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Pierre-Emerick Aubameyang quitte l'équipe nationale du Gabon

Pierre-Emerick Aubameyang célèbre après avoir marqué un but lors de la Coupe d'Afrique des Nations à Bata, en Guinée équatoriale, samedi 17 janvier 2015.

L'attaquant gabonais du FC Barcelone Pierre-Emerick Aubameyang a annoncé qu'il mettait fin à sa carrière internationale, a déclaré jeudi à l'AFP Patrice Neveu, le sélectionneur des Panthères, information confirmée par la Fédération gabonaise de football.

"Il a annoncé par une lettre officielle envoyée à la Fédération gabonaise de football (Fégafoot) qu'il prenait sa retraite internationale", a assuré à l'AFP par téléphone le sélectionneur français du Gabon.

"Après 13 ans de fierté à représenter mon pays, je vous annonce que je mets un terme à ma carrière internationale. Je tiens à remercier le peuple gabonais et tous ceux qui m'ont soutenu dans les bons comme les mauvais moments", écrit Aubameyang dans une lettre adressée à la Fégafoot, qui salue "l'immense carrière et la régularité au haut niveau de celui qui a su vendre, grâce à son professionnalisme, l'image du Gabon dans le monde".

Le Barça a recruté début février Aubameyang, 32 ans, laissé libre par Arsenal où il était en disgrâce, le club anglais ayant accepté de résilier son contrat "par consentement mutuel" pour économiser son mirobolant salaire, estimé alors à 15 millions de livres par an (18 M EUR).

L'attaquant a inscrit 13 buts en trois mois pour le club catalan depuiis son arrivée.

Le musée des arts et traditions de Libreville reprend des couleurs

Le musée de Libreville, au Gabon, le 15 mai 2022. (VOA/Ismaël Obiang Nze)

Le Gabon relance les expositions au musée national de Libreville. Pendant plus de deux ans, ce site est resté fermé à cause de la pandémie du nouveau coronavirus. Cet espace met en relief les objets culturels du pays et valorise le génie esthétique des artistes locaux.

Près de 45 ans depuis sa création, le musée du Gabon se réinvente. Derrière une épaisse porte métallique, l’accueil bien chaleureux des réceptionnistes du musée d’arts et traditions de Libreville. On peut y admirer des masques et des objets traditionnels des différentes provinces du Gabon. La guide est très professionnelle et rend la visite passionnante.

"Venez apprécier et admirer la beauté de ce musée. Admirer la tradition du Gabon, les différentes cultures et les objets que l’on peut retrouver ici", lance Aminata Kanté, réceptionniste.

C’est un patrimoine culturel disposant des éléments de la vie traditionnelle du pays. Sur les pas de Vanessa Tess Odoungui Bonard, la commissaire de l’exposition, nous prenons le pavillon de gauche tout juste à l’entrée pour admirer la beauté de sa grotte longue d’environ cinq mètres.

"Cette grotte est magnifique. Quand vous voyez l’architecture et le design du lieu ça m’a tout de suite inspiré une histoire à raconter", dit-elle. "Il s’agit porter notre culture et les artisans du pays. En deux semaines nous avons déjà atteint les 800, 900 visiteurs", ajoute-t-elle, visiblement réjouie d’un tel niveau de fréquentation.

La grotte du musée de Libreville, au Gabon, le 15 mai 2022. (VOA/Ismaël Obiang Nze)
La grotte du musée de Libreville, au Gabon, le 15 mai 2022. (VOA/Ismaël Obiang Nze)

Au nombre des visiteurs qui viennent de faire l’immersion dans la grotte du musée, il y a des anonymes avides de loisirs, mais aussi des personnages publics comme l’artiste Franck Noel Makosso, alias No, double champion du slam au Gabon."Au délà de ce que l’on voit tous les jours, il y a cette partie invisible de l’être et vraiment l’exposition c’était ce voyage à l’intérieur de nous", dit-il, ému.

Le site propose une nouvelle offre de service pour devenir la destination culturelle de tous les publics. Il se veut novateur et au service du développement à travers un espace de prestations et un jardin botanique.

Les activités redémarrent au musée d’arts et traditions de Libreville
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Les activités redémarrent au musée d’arts et traditions de Libreville

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Suspension de la prise en charge des démunis dans les hôpitaux gabonais

L’entrée du CHU de Libreville, le 8 mai 2022.

