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RDC

Un policier tué dans l'attaque d'un dépôt de coltan dans l'Est de la RDC

Vue intérieure d'une mine artisanale près de Goma, dans l'Est de la RDC (Archives)

Un policier a été tué et deux grièvement blessés dans la nuit de jeudi à vendredi dans l'attaque d'un dépôt de coltan et de cassitérite de la plus importante société minière opérant au Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, selon un communiqué de cette entreprise.

"La société minière de Bisunzu (SMB) a le regret d'informer l'opinion tant nationale qu'internationale que dans la nuit de jeudi à vendredi son dépôt près de Rukaza (Masisi, Nord-Kivu) a été la cible d'une attaque armée", écrit-elle.

Les assaillants "ont ouvert le feu sur la police des mines et la garde industrielle faisant un bilan de trois victimes: un policier tué et deux autres gravement blessés", poursuit le communiqué.

"L'attaque a été repoussée sans que les assaillants parviennent à s'emparer des minerais", indique le communiqué.

"Une enquête est en cours pour retrouver ces assaillants", a déclaré à l'AFP Cosmas Kangakolo, administrateur du territoire de Masisi.

La SMB exploite du coltan et de la cassitérite dans la localité de Rubaya dans le territoire de Masisi, à 45 km au nord-ouest de Goma, le chef-lieu du Nord-Kivu (est).

Le coltan est un élément important dans la fabrication des téléphones portables et des ordinateurs.

L'entreprise revendique en plus "l'encadrement de 4.000 exploitants artisanaux" de cette région troublée par la présence de groupes armés actifs depuis plus de deux décennies, selon Ben Mwanga Chuchu, son directeur.

Mi-janvier, cette société avait quitté le système de traçabilité mise en place dans le cadre de la loi américaine Dodd Frank contre les minerais ayant un lien avec les conflits, le travail des enfants ou toute autre forme de violation des droits de l'homme.

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Six soldats et deux civils tués dans une attaque dans l'Est de la RDC

Des soldats de l'armée régulière de la RDC montent la garde au sommet de la colline de Kanyesheza, le 15 juin 2014, près de la frontière avec le Rwanda. PHOTO AFP / JUNIOR D.KANNAH (Photo Junior D. Kannah / AFP)

Six soldats et deux civils ont été tués, et neuf personnes blessées vendredi dans l'attaque d'une position militaire dans l'Est de la République démocratique du Congo, selon un bilan définitif annoncé lundi par l'armée.

"Huit personnes tuées et neuf autres blessées, c'est le bilan définitif" de l'attaque menée par trois groupes armés d'une position militaire au Sud-Kivu, a déclaré le capitaine Dieudonné Kasereka, porte-parole de l'armée dans la région.

"Parmi les personnes tuées il y a six militaires des FARDC (Forces armées de la RDC), dont un officier subalterne, et deux femmes", a ajouté l'officier. L'armée affirme "avoir repoussé cette attaque" et avoir "renforcé ses positions autour du village Tuwe Tuwe pour sécuriser davantage la population".

L'armée accuse une coalition de trois groupes armés actifs dans la région de Fizi, Mwenga et Uvira d'avoir mené cette attaque.

Ces trois groupes armés sont constitués des membres de la communauté des Banyamulenge, appellation qui désigne des Congolais d'expression rwandophone.

L'Est congolais est déstabilisé depuis 25 ans par la présence de plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers responsables d'exactions sur la population civile et d'attaques des positions de l'armée.

L'armée congolaise a lancé depuis fin octobre des opérations militaires pour traquer tous les groupes armés présents dans l'Est. Mais des tueries et des attaques sont régulièrement signalées.

Luanda réclame le corps du militaire angolais tué au Kasaï

Luanda réclame le corps du militaire angolais tué au Kasaï
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Un militaire angolais tué par des soldats congolais au Kasaï

Des soldats angolais à un poste de contrôle sur la route entre Cabinda et Belize, le 16 janvier 2010. (Photo: REUTERS/Rafael Marchante)

Un militaire angolais a été tué "accidentellement" dimanche par des militaires congolais après un incident dans la région frontalière du Kasaï, dans le sud de la République démocratique du Congo, ont indiqué des sources officielles congolaises.

