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Un nouveau bilan annonce 21 morts dans une tuerie à Beni en RDC

Des soldats des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) se tiennent près d'un lance-roquettes multiples mobile à Matombo, à 35 km au nord de Beni, au Nord-Kivu, le 13 janvier 2018.

L'armée congolaise a donné un nouveau bilan de 21 morts et lancé une enquête sur une tuerie à Beni (est) attribuée au "terrorisme" du groupe armé d'origine ougandaise Allied démocratic force (ADF).

"Le parquet militaire a ouvert une information judiciaire sur l'attaque meurtrière lancée par le groupe islamiste ADF contre la population civile de Beni ayant causé la mort de 17 civils et 4 militaires", a déclaré à l'AFP le colonel Kumbu Ngoma, substitut de l'auditeur supérieur militaire du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo.

Un précédent bilan faisait état dimanche soir de 18 morts - 14 civils et quatre militaires.

Lundi matin, Beni vivait au rythme d'une journée ville morte de protestation à l'appel de la société civile - écoles et commerces fermés, rues désertes.

Un député d'opposition a demandé une "évaluation rapide de l'efficacité des opérations de l'armée". "La ligne de front a quitté le parc de Virunga pour se retrouver à l'intérieure de Beni, hypothéquant dangereusement la bonne tenue des élections le 23 décembre", a affirmé ce député, Anselme Mwaka, du parti UNC de l'opposant Vital Kamerhe.

Les ONG mobilisées contre l'épidémie d'Ebola ont suspendu leurs activités à Beni, à l'appel du ministère de la Santé dans cette zone.

Les activités de Médecins sans frontières (MSF) se poursuivaient normalement dans les centres de traitement à Mangina et Butembo, à 30 et 50 km de Beni.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux messages dénonçaient l'impuissance de l'armée face aux ADF, et le silence des autorités.

"Kabila et ses proches osent affirmer que la situation s'améliore alors que ces drames sont quotidiens. Comment peuvent-ils vivre avec cette responsabilité?", a tweetté l'opposant en exil Moïse Katumbi, visant le président congolais Joseph Kabila.

"Il y a des mains noires locales et extérieures qui tiennent à la 'somalisation' de Beni, en dépit de tous les efforts qui sont consacrés à la résorption de ces tueries", avance au contraire un conseiller du président Kabila, Patrick Nkanga Bekonda.

Mystérieuse nébuleuse, les ADF sont tenus responsables du massacre de plus de 700 civils à Beni et sa région depuis octobre 2014, en plus de la mort de 15 Casques bleus tanzaniens en décembre.

Il s'agit historiquement d'un groupe ougandais musulman qui s'est replié en 1995 dans l'est du Congo pour combattre le président ougandais Yoweri Museveni.

Avec AFP

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Boko Haram attaque une base militaire et une ville dans le nord-est

Une camionnette de patrouille de police brûlée reste abandonnée sur le bord d'une route déserte à Damaturu, dans l'État de Yobe, au Nigeria le 7 novembre 2011.

Des combattants du groupe jihadiste Boko Haram ont envahi une base militaire et pillé une ville dans le nord-est du Nigeria, en proie à une sanglante insurrection armée depuis 10 ans, a-t-on appris mardi auprès d'une source sécuritaire et d'habitants.

Des hommes soupçonnés d'appartenir à la faction de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) ont pris d'assaut lundi soir une base militaire en périphérie de la ville de Gajiram, située à 80 km de la capitale régionale Maiduguri.

Arrivés à bord de neuf pick-up, "ils ont délogé les soldats de la base après des combats", a déclaré à l'AFP une source sécuritaire sous couvert d'anonymat.

"Nous ne connaissons pas l'étendue des dégâts et des pillages dans la base, une évaluation est en cours", a déclaré la source en poste dans la région.

Aucun bilan n'était disponible dans l'immédiat concernant d'éventuelles victimes du côté de l'armée comme des insurgés.

Les jihadistes sont ensuite entrés dans Gajiram, où ils ont pillé des magasins et tiré des coups de feu en l'air, obligeant les habitants à se réfugier dans leurs maisons ou à fuir en brousse.

"Les hommes armés ont pénétré dans la ville vers 18h00 (17h00 GMT) après avoir vaincu les soldats de la base", a déclaré Mele Butari, un habitant de Gajiram.

"Ils sont restés près de cinq heures. Ils sont entrés par effraction dans les magasins et ont pillé les stocks de nourriture", a ajouté M. Butari, avant de préciser: "ils n'ont blessé personne et n'ont fait aucune tentative d'attaquer les gens qui s'étaient réfugiés dans la brousse ou chez eux".

Des habitants ont vu mardi matin des soldats revenir vers la ville depuis la brousse environnante, probablement après avoir fui durant l'attaque.

Gajiram et la base militaire attenante ont été attaquées à plusieurs reprises par les jihadistes. En juin 2018, une attaque d'Iswap avait fait neuf morts parmi les soldats.

Des dizaines de bases militaires ont ainsi été attaquées depuis un an par la faction affiliée à l'Etat islamique, qui cible principalement l'armée et les symboles de l'Etat.

Dimanche au moins 30 personnes ont été tuées et 40 blessées à Konduga (nord-est) dans un triple attentat-suicide attribué cette fois à la faction loyale au leader historique de Boko Haram, Abubakar Shekau.

L'insurrection a fait plus de 27.000 morts et 1,8 million de déplacés au Nigeria depuis 2009.

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