le Nigeria, la plus grande économie d'Afrique, devait se contracter de 3,7 % cette année pour rebondir avec 2 % de croissance l'année prochaine.

Dans de nombreux pays, la véritable ampleur des cas de coronavirus n’est pas bien cernée en raison d’une faible couverture des tests.

"La maladie COVID-19 va réduire encore plus la croissance en Afrique", lit-on dans une analyse de la banque Standard Chartered.

Certains pays, à l’instar du Ghana, pourront tirer leur épingle du jeu. En effet, les prévisions indiquent que l’économie ghanéenne va connaitre une croissance de près de 2% cette année avant de remonter davantage pour atteindre 4,2 % en 2021.

"Nous pensons que le Ghana a des perspectives de croissance", a souligné Michael Kafe, économiste chez Barclays.

Mais les pays producteurs de pétrole ne s’en tireront pas à si bon compte. En effet en Angola et au Gabon, par exemple, les indicateurs sont au rouge.

Le Kenya, la plus grande économie d'Afrique de l'Est, devait stagner cette année. Le pays dont les secteurs vitaux, à savoir le tourisme et l’exportation des fleurs, dépendent énormément de l’extérieur, a subi de plein fouet la fermeture des aéroports. Coup dur pour un pays dont la croissance moyenne au cours de la décennie écoulée se situait autour de 6%.

"Nommer une femme ne change rien" au quotidien des Gabonais, selon l'activiste Laurence Ndong

L'activiste gabonaise Laurence Ndong. (Photo: Silver Mba/Courtesy Image)

Laurence Ndong, leader de la société civile au Gabon, dit ne pas s'attendre à un grand chamboulement malgré la nomination de la première femme Premier ministre.

Si pour certains Gabonais la désignation de Rose Christine Ossouka Raponda au poste de Premier ministre du Gabon a permis de casser le "plafond de verre", pour l'activiste Laurence Ndong c'est un non-événement.

"La nomination d'une femme ne change rien, c'est le gouvernement gabonais qui doit changer", affirme la responsable de "Tournons la page", un collectif qui œuvre pour la bonne gouvernance dans ce pays d'Afrique centrale.

Pour cette leader de la société civile, Mme Ossouka Raponda ne fera que "ce que le président Ali Bongo Ondimba souhaite" et non "les réformes nécessaires pour améliorer les conditions de vie des Gabonais".

Les recriminations de Laurence Ndong à l'endroit de Mme Ossouka Raponda remontent à l'époque où cette dernière dirigeait la mairie de Libreville, la capitale.

"Elle n'a rien changé dans la ville", s'indigne Mme Ndong au micro de Peter Clottey du service anglophone de la VOA. "Il ne suffit pas d'être une femme pour changer le système", soutient l'activiste. "Nous devons changer de président en premier lieu", précise-t-elle dans un anglais limpide.

Si certains saluent l'ascension de Mme Ossouka Raponda comme un développement positif et un modèle auquel les jeunes filles peuvent désormais aspirer, il n'en est rien pour Mme Ndong.

"Il change de Premier ministre tous les deux ans, car ce n'est que le président qui décide, tout le monde le sait", soutient-elle, en parlant du chef de l'État gabonais, Ali Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 2009.

"Nous ne nous attendons à aucun changement" avec Mme Ossouka Raponda​, soutient l'activiste. "Elle sert une dictature".

Voir plus

XS
SM
MD
LG