"Un militaire angolais a ouvert le feu et blessé un agent congolais de l'Agence nationale des renseignements (ANR). Nos hommes ont riposté et atteint un militaire angolais qui est malheureusement mort", a déclaré à l'AFP Deller Kawino, ministre de l'Intérieur de la province du Kasaï.

Selon M. Kawino, avant l'incident, un groupe de militaires angolais étaient entrés jusqu'à trois km à l'intérieur du territoire congolais. Un d'entre eux s'est mis à filmer avec son téléphone portable avant de se voir intimer d'arrêter par les soldats congolais, a ajouté ce responsable.

"Les autorités angolaises demandent le corps de leur militaire qui a été accidentellement tué ce matin par nos forces. Nous sommes d'accord sur le principe mais nous leur avons demandé de nous dresser un procès-verbal qui reconnaît que leur militaire a été tué sur le territoire de la RDC", a déclaré à l'AFP le gouverneur du Kasaï, Dieudonné Pieme.

La RDC et l'Angola partagent une frontière de plus de 2.500 km, outre celle avec l'enclave angolaise de la Cabinda entre la RDC et le Congo-Brazzaville.

La RDC dénonce régulièrement les "incursions des troupes angolaises" sur son territoire "sous prétexte de de poursuite des rebelles du Front de libération de l'enclave de la Cabinda (FLEC)".

En mai, des échanges de tirs entre l'armée congolaise et des éléments de l'armée angolaise au Kasaï s'étaient soldés par un blessé angolais et la confiscation de deux armes.

Dispersion d'une marche contre le nouveau président de la Commission électorale congolaise

Ronsard Malonda, le Secrétaire National Exécutif de la CENI, choisi pour être le nouveau président de la Ceni, le 4 septembre 2019. (Facebook / RDC CENI)

Une manifestation contre le nouveau président controversé de la très stratégique commission électorale en République démocratique du Congo a été dispersée par la police samedi à Kinshasa.

Quelque centaines de manifestants avaient répondu à l'appel de plusieurs mouvements citoyens pour dire "non au choix de Ronsard Malonda", actuel secrétaire exécutif de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

L'opposition accuse l'équipe sortante de la Céni, dont M. Malonda, de fraude lors des élections présidentielle et législatives de décembre 2018.

Les manifestants ont lancé des appels en faveur d'une Céni apolitique. Encadrés par la police, ils ont marché sur cinq kilomètres, jusqu'au siège du Parlement avant d'être dispersés, après l'emploi de gaz lacrymogènes.

Plusieurs personnes ont été brièvement interpellées.

Les manifestants n'avaient pas demandé d'autorisation pour leur rassemblement, a déclaré le chef de la police de Kinshasa Sylvano Kasongo, en affirmant que "la police a encadré la manifestation d'une façon très professionnelle".

Le choix de M. Malonda a été validé jeudi par l'Assemblée nationale. La nomination officielle dit être faite par le président Félix Tshisekedi.

La Céni est accusée par l'opposition d'avoir "fabriqué" des résultats en décembre 2018, en proclamant Félix Tshisekedi vainqueur de la présidentielle, et les forces politiques de son prédécesseur Joseph Kabila, majoritaires au Parlement.

Le chef de l'État a demandé que le choix d'un nouveau président de la Céni "soit conduit dans un esprit de consensus, d'apaisement et dans le strict respect des règles", selon le compte rendu du Conseil des ministres tenu vendredi.

Le président a ajouté qu'il veillerait "personnellement à ce que la procédure de cette désignation et le processus électoral soient crédibles de bout en bout". Les prochaines élections sont prévues en 2023.

Le propre parti de Félix Tshisekedi, l'UDPS, a prévu une marche contre le choix de M. Malonda le jeudi 9 juillet.

Les Églises catholique et protestante, des organisations de la société civile et les regroupements politiques d'opposition ont également rejeté le choix de M. Malonda.

L’Ouganda ouvre ses portes aux réfugiés congolais

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