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Rwanda

Au moins deux civils tués dans des combats entre l'armée et rebelles rwandais en RDC

Les militaires congolais calment la population à Miriki, à 110 kilomètres au nord de Goma, dans l'est de la République Démocratique du Congo, 7 janvier 2016.

Au moins deux civils ont été tués dans des combats entre l'armée congolaise et des rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans l'est de la République démocratique du Congo.

Le bilan de ces "combats entre nos hommes et les FDLR est de deux civils tués", trois blessés, a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'armée dans la région, le major Guillaume Djike.

"Deux militaires ont aussi été blessés pendant les accrochages", a-t-il ajouté, indiquant que "des opérations de ratissage" se poursuivaient encore dans une zone qui s'étend jusque dans le parc des Virunga.

"Les affrontements ont commencé ce matin. La route Goma-Rutshuru a été momentanément coupée. Nous déplorons la mort de deux civils tués par balles perdues, trois autres civils sont grièvement blessés", a affirmé de son côté Eric Mushagiro, chef du groupement de Rugari.

Les FDLR ont été créées par des Hutu rwandais réfugiés dans l'est de la RDC après le génocide de 1994 au Rwanda, qui fit 800.000 morts selon l'ONU, essentiellement parmi la population tutsi, et sont opposés au pouvoir de Kigali.

Disséminés essentiellement au Nord et au Sud-Kivu, les FDLR n'ont pas mené d'action militaire d'envergure au Rwanda depuis 2001 et sont régulièrement accusés de commettre des atrocités contre les civils dans les zones sous leur contrôle.

L'Est congolais est déchiré depuis plus de 20 ans par des conflits armés alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières et des rivalités entre puissances régionales.

Avec AFP

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Le stade ou l'amende pour les Rwandais qui violent le couvre-feu

Les personnes qui n'ont pas respecté les mesures de prévention du coronavirus sont obligées d'écouter les discours de prévention pendant des heures au stade Nyamirambo de Kigali, au Rwanda, le 3 août 2020. (Photo: STR / AFP)

A Kigali, capitale du Rwanda, ceux qui respectent pas le couvre-feu ou ne portent pas de masque facial sont soit condamnés à une amende, soit contraints de suivre pendant de longues heures des enseignements sur la prévention du coronavirus et les gestes barrières.

Jour et nuit, les policiers patrouillent les rues et appréhendent quiconque ne porte pas de masque ou déambule après 21H00, début du couvre-feu.

Ainsi, depuis mi-juillet, quelque 70.000 personnes ont été arrêtées et conduites dans un stade ou un centre de détention, selon les chiffres officiels.

"J'étais dans le magasin où je travaille, mon masque sur le menton et c'est là qu'ils (les policiers) m'ont trouvé et m'ont dit: 'Tu ne portes pas ton masque correctement'. Ils m'ont dit qu'ils allaient m'emmener dans un endroit pour m'apprendre comment porter le masque", raconte Jado, un commerçant. "A partir de maintenant, je le porterai où que je me trouve", promet-il.

Ainsi, chaque nuit, des centaines de personnes se retrouvent dans des stades gardés par des policiers armés.

Assis sur les gradins à plus d'un mètre les uns des autres, avec interdiction de bouger, dans la fraicheur nocturne, les punis du Covid doivent écouter des messages de prévention jusqu'à l'aube, avant d'être relâchés avec ordre de se placer en auto isolation. Les autorités informent les employeurs pour faire respecter cette mesure, selon un porte-parole de la police.

La presse est régulièrement conviée à filmer et interroger ces détenus d'un jour, des images qui passent sur les médias publics dans le but de dissuader le reste de la population.

Le stade ou l'amende

Dans certains cas, le choix est donné de passer une nuit au stade ou de payer une forte amende de quelque 25.000 francs rwandais pour un particulier (environ 22 euros), dans un pays où un serveur gagne entre 50 et 100 euros par mois.

"J'ai été arrêté deux fois et j'ai passé la nuit au stade en ces deux occasions. La première fois, j'ai été attrapé après le couvre-feu et la seconde fois aussi d'ailleurs. L'alternative, c'était de payer une lourde amende mais je n'ai pas d'argent, je cherche un boulot", témoigne Elly, 25 ans.

Selon la police, ces arrestations jouent un rôle crucial à juguler l'épidémie.

Les journalistes pris dans la nasse

Ceux qui se retrouvent dans les stades font partie des chanceux.

D'autres ont connu des périodes de détention plus longues et sont menacés de poursuites pour "rébellion contre les autorités", passible d'un an de prison au Rwanda.

La plupart d'entre eux sont des journalistes et des blogueurs qui ont tenté d'enquêter sur tel ou tel aspect de l'épidémie dans le pays.

Ainsi, Dieudonné Niyonsenga, un blogueur en vue, a été arrêté en avril, alors qu'il tentait de documenter les effets de l'épidémie dans les couches les plus pauvres de la population.

Avant son arrestation, il avait travaillé sur des allégations de viols qui auraient été commis par des soldats chargés de faire respecter le couvre-feu. Il est désormais poursuivi pour usurpation d'identité, fraude et rébellion.

