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Réunion en urgence lundi du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Syrie


Le Conseil de sécurité de l'ONU, New York, 30 mars 2018.

Neuf pays membres sur les quinze du Conseil de sécurité ont demandé une réunion en urgence lundi de cette instance après l'attaque chimique présumée commise samedi à Douma en Syrie, une rencontre prévue à 15H30 GMT, selon des sources diplomatiques.

La Russie, qui a démenti un recours de Damas aux armes chimiques en Syrie, a demandé en parallèle une autre réunion du Conseil de sécurité, qui se tiendra à 19H00 GMT. Contrairement à la première, elle n'a pas pour objet spécifique la Syrie et parle de "menaces sur la paix dans le monde", selon des sources diplomatiques.

Moscou a mis en garde dimanche Washington contre une "intervention militaire pour des prétextes fabriqués" en Syrie qui pourrait "mener aux plus lourdes conséquences".

La demande de la réunion d'urgence du Conseil de sécurité sur la Syrie est signée de la France, des Etats-Unis, du Royaume-Uni, du Koweït, de la Suède, de la Pologne, du Pérou, des Pays-Bas et de la Côte d'Ivoire, selon des sources diplomatiques.

>> Lire aussi : Trump dénonce une "attaque chimique insensée" en Syrie

"Le Conseil de sécurité doit s'unir pour exiger un accès immédiat pour les secouristes, soutenir une enquête indépendante sur ce qui s'est passé, et tenir pour responsables les auteurs de cet acte atroce", a fait valoir dans un communiqué l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley.

Les Casques Blancs, des secouristes en zones rebelles, un groupe insurgé ainsi que l'opposition en exil ont accusé le régime syrien d'avoir mené une attaque chimique samedi à Douma, dans la Ghouta orientale proche de Damas, faisant des dizaines de morts.

Le gouvernement syrien et ses soutiens, notamment russe et iranien, ont démenti la responsabilité des forces gouvernementales, tandis que le président américain Donald Trump a dénoncé une "attaque chimique insensée", prévenant qu'il faudra en "payer le prix fort".

La France a affirmé dimanche qu'elle assumerait "toutes ses responsabilités" après cette attaque chimique présumée, alors que Paris a plusieurs fois menacé de frapper des objectifs militaires syriens en cas d'usage avéré d'armes chimiques.

Avec AFP

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