C’est incontestablement le fait social le plus marquant au Gabon: depuis une semaine, les hôpitaux publics conditionnent la prise en charge des patients dits économiquement faibles par le paiement des frais de consultations ou d’hospitalisation.

Devant les urgences du centre hospitalier universitaire de Libreville, le bruit de gyrophare d’une ambulance signale l’évacuation d’un homme sauvagement agressé dans la nuit par des délinquants qui écument la capitale gabonaise. La victime a été secourue depuis son quartier par des passants.

"Il allait mourir sur place. Les blessures ne sont pas prises en charge par l’assurance", avance l’un des témoins de la scène.

L’infortuné, qui saigne abondamment de la tête, vient d’être conduit au service de traumatologie pour les premiers soins. Pour y parvenir, il a dû débourser près de 10.000 francs CFA.

Un autre patient, Clément Oboulou, n'est pas si chanceux : atteint d’une pneumonie, il n'a toujours pas été vu par un médecin dans cet hôpital public. L'intéressé, quoiqu'assuré, est sans le sou. Or, pour bénéficier d’une prise en charge rapide, il faut bien payer la consultation.

"J’essaie de voir le médecin pour lui dire que moi je n’ai rien comme moyens, et je fais comment? Lui me dit que comme la CNAMGS est bloquée, il me faut payer tout au moins 4000 francs CFA au lieu de 7.500 pour la consultation. Avec la CNAMGS, ça se paie pas. Et là on m’exige de payer une consultation sans compter l’ordonnance qui en sortira", confie-t-il à VOA Afrique.

La CNAMGS, ou Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale, est une entité gouvernementale chargée de gérer un programme d'assurance maladie destiné à couvrir les individus et les ménages à faibles revenus.

Héritage d'Omar Bongo Ondimba

C'est en décembre 2008 que les premières cartes d'assurance sont délivrées aux "Gabonais économiquement faibles" sous l'égide de la CNAMGS, lit-on sur le site web de l'agence. La cérémonie est présidée par nul autre qu'Omar Bongo Ondimba, le père et prédécesseur de l'actuel chef de l'État, Ali Bongo Ondimba.

A sa mort moins d'un an après, le projet est poursuivi par l'actuel président, qui supervise son expansion. Dès 2011, quelque 83 000 fonctionnaires sont inscrits à la CNAMGS, selon le portail d'informations Gabonews. Viennent ensuite les travailleurs du secteur privé: en 2013, ils sont plus de 600.000 à être recensés, selon un rapport cité par Infos Plus Gabon, un média en ligne.

Le programme d'assurance maladie s'avère être un énorme succès. En 2012, il remporte le "grand prix de l'Emergence", lors d'une compétition nationale entre des organismes publics gabonais.

Clément Oboulu brandissant sa fiche d’assuré de la caisse d’assurance maladie, à Libreville, le 8 mai 2022.
Clément Oboulu brandissant sa fiche d’assuré de la caisse d’assurance maladie, à Libreville, le 8 mai 2022.

"L’hôpital va mourir"

Au fil des ans cependant, les problèmes apparaissent: lenteurs administratives, incohérences de trésorerie, disputes syndicales...

Aujourd'hui, comme tant d’autres usagers économiquement faibles, Clément Oboulu fait les frais d’une décision prise par la Coalition des syndicats du secteur santé au Gabon. Elle a annoncé la suspension, jusqu’à nouvel ordre, des feuilles de soin et bons d’examen de la CNAMGS dans les structures publiques.

"Il faut que nous puissions travailler et pour travailler il faut de l’argent. Or si nous n’avons pas cet argent l’hôpital va mourir. Et si dans notre hôpital qui est la vitrine de la médecine au Gabon, on ne peut pas faire de la radio parce qu’il y a pas de clichés, si on ne peut pas faire d’examen sanguin parce qu’il n y a pas de réactif, comment nous faisons ?", a déclaré Dr. Christiane Mengue M’Asseko, porte- parole de la coalition.

Contacté par VOA Afrique pour réagir sur cette situation, le ministère gabonais de la Santé n’a pas donné suite à la démarche. Dans un courrier, la coalition rappelle avoir, le 25 avril, saisi le Premier ministre pour signifier les difficultés des structures de santé à fonctionner correctement et offrir des soins de qualité aux populations.

Des dizaines d'enfants dépendent de la décharge publique de Mindoubé
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Concertation à Yaoundé sur la traçabilité des diamants bruts en Afrique centrale

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