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Frappes aériennes meurtrières sur la dernière poche rebelle près de Damas

De la fumée et des débris s’élèvent après un bombardement à Damas, Syrie, 25 septembre 2017.

Le régime syrien a repris samedi ses intenses raids aériens pour faire plier le dernier groupe rebelle dans son fief de Douma, tuant 70 civils en 24 heures dans la Ghouta orientale près de Damas.

Onze cas de suffocation ont en outre été rapportés à Douma, ultime poche rebelle aux portes de la capitale, des secouristes dénonçant un recours au "gaz de chlore toxique".

Les forces du régime de Bachar al-Assad ont déjà reconquis 95% des zones rebelles de la Ghouta, à la faveur d'un pilonnage meurtrier initié le 18 février mais aussi d'accords d'évacuation parrainés par son indéfectible allié russe.

Après une accalmie de plusieurs jours, le pouvoir a repris vendredi ses raids aériens dévastateurs contre la ville de Douma, tenue par Jaich al-Islam qui semble rejeter toute sortie. Le groupe rebelle compterait quelque 10.000 combattants, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Samedi, trente civils, dont huit enfants, ont péri dans des frappes aériennes, selon un nouveau bilan de l'OSDH. La veille, 40 habitants ont été tués dans des raids similaires, d'après la même source.

>> Lire aussi : Quatre civils tués dans des raids aériens en Syrie

Enveloppés d'un nuage de poussière blanche, des secouristes déblaient à mains nues des gravats, alors que des cris étouffés leurs parviennent de sous les décombres. La tête d'un homme apparaît, couverte de poussière. Il sera finalement extirpé, sain et sauf, selon une vidéo postée par les Casques blancs.

Ces secouristes ont dénoncé un recours au "gaz de chlore toxique" après 11 cas de suffocation rapportés par l'OSDH. Mais les médias étatiques, citant une source officielle, ont fustigé une "farce" et des "fabrications" des rebelles.

Alors que les bombardements se poursuivaient intensément samedi soir, Mohammed, un jeune médecin à Douma a affirmé qu'ils ne s'étaient "pas interrompus" de la journée.

"On ne peut même pas compter tous les blessés. "Il y a des patients qui sont morts car on n'a pas pu les opérer à temps", confie-t-il à l'AFP.

"Sortir de la Ghouta"

La télévision d'Etat syrienne a montré des colonnes de fumée surplombant un paysage de dévastation à Douma, assurant que les forces du régime progressaient dans les champs aux alentours de la ville.

>> Lire aussi : Un hôpital d'Istanbul ravagé par les flammes

Plus que jamais, le régime est déterminé à reconquérir toute la Ghouta. Grâce à l'appui militaire de Moscou, il contrôle déjà plus de la moitié du pays, ravagé depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 350.000 morts.

Le pouvoir justifie son offensive en cours en pointant du doigt les obus et roquettes meurtriers tirés par les insurgés de la Ghouta sur sa capitale. Samedi, six civils ont été tués dans des bombardements sur Damas, selon la télévision d'Etat.

Mais le porte-parole de Jaich al-Islam, Hamza Bayraqdar, a assuré que les rebelles n'avaient visé aucun quartier de Damas, estimant que le régime "violait le cessez-le-feu décidé lors de négociations" précédentes.

Le responsable rebelle a assuré à l'AFP que "les négociations ne se sont pas interrompues" avec la partie russe, réitérant la position du groupe qui martèle vouloir rester dans la Ghouta.

"Nous sommes attachés à notre terre et aux principes révolutionnaires", a-t-il souligné dans un communiqué.

>> Lire aussi : Erdogan, Poutine et Rohani pour un "cessez-le-feu durable" en Syrie

Après avoir pilonné sans relâche la Ghouta orientale, tuant plus de 1.600 civils depuis le 18 février selon l'OSDH, le pouvoir a déjà obtenu par le biais de Moscou des accords d'évacuation avec deux factions insurgées.

Plus de 46.000 combattants et civils ont ainsi été contraints de rejoindre par bus Idleb, dans le nord-ouest du pays, une des provinces échappant presque entièrement au régime.

Echec des négociations

S'agissant de Jaich al-Islam, l'OSDH avait indiqué dans un premier temps que le groupe rebelle devait bénéficier d'un accord différent, qui aurait permis à ses membres de se maintenir dans la ville, en devenant une force de sécurité locale. Mais le processus a déraillé.

Les raisons de l'échec des négociations demeurent troubles.

Pour l'agence Sana, elles ont achoppé sur le refus de Jaich al-Islam de libérer des personnes qu'il détient à Douma. D'autres sources font état de divisions internes au sein de la faction sur la question de l'évacuation, alors que l'aile radicale du groupe refuse toute sortie.

Des sources proches des négociations avaient indiqué à l'AFP que Moscou et le régime réclamaient désormais le départ des rebelles, faisant planer la menace d'une offensive en massant des renforts aux abords de Douma.

