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Trump promet des décisions imminentes sur la Syrie

Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche, Washongton, 9 avril 2018.

Le président américain Donald Trump a promis lundi de prendre une décision dans les "24/48 heures" après l'attaque chimique présumée dans la ville de syrienne de Douma, dénonçant un "acte barbare".

"C'était atroce, c'était horrible", a-t-il déclaré depuis la Maison Blanche, évoquant encore "une attaque odieuse contre des Syriens innocents avec des armes chimiques interdites".

"Nous étudions la situation de très près, nous allons rencontrer les responsables militaires et tous les autres et nous prendrons des décisions majeures dans les 24/48 heures", a-t-il ajouté, avant d'évoquer un peu plus tard une décision "probablement d'ici la fin de la journée".

>> Lire aussi : Trump dénonce une "attaque chimique insensée" en Syrie

"Nous ne pouvons tolérer des atrocités comme celles-ci", a ajouté le président américain qui, en avril 2017, avait fait bombarder une base militaire syrienne en riposte à une attaque au gaz sarin imputée au régime, qui avait tué plus de 80 civils à Khan Cheikhoun (nord-ouest).

Selon les Casques Blancs et l'ONG médicale Syrian American Medical Society, plus de 40 personnes ont péri dans "l'attaque aux gaz toxiques" à Douma, dernière poche rebelle près de Damas que le régime cherche à reprendre, pour parachever sa reconquête de la Ghouta orientale.

Le régime Assad et la Russie qui intervient militairement à ses côtés ont démenti ces informations non vérifiées de source indépendantes. L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui s'appuie sur un vaste réseau de sources dans le pays, a indiqué ne pas être en mesure de confirmer une attaque chimique.

Interrogé sur une éventuelle responsabilité du président russe Vladimir Poutine, M. Trump a répondu: "C'est possible, et si c'est le cas (la réponse) sera très ferme".

"Nous allons savoir rapidement si c'est la Russie, si c'est la Syrie, si c'est l'Iran, si c'est eux tous ensemble", a-t-il encore dit.

Avec AFP

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Au Mur des Lamentations, Pompeo offre à Netanyahu une image symbolique

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo devant le Mur des Lamentations

Le secrétaire d'Etat Mike Pompeo est devenu jeudi le premier haut responsable américain à visiter le Mur des Lamentations avec un Premier ministre israélien, une image symbolique et un coup de pouce à Benjamin Netanyahu, engagé dans une bataille incertaine pour sa réélection.

L'administration américaine de Donald Trump semble vouloir mettre tout son poids dans la balance pour soutenir le Premier ministre d'Israël à l'approche des élections législatives du 9 avril.

En plein déplacement de son secrétaire d'Etat, M. Trump s'est prononcé sur Twitter pour la reconnaissance de "la souveraineté d'Israël" sur la partie du Golan syrien occupée en 1967 par Israël puis annexée.

"Merci président Trump!", a aussitôt réagi Benjamin Netanyahu sur Twitter, en saluant une décision "courageuse".

Le chef du gouvernement israélien avait encore réclamé la veille, en présence de Mike Pompeo, que la communauté internationale fasse ce pas au nom de sa sécurité. Reconnaître formellement l'annexion du Golan serait une nouvelle entorse à la tradition diplomatique américaine et au consensus international.

Mike Pompeo a en tout cas rompu avec la pratique lors de sa visite à Jérusalem. Devant les caméras, il s'est recueilli avec Benjamin Netanyahu face au Mur des Lamentations, le site de prière le plus sacré pour les juifs. Les deux hommes ont ensuite, chacun à leur tour, glissé leur prière inscrite sur un petit papier entre les pierres de l'imposante muraille.

"Il est important" et "symbolique qu'un haut responsable américain s'y rende avec un Premier ministre d'Israël", a expliqué le chef de la diplomatie américaine, évoquant un "lieu très important pour de nombreuses religions".

- Une aura -

Mais ce geste apparaît surtout comme une nouvelle étape dans la révision de la position américaine à l'égard de Jérusalem engagée par Donald Trump, qui avait lui-même été en 2017 le premier président des Etats-Unis en exercice à se rendre au Mur des Lamentations.

Ce site se trouve en effet à Jérusalem-Est, dont Israël s'est emparé en 1967 avant de l'annexer.

La communauté internationale juge illégale cette annexion, et renvoie le statut final de la Ville sainte à des négociations de paix.

Mais Donald Trump a lui reconnu unilatéralement fin 2017 Jérusalem comme capitale d'Israël, ce qui lui vaut les remontrances de nombreux autres pays, la colère des Palestiniens, mais aussi une aura particulière auprès des Israéliens.

Le sort de la ville est une des clés de toute résolution du conflit israélo-palestinien, puisque l'Etat hébreu la considère comme sa capitale "indivisible" alors que les Palestiniens revendiquent sa partie orientale comme capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

- Netanyahu à Washington -

Tous ces gestes américains "devraient être accompagnés de déclarations montrant que les Etats-Unis envisagent aussi qu'à l'issue d'éventuelles négociations, la capitale d'un Etat palestinien puisse voir le jour dans Jérusalem-Est", estime Dan Shapiro, ambassadeur en Israël de l'ex-président Barack Obama. Ce qui n'est pas le cas.

Aaron David Miller, ancien diplomate américain, juge que la visite Pompeo-Netanyahu au Mur des Lamentations vise à montrer clairement "que cette administration est la plus pro-israélienne de l'histoire".

"A moins de trois semaines des élections israéliennes, pas besoin d'être un grand spécialiste du Moyen-Orient pour comprendre que l'administration fait tout son possible, en surfant sur la popularité de Trump en Israël, pour démontrer que Netanyahu est indispensable", dit à l'AFP cet expert du cercle de réflexion Wilson Center à Washington.

Le Premier ministre israélien, au pouvoir depuis une décennie, multiplie de son côté les occasions de s'afficher auprès des dirigeants américains, et se rendra la semaine prochaine à Washington auprès du locataire de la Maison Blanche. Ce nouveau voyage sera aussi l'occasion pour Benjamin Netanyahu de s'afficher à la grand-messe du puissant lobby pro-Israël Aipac.

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