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Neuf morts dans des violences intercommunautaires dans l'est de la RDC


Les militaires congolais calment la population à Miriki, à 110 kilomètres au nord de Goma, dans l'est de la République Démocratique du Congo, 7 janvier 2016.

Neuf personnes ont été tuées lundi dans une attaque attribuée à des miliciens hutu dans une région de l'est de la République démocratique du Congo, théâtre de fréquentes violences meurtrières à caractère communautaire.

"Dans l'attaque de Bwalanda par des Maï-Maï Nyatura (miliciens hutu), quatre civils ont trouvé la mort (...). Cinq miliciens ont été tués lors de la riposte" menée par l'armée congolaise, a déclaré à l'AFP Jeannot Makasi, responsable administratif local.

Située dans le territoire de Rutshuru dans la province du Nord-Kivu, la localité de Bwalanda est peuplée de ressortissants hutu, nande et hunde. Ces trois communautés s'affrontent régulièrement pour le contrôle des terres.

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L'attaque des miliciens s'est faite "en représailles" de l'incendie d'une centaine de cases du village Mutanda habité majoritairement par des hutu congolais, a expliqué M. Makasi.

L'attaque a surpris des enfants qui se rendaient à l'école et des parents qui s'en allaient aux champs. La localité "se vide de ses habitants", a indiqué M. Makasi.

En 2017, plusieurs dizaines de personnes ont été tuées dans des affrontements entre ces communautés de la région. La présente attaque est la première depuis le début de cette année.

Nande et Hunde accusent les Hutu congolais, considérés comme des étrangers, de soutenir les rebelles hutu rwandais de Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

>> Lire aussi : Cinq corps décapités retrouvés dans l'est de la RDC

Les Hutu congolais, qui ne nient pas être à la recherche de nouvelles terres agricoles, accusent les Nande et les Hunde de violer leur droit constitutionnel à la liberté d'installation.

Les FDLR ont été créées par des Hutu rwandais réfugiés dans l'est de la RDC après le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994. Certains de leurs chefs sont accusés d'avoir pris une part active au génocide.

La partie orientale de la RDC est déchirée depuis plus de 20 ans par des conflits armés entre divers groupes et communautés, alimentés par des différends fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières et des rivalités entre puissances régionales qui tirent profit de cette instabilité.

Avec AFP

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