A l'issue d'un "accord préliminaire" annoncé par l'armée russe mais passé sous silence par Jaich al-Islam, près de 3.000 personnes, combattants et civils, ont été évacués de Douma vers le nord syrien en trois jours.

Jeudi, aucune évacuation n'a eu lieu, et dès le lendemain, l'offensive militaire a repris.

De son côté, un responsable de l'armée russe cité par les agences de presse russes a accusé l'aile radicale de Jaich al-Islam de "violer la mise en oeuvre des accords, bloquer la sortie des civils, des combattants et des membres de leur famille de la ville de Douma".

Avec AFP

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Annexion du Golan: Trump rompt de nouveau avec le consensus international

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

En se disant favorable à la reconnaissance de la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan, Donald Trump rompt de nouveau avec le consensus international, au risque de justifier l'expansionnisme d'autres pays, selon les experts.

Israël a conquis une grande partie du Golan lors de la guerre des Six Jours en 1967 et l'a annexée en 1981, mais la communauté internationale n'a jamais reconnu cette annexion. Jeudi, le président américain a tweeté que "52 ans après", il était "temps" pour les Etats-Unis de la reconnaître.

Le droit international "interdit d'accroître son territoire par la guerre", a rappelé vendredi l'ancien diplomate Richard Haas, président du centre de réflexion Council on foreign relations (CFR).

"C'est un des principes les plus fondamentaux de l'ordre international et c'est ce qui a servi de base à l'opposition américaine à la conquête du Koweït par Saddam Hussein et de la Crimée par Poutine", a-t-il ajouté.

Il faisait référence à la guerre du Golfe qui a permis de bouter l'ex-dictateur irakien hors du Koweït en 1991 et le rattachement de la région ukrainienne de la Crimée par le président russe Vladimir Poutine en 2014.

Les Etats-Unis, qui ont imposé des sanctions à la Russie après son annexion de la Crimée, mènent-ils une politique internationale à deux vitesses? "Pas du tout", a répondu le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo dans un entretien à Sky News.

"Ce que le président Trump a fait avec le plateau du Golan est de reconnaître la réalité du terrain et la situation sécuritaire nécessaire à la protection de l'Etat israélien. C'est aussi que simple que cela", a-t-il expliqué.

- "Loi de la jungle" -

Ce n'est pas la première fois que M. Trump balaie de la main les conventions internationales pour apporter son soutien au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, aujourd'hui confronté à une réélection incertaine: en décembre 2017, il avait reconnu unilatéralement Jérusalem comme la capitale d'Israël.

Mais cette fois-ci, Washington va plus loin, a estimé l'ancien chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt. "C'est de nouveau la loi de la jungle", a-t-il tweeté. "Le Kremlin va applaudir et appliquer le même principe à la Crimée, Pékin va applaudir et appliquer le même principe à la mer de Chine méridionale".

Les Européens et les pays arabes se sont de fait inquiétés de l'intention affichée par M. Trump, qui n'a pas encore été formalisée.

La France a immédiatement estimé que la reconnaissance de cette annexion serait "contraire au droit international", rappelant que "cette situation a été reconnue comme nulle et non avenue par plusieurs résolutions du Conseil de sécurité" des Nations unies.

La Syrie l'a rejetée vendredi comme "une violation flagrante du droit international", jurant que "le Golan est et restera arabe et syrien".

A New York, l'ambassadeur de Syrie à l'ONU, Bashar Ja'afari, a affirmé que le régime de Damas n'hésiterait pas à faire usage de la force pour récupérer le plateau du Golan. "C'est notre territoire, et nous le récupèrerons tôt ou tard", a-t-il dit.

Le président turc a jugé que la région était au bord d'une "nouvelle crise". "Nous n'autoriserons jamais la légitimation de l'occupation du plateau du Golan", a ajouté Recep Tayyip Erdogan qui, bien qu'hostile au président syrien Bachar al-Assad, ne cesse de dire son attachement à l'intégrité territoriale de la Syrie, craignant l'émergence d'une entité kurde dans les zones frontalières de la Turquie.

Pour Ilan Goldenberg, du Center for a new american security, la décision de M. Trump sur le Golan "aura un goût amer: elle affaiblit la sécurité d'Israël et affecte les intérêts des Etats-Unis au Moyen-Orient et au-delà, tout en donnant un coup de pied dans une fourmilière qui n'en avait vraiment pas besoin".

"Si Washington cesse de respecter les principes internationaux, il faut s'attendre à ce que d'autres Etats annexent des territoires de leurs voisins", a ajouté cet expert, évoquant la possibilité que l'Arabie saoudite envahisse le Qatar.

Pour Steven Cook, un expert du Proche-Orient au CFR, Donald Trump aurait mieux fait de s'abstenir: le statu quo satisfaisait tout le monde, y compris la Syrie, alors que reconnaître officiellement l'annexion du Golan "va créer de l'opposition, là où il y avait jusque là de l'acceptation".

"Israël est sur le Golan pour ses propres raisons, et rien de ce que l'administration Trump décidera n'y changera quoi que ce soit", conclut-il.

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