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Hospitalisation du président du Gabon à Ryad

Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba au 10ème sommet des BRICS, à Johannesburg, en Afrique du Sud, le 27 juillet 2018

Le président du Gabon Ali Bongo Ondimba a été admis dans un hôpital de Ryad, a indiqué l'agence de presse officielle saoudienne, sans toutefois donner de précisions sur la durée ou les causes de l'hospitalisation.

M. Bongo, 59 ans, était censé participer mercredi à un panel du forum économique Future Investment Initiative (FII) à Ryad, mais il n'a pas été aperçu lors de la discussion. Les organisateurs n'ont donné aucune explication à son absence.

Mercredi soir, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a rendu visite à M. Bongo à l'hôpital King Faisal, a souligné jeudi l'agence SPA.

La présidence du Gabon a affirmé à l'AFP qu'il ne s'agissait de "rien de grave" et que M. Bongo était simplement fatigué.

Ali Bongo est au pouvoir au Gabon, pays d'Afrique équatoriale riche en pétrole, depuis 2009, après avoir succédé à son père, qui dirigeait le pays depuis 1967.

En 2016, il a été réélu avec seulement quelques milliers de votes de plus que son rival, lors d'un scrutin présidentiel controversé.

Avec AFP

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Avec 95 000 têtes, le Gabon est le dernier bastion des éléphants de forêt au monde

Un éléphant solitaire broute une clairière dans la forêt tropicale de la réserve de la Lopé, au Gabon, 4 juillet 2001

C'est le résultat d'une enquête basée sur l'ADN prélevé à partir des excréments.

Le Gabon abrite à lui seul entre 65 % et 70 % de tous les éléphants de forêt africains aujourd'hui, ce qui en fait le premier reservoir mondial, selon Lee White, ministre des Eaux et forêts.

La déclaration de M. White, un Gabonais originaire d'Écosse, fait suite à la publication d'une enquête estimant à 95 000 têtes le nombre d'éléphants de forêt en vie dans le pays.

Menée par la Wildlife Conservation Society (WCS), basée à New York, et l'Agence Nationale des Parcs Nationaux (ANPN) du Gabon, l'enquête montre que ce pays d'Afrique centrale d'environ 2,3 millions d'habitants est le "dernier bastion" mondial de ces créatures.

COP26 à Glasgow: les pays africains exigent une compensation
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S'il est vrai que l'Afrique centrale compte le plus grand nombre d'éléphants de forêt au monde, force est de reconnaître que ces pachydermes ont presque été décimés ailleurs dans la région du bassin du Congo, en proie au braconnage, aux conflits et à la déforestation.

La particularité de cette dernière enquête menée au Gabon est qu'elle constitue la toute première évaluation nationale basée sur l'ADN d'un grand mammifère vivant librement en Afrique.

Fabrice Menzeme, garde forestier, ramasse des excréments d'éléphants dans la forêt du parc national de la Pongara, au Gabon, le 9 mars 2020.
Fabrice Menzeme, garde forestier, ramasse des excréments d'éléphants dans la forêt du parc national de la Pongara, au Gabon, le 9 mars 2020.

Contrairement à leurs cousins de la savane, plus grands, qui parcourent en abondance les plaines d'Afrique australe, la plupart des éléphants de forêt vivent dans des forêts denses, ce qui rend leur comptage laborieux.

Les chercheurs ont donc développé un procédé à travers lequel ils collectent du matériel génétique dans les excréments des éléphants.

Pendant trois ans, des équipes de recherche ont passé un mois dans la brousse, parcourant environ 12 kilomètres par jour pour trouver des échantillons de matières fécales d'éléphants.

Triomphe de la science

Ces échantillons ont été placés dans de petits tubes à essai et transportés dans un laboratoire gouvernemental d'analyse génétique de la faune situé dans la capitale, Libreville, où les scientifiques ont extrait l'ADN d'environ 2 500 échantillons collectés dans tout le pays.

"Nous avons constaté que les éléphants étaient répartis sur près de 90% de la surface totale du pays", a déclaré Emma Stokes, directrice régionale de WCS pour l'Afrique. "C'est très inhabituel", a-t-elle ajouté.

Il s'agit du tout premier recensement national des éléphants au Gabon depuis 30 ans.

Les enquêtes précédentes reposaient sur le comptage des excréments, qui peut être plus coûteux, plus difficile et moins fiable que l'échantillonnage de l'ADN, qui permet d'identifier les doublons.

Comment éviter le conflit homme-éléphant

Tout en saluant le travail fourni dans le domaine de la conservation, John Poulsen, professeur d'écologie tropicale à la Nicholas School of the Environment de l'université Duke, appelle les autorités gabonaises à se pencher sur la question du conflit homme-éléphant. En particulier, il met l'accent sur le pillage des plantations par les pachydermes.

Le ministre Lee White est d'accord.

Ces conflits tuent environ 10 personnes par an, a admis le ministre White dans un entretien en marge de la conférence COP26 à Glasgow.

"Quand je vais dans les zones rurales du Gabon, je vois beaucoup de personnes en colère qui me crient dessus parce que les éléphants ont mangé leurs cultures et, tragiquement, ont même parfois tué leurs proches", conclut-il.

Le professeur Lee White, ministre gabonais des Eaux et forêts.
Le professeur Lee White, ministre gabonais des Eaux et forêts.

Avec Associated Press.