L'organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) a demandé aux autorités rwandaises "de mettre un terme aux détentions arbitraires, y compris des journalistes et blogueurs qui tentent de mettre au jour des abus".

HRW a également appelé les autorités à enquêter sur "les allégations de meurtres, viols et autres crimes sérieux pesant sur les forces de sécurité pendant le confinement".

Le Rwanda, avec environ 12,5 millions d'habitants, totalise un peu plus de 2.100 cas, dont moins de 900 actifs et cinq décès. Le pays a administré plus de 280.000 tests, un ratio qui le place parmi les bon exemples de la lutte sur le continent africain.​

Un ancien lieutenant-colonel rwandais recherché pour avoir pris part au génocide

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Protais Mpiranya est recherché pour avoir participé au génocide rwandais

Des photographies de victimes du génocide rwandais sont exposées sur un mur de la galerie lors de la visite du président américain George W. Bush et de la première dame Laura Bush au Centre commémoratif de Kigali à Kigali, Rwanda, le 19 février 2008. REUTERS/Jason Reed

Protais Mpiranya, l'ancien commandant de la garde présidentielle rwandaise, est recherché pour avoir participé au génocide de 1994 au Rwanda.

En avril 1994, alors que des extrémistes houtous rwandais lançaient une campagne sanglante de nettoyage ethnique, Mpiranya a dirigé le bataillon de la garde présidentielle. Il est accusé d'avoir joué un rôle clé dans la planification du génocide, y compris la formation de groupes militaires et la distribution d'armes.

La garde présidentielle, sous le commandement de Mpiranya, est accusée d’avoir assassiné le Premier ministre Agathe Uwilingiyimana et dix casques bleus belges, ses gardes du corps. Tout au long du génocide, la garde présidentielle rwandaise a été l'un des principaux moteurs des massacres et de la destruction.

Pour ces crimes et d'autres, le Tribunal pénal international pour le Rwanda - maintenant connu sous le nom de Mécanisme résiduel international pour les tribunaux pénaux - a inculpé Mpiranya de génocide et de crimes de guerre et a émis des mandats d'arrêt contre lui.

Les États-Unis coopèrent avec d'autres gouvernements, les Nations Unies et le Mécanisme résiduel, pour rendre plus difficile pour Mpiranya et d'autres personnes recherchées pour meurtre de continuer à échapper à la justice. Pour atteindre cet objectif, les États-Unis offrent une récompense allant jusqu'à cinq millions de dollars pour les informations conduisant à son arrestation.

Si vous avez ou quelqu'un que vous connaissez a des informations sur les activités et la localisation de Protais Mpiranya, vous pouvez les fournir en toute confidentialité. Visitez le site Web de l'ambassade ou du consulat des États-Unis le plus proche de vous pour contacter le bureau de la sécurité régionale, envoyer un e-mail au programme américain de récompenses pour les crimes de guerre à WCRP@state.gov ou nous contacter sur WhatsApp au + 1-202-975-5468.

Vous pouvez également visiter notre page Facebook à www.facebook.com/warcrimesrewardsprogram ou nous suivre sur Twitter à www.twitter.com/WarCrimesReward pour des photos des fugitifs recherchés.

Tous les rapports crédibles feront l'objet d'une enquête et l'identité de tous les informateurs sera gardée confidentielle.

Un casque bleu rwandais tué dans une attaque en RCA

Des soldats tanzaniens de la mission de maintien de la paix de l'ONU en République centrafricaine (MINUSCA) patrouillent la ville de Gamboula, menacée par le groupe Siriri, le 6 juillet 2018.

Un casque bleu rwandais a été tué lundi et deux autres blessés dans une attaque menée par un des principaux groupes armés centrafricains à Gedze (Ouest), a annoncé lundi la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

"Cette attaque criminelle constitue une nouvelle violation" par le groupe armé 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation) de l'accord de paix qui lie le gouvernement centrafricain à 14 groupes armés depuis le 6 février 2019, a affirmé la Minusca sur sa page Facebook.

Début juin, le leader des 3R, Sidiki Abass, avait annoncé qu'il suspendait sa participation à l'accord, et la Minusca avait lancé peu après une opération militaire dans l'Ouest pour contrer l'expansion du groupe armé.

"Les attaques contre les forces de maintien de la paix des Nations unies peuvent constituer un crime de guerre en vertu du droit international", rappelle la Minusca dans un communiqué.

Deux militaires de l'armée centrafricaine avaient déjà été tués fin juin par les 3R dans la commune de Besson, dont Gedze est l'un des villages.

Les 3R sont l'un des principaux groupes armés du pays, principalement composé de Peuls et actif dans l'ouest du pays.

A quelques mois d'une élection présidentielle à haut risque, prévue pour décembre 2020, et malgré l'accord signé en février 2019, la Centrafrique est toujours en proie aux exactions des milices, et le gouvernement ne contrôle qu'une petite partie du territoire.

Les Malgaches reçoivent une assurance pour contrer les pertes de récoltes

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