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RDC

Un garde du parc des Virunga tué dans une attaque

Des gardes parc au Parc national de Virunga, près de Bunagana, Nord-Kivu, 21 octobre 2012.

Un garde a été tué jeudi dans un secteur infesté de rebelles dans le parc national des Virunga (PNVI) dans l'est de la République démocratique du Congo, indique un communiqué de presse.

"Le Parc national des Virunga a la profonde douleur de confirmer le décès du garde Freddy Mahamba Muliro lors d’une attaque sur une position des gardes ce jeudi 7 mars 2019", précise le communiqué de presse posté sur le site du parc.

"Le garde Freddy est tombé pendant qu'il effectuait un travail de routine avec ses collègues. C'était dans le secteur centre du PNVI vers Vitshumbi en territoire de Rutshuru", a expliqué à l'AFP Joel Wengamulay, chargé de communication du PNVI.

"Maintenant plus que jamais, le décès de Freddy met en exergue les menaces qui pèsent sur les gardes dans leur effort de protection du Parc national des Virunga.", a déploré son directeur Emmanuel De Mérode, dans ce communiqué.

Le PNVI avait été rouvert au public mi-février, neuf mois après sa fermeture décidée en raison de la mort de neuf personnes dont un garde dans une attaque.

"Le nombre total des gardes tombés dans l’exercice de leurs fonctions" est de 176, a indiqué M. De Mérode.

Située à la frontière avec le Rwanda et l'Ouganda, les Virunga s'étendent sur 7.800 km2 dans la province du Nord-Kivu, fief de plusieurs milices et groupes armés.

Des bords du lac Kivu au volcan Nyiragongo, à la sortie de Goma, jusqu'aux monts Rwenzori à la frontière avec l'Ouganda vers le nord, le plus ancien parc naturel d'Afrique à la grande biodiversité sert de refuge à des espèces menacées comme le gorille des montagnes.

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Nouvelle journée de manifestations interdites contre la Commission électorale à Kinshasa

Un homme est blessé à la jambe lors d'une manifestation où des manifestants et des policiers se sont affrontés à Kinshasa le 9 juillet 2020 lors de manifestations organisées contre l'UDPS), pour la nomination du nouveau président de la Commission électorale. (AFP/Arsene Mpiana)

Des milliers de personnes se sont rassemblées lundi matin à Kinshasa en République démocratique du Congo pour une marche interdite par les autorités contre le choix d'un nouveau président de la Commission électorale, quatre jours après des affrontements qui ont fait cinq morts.

Les manifestants ont envahi le boulevard Lumumba, en présence de l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, un des leaders de l'opposition.

La marche a été organisée par la principale coalition des partis d'opposition Lamuka.

Ailleurs dans le pays,des rassemblements ont été dispersés à Bukavu (est) et Kananga (centre) à coup de gaz lacrymogènes.Ces marches dénoncent le choix du nouveau président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), accusée par les opposants de fraudes électorales à chaque scrutin.

La manifestation a été "reportée" dans la deuxième ville Lubumbashi, ont indiqué les organisateurs, qui redoutent des incidents provoqués par des "infiltrés" pour mettre en cause un des leaders de Lamuka, Moïse Katumbi.

Des marches semblables avaient été organisées jeudi par le parti présidentiel Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

Cinq manifestants avaient alors été tués (deux à Kinshasa et trois à Lumbumbashi), selon un bilan du ministre de l'Intérieur.

De plus, 20 policiers ont été blessés à Kinshasa dont deux grièvement, selon ce même bilan qui ne confirme pas une rumeur assurant qu'un policier avait été lynché par la foule dans la capitale.

En conseil des ministres, le président Félix Tshisekedi a indiqué qu’il" peut comprendre" ces réactions face aux "irrégularités" dans le choix du nouveau président de la Commission électorale, mais qu'"il condamne" les violences.

C'est le président qui doit valider in fine le choix du nouveau président de la Commission électorale. Il a été entériné par l'Assemblée nationale, sur proposition de la société civile.

Les autorités justifient l'interdiction des marches par l'état d'urgence sanitaire face à la pandémie de Covid-19.

Une troisième marche est prévue dimanche à l'appel d'un collectif catholique et de mouvements citoyens.

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