Environ 10% de la population gabonaise souffre du diabète

Contrôle de tension sur une patiente au service d’endocrinologie du CHU de Libreville, le 16 novembre 2021. (VOA/Ismael Obiang Nze)

Au Gabon, le nombre de personnes vivant avec le diabète a triplé en deux décennies, passant de 2 à 10%, d’après les chiffres du service d’endocrinologie du centre hospitalier universitaire de Libreville.

Âgée d’une soixantaine d’années environ, Makaga Oubamgo vient en consultation au service d’endocrinologie contrôler sa glycémie. Il y a quelques années, Mme Oubamgo apprend qu’elle est sujette au diabète de type 2.

"C’était le choc de ma vie ! Je ne pensais pas pouvoir m’en sortir. Sans l’aide et le soutien de mes proches j’aurais peut- être sombré", confie-t-elle.

3e pays en Afrique

Le Gabon est le 3ème pays d’Afrique sub-saharienne présentant le plus fort taux de diabétiques.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), il y a deux principaux types de diabète: le diabète de type 1 est causé en début de vie par une affection qui endommage le pancréas et altère la production d’insuline et le diabète de type 2, qui est est "lié à une mauvaise alimentation, à l’obésité et au manque d’exercice physique, et résulte d’une mauvaise utilisation de l’insuline par l’organisme".

L'OMS précise que le diabète augmente le taux de mortalité chez les personnes atteintes de la maladie COVID-19, d'où l'importance de se faire dépister.

La journée mondiale de lutte contre le diabète, célébrée le 14 novembre, est le symbole d’une mobilisation collective à travers la planète. Son objectif : mieux faire connaitre le diabète, sa prise en charge et surtout les moyens de le prévenir.

A Libreville comme dans d’autres villes africaines, les modes de vie changent avec une urbanisation galopante. Une alimentation trop riche en sucre, sel ou graisse, rend plus d’une personne vulnérable au diabète.

Le diabète: l’épidémie silencieuse
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Face au Dr Daniéla Nsame, un patient fatigué et très amaigri vient d’être interné au service d’endocrinologie après un malaise. "Dans son cas ce sont les lésions cutanées, la vue qui baisse. Ce sont les complications du diabète de type2. Et c’est le plus courant dans notre pays. Tout ceci arrive quand le malade rompt avec le traitement sous insuline parce qu’on lui miroite une guérison par miracle", dit-il

En respectant les prises d’insuline, le patient s’assure une vie normale, selon les endocrinologues comme Dr Daniéla Nsame. Mais doser son traitement requiert un matériel onéreux, même pour ceux qui bénéficient de l’assurance maladie.

Les malades misent alors sur une faible variation de leur taux de glycémie pour poursuivre leur traitement souvent contrôlé par les médecins de la capitale gabonaise.

Carnet de Santé: le diabète
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Macron reçoit Roch Kaboré et Ali Bongo à l'Élysée

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Cinq ans de prison ferme pour Brice Laccruche Alihanga, ex-bras droit d’Ali Bongo

Brice Laccruche Alihanga, ancien directeur de cabinet du président Ali Bongo Ondimba, accusé de corruption, a été renvoyé du gouvernement gabonais.

Brice Laccruche Alihanga, ex-bras droit du président gabonais Ali Bongo Ondimba, a été condamné vendredi par le tribunal de Libreville à cinq ans de prison ferme pour "délivrance indue de documents administratifs".

M. Laccruche a également été condamné à verser une amende de 5 millions de francs CFA, soit environ 7.500 euros. Les réquisitions du parquet ont été suivies.

"C’est une peine inique qui fait perdre tout crédit à la valeur de la justice", a déclaré à l’AFP Anges-Kevin Nzigou, avocat de M. Laccruche. "Je ne sais pas si nous allons faire appel, je ne crois pas en la capacité des magistrats dans le dossier de dire le droit", a poursuivi M. Nzigou, évoquant une "décision politique".

M. Laccruche, portant une chemise bleue et arborant une barbe de quelques jours, est apparu à la barre le visage émacié et le dos voûté, visiblement marqué, a constaté un journaliste de l'AFP.

Nommé directeur du cabinet présidentiel en 2017, M. Laccruche, franco-gabonais de 41 ans, était devenu le véritable homme fort du pouvoir après l'accident vasculaire cérébral du président Bongo en octobre 2018, qui avait laissé le chef de l’État très affaibli et absent de longs mois du pays. Il est reconnu coupable d’avoir obtenu illégalement la nationalité gabonaise.

En novembre 2019, peu après le retour du président Bongo sur le devant de la scène politique, M. Laccruche avait d'abord été écarté de la présidence, avant d'être la cible d'une opération anti-corruption appelée Scorpion, qui avait aussi visé des ministres et hauts fonctionnaires qui lui étaient fidèles.

Il avait été arrêté en décembre 2019, tout comme plusieurs ministres et hauts-fonctionnaires, et incarcéré à Libreville pour détournements de fonds publics.

Il a été condamné pour un chef relativement mineur au regard des autres pour lesquels il est aussi poursuivi dans des enquêtes séparées.

Depuis 2020, une juge d'instruction parisienne enquête sur des accusations de "détention arbitraire" par les autorités gabonaises de Brice Laccruche, mais aussi de son frère Grégory, également poursuivi pour détournements de fonds publics.

Le Groupe de travail sur la détention arbitraire du Conseil des droits de l'homme de l'ONU a également estimé fin 2020 que la détention des frères Laccruche et de trois autres personnes était "arbitraire" et demandé leur "libération immédiate" ainsi qu'une "indemnisation".

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