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Attaques meurtrières dans l’est de la RDC


Des soldats des FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) assis sur un véhicule militaire lors d’une opération contre des rebelles des Forces Démocratiques Alliées (ADF) à Opira, Nord Kivu, le 25 janvier 2018.

Deux militaires et un milicien ont été tués dans l'attaque d'un camp militaire à Butembo dans l'est de la République démocratique du Congo tandis que quatre civils ont été tués dans Goma, capitale du Nord-Kivu, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

"Le camp militaire de Kitakandya (quartier Kyaghala/Butembo) a été attaqué à l'aube par des miliciens Maï-Maï. Un assaillant a été tué et deux [militaires congolais] sont tombés au champ d'honneur", annonce l'armée de la RDC (Fardc) sur son compte twitter.

Butembo est un grand centre commercial (1 million d'habitants) dans le nord de la province troublée du Nord-Kivu (est), visé depuis quelques semaines par des attaques d'hommes armés. Ces attaques ont même perturbés les opérations de riposte contre la dixième épidémie d'Ebola qui sévit dans la région depuis sept mois.

A Goma, capitale du Nord-Kivu, "une personne a été retrouvée morte par balle" mardi dans le quartier Ndosho (ouest) et "trois autres corps découpés à la machette" dans le quartier de Majengo, a déclaré à l'AFP Claver Kahasa, substitut du procureur de Goma.

Les responsables de ces tueries n'ont pas été identifiés, a indiqué à l'AFP le maire de la ville, Timothée Muissa Kiesse.

Depuis le début de l'année, environ trente personnes ont été tuées à Goma par des hommes armés non identifiés. Les assaillants ciblent particulièrement les quartiers nord et ouest de Goma, voisins du parc des Virunga, repaire des nombreuses milices et des groupes armés actifs au Nord-Kivu depuis plus de deux décennies.

Mais les tueries à la machette ne sont pas courantes à Goma comme c'est le cas dans la région de Beni, dans l'extrême nord de la province du Nord-Kivu. Depuis 2014, plus d'un mille personnes ont ainsi été tuées dans des massacres attribués aux rebelles ougandais musulmans des forces démocratiques alliées (ADF).

"On ne comprend pas ce qui se passe ces derniers temps à Goma, et on se demande si ce n'est pas une tentative de vouloir saboter le nouveau régime", s'est inquiété Fidèle Kasereka, un enseignant de Goma.

Plus au sud du pays, à Kalemie, chef-lieu de la province de Tanganyika (dans l'ancienne province du Katanga), une centaine de jeunes ont manifesté mardi contre l'insécurité signalée dans cette ville.

Le nouveau président congolais Félix Tshisekedi a promis d'oeuvrer pour sécuriser le territoire congolais.

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