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Trump menace de rompre les relations avec Pékin, exclut de parler à Xi

Le président chinois Xi Jinping (à droite) et le président américain Donald Trump assistent à leur réunion bilatérale en marge du sommet du G20 à Osaka le 29 juin 2019. (Photo: Brendan Smialowski / AFP)

Donald Trump durcit encore le ton face à la Chine sur le coronavirus: le président américain a menacé jeudi de rompre toute relation avec le géant asiatique et assuré qu'il ne souhaitait plus parler à son président.

Le locataire de la Maison Blanche, Donald Trump, martèle depuis plusieurs semaines que le lourd bilan du Covid-19 -- près de 300.000 morts à travers le monde -- aurait pu être évité si la Chine avait agi de manière responsable dès l'apparition du virus dans la ville de Wuhan.

Dans un entretien accordé à la chaîne de télévision Fox Business diffusé jeudi, il s'est dit "très déçu" de l'attitude de Pékin et a rejeté l'idée de s'entretenir directement avec son homologue Xi Jinping pour apaiser les tensions.

"J'ai une très bonne relation (avec lui) mais pour le moment, je ne veux pas lui parler", a-t-il déclaré.

Interrogé sur les différentes mesures de rétorsion qu'il envisageait, M. Trump, qui a ces derniers jours évoqué la possible instauration de taxes douanières punitives, s'est montré à la fois évasif et menaçant.

"Il y a beaucoup de choses que nous pourrions faire. Nous pourrions rompre toute relation", a-t-il lancé.

"Si on le faisait, que se passerait-il?", a-t-il poursuivi. "On économiserait 500 milliards de dollars si on rompait toute relation", a encore dit le président Trump, coutumier des mises en garde sans lendemain.

"Ce qui est arrivé au monde et à notre pays est très triste, tous ces morts", a poursuivi Donald Trump, critiqué aux Etats-Unis pour son manque d'empathie vis-à-vis des victimes.

"Ils auraient pu l'arrêter"

"Ils auraient pu l'arrêter (le virus) en Chine, d'où il est venu. Mais cela ne s'est pas passé comme ça", a encore dit le président américain, qui briguera le 3 novembre un deuxième mandat. Il avait fait de la bonne santé de l'économie l'un de ses principaux arguments de campagne.

Pékin affirme avoir transmis le plus vite possible toutes les informations à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et à d'autres pays, dont les Etats-Unis.

Les deux premières puissances économiques du monde sont engagées dans une escalade verbale à l'issue incertaine.

"Pendant que les Etats-Unis et leurs alliés se coordonnent pour une réponse collective, transparente pour sauver des vies, la Chine continue de faire taire les scientifiques, les journalistes et les citoyens et de répandre la désinformation", a déploré jeudi Mike Pompeo, chef de la diplomatie américaine.

Des sénateurs de son camp républicain, très remontés contre Pékin, ont présenté mardi une projet de loi qui donnerait au président le pouvoir d'imposer des sanctions à la Chine si elle ne contribuait pas en toute transparence à faire la lumière sur l'origine de la maladie.

Mercredi, Washington a accusé Pékin de tenter de pirater la recherche américaine sur un vaccin contre le nouveau coronavirus.

"Les tentatives de la Chine pour cibler les secteurs (de la santé et de la recherche) représentent une menace grave pour la réponse de notre pays au Covid-19", a prévenu la police fédérale (FBI).

Pékin a immédiatement dénoncé cette "diffamation américaine".

"La Chine est à la pointe de la recherche en matière de vaccins et de traitement contre le Covid-19. De ce fait, elle a plus de raisons que quiconque de se méfier du vol d'informations sur internet", a souligné Zhao Lijian, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Interrogé sur les éventuelles preuves dont il disposerait permettant de démontrer que le virus provenait d'un laboratoire de Wuhan, M. Trump s'est montré jeudi beaucoup moins catégorique que par le passé, semblant même faire machine arrière.

"Nous avons beaucoup d'informations (...) Mais vous savez, le pire de tout, que le virus soit venu du laboratoire ou des chauve-souris, c'est qu'il est venu de Chine et qu'ils auraient dû l'arrêter."

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La pandémie du coronavirus a fait au moins 555.000 morts dans le monde

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Kanye West, candidat de Dieu et contre Trump à la Maison Blanche

Kanye West assiste au WSJ. Magazine Innovator Awards 2019 au Museum of Modern Art de New York, le 6 novembre 2019.

Il sera le candidat de Dieu à la Maison Blanche: Kanye West a assuré mercredi au magazine Forbes qu'il ne soutenait plus Donald Trump à la présidentielle américaine de novembre et a remis en question la capacité du démocrate Joe Biden à mobiliser l'électorat noir.

Dans ce long entretien fait par téléphone, le rappeur milliardaire reconnaît qu'il se lance dans la course à la dernière minute et qu'il prendra une décision définitive d'ici un mois.

"On en parle depuis des années", explique-t-il en référence à ses ambitions présidentielles, révélées samedi dans un tweet, et à ses deux principaux soutiens: sa femme Kim Kardashian et le fantasque patron de Tesla Elon Musk.

"Voyons si la nomination est pour 2020 ou pour 2024, parce que c'est Dieu qui nomme le président", dit le rappeur qui s'est rapproché ces derniers mois de la religion. "Si c'est 2020, alors j'aurais été nommé par Dieu".

Sans structure en place, il ne donne aucun détail sur sa campagne, mais assure qu'il ne soutient plus le milliardaire républicain après avoir été un de ses plus fervents partisans, notamment en portant en 2018 une casquette rouge au slogan présidentiel "Make America Great Again" dans le Bureau ovale.

"J'enlève la casquette rouge avec cet entretien", explique-t-il à Forbes, ajoutant qu'il sera le candidat d'un nouveau parti appelé "Jour de naissance".

Mais il évite de critiquer le locataire actuel de la Maison Blanche, sauf sur sa gestion du mouvement de colère contre le racisme qui s'est répandu depuis deux mois dans le pays, alimentant les soupçons d'une candidature destinée à perturber celle de Joe Biden, actuellement en tête des sondages nationaux.

"Dire que le vote noir est démocrate est une forme de racisme et de suprématie blanche", affirme Kanye West, en reconnaissant qu'il n'hésiterait pas à priver l'ex-vice président des voix de la minorité noire qui vote majoritairement pour les démocrates.

Le rappeur, qui a annoncé avoir eu le coronavirus, affiche également sa méfiance face aux vaccins qui ont, selon lui, paralysé de nombreux enfants, une assertion fausse et fermement combattue par le monde scientifique.

"Quand ils disent que le moyen de régler le Covid-19 est un vaccin, je suis extrêmement prudent", explique-t-il. "C'est la marque de la bête", lance-t-il en référence au Diable.

Donald Trump a jugé que cette candidature surprise était "intéressante" tout en estimant que l'élection de 2024 devrait être son véritable objectif.

Joe Biden n'a pas commenté l'annonce de Kanye West.

Retrait des Etats-Unis de l'OMS: des critiques à travers le monde

Le président américain Donald Trump et le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom, lors du sommet du G20 à Hambourg, dans le nord de l'Allemagne, le 7 juillet 2017. (Photo SAUL LOEB / AFP)

Le gouvernement des Etats-Unis a officiellement lancé la procédure qui lui permet de se retirer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En lançant la procédure de retrait, le président Donald Trump met à exécution ses menaces de quitter l'agence onusienne qu'il accuse d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus.

Washington a envoyé la notification de son retrait au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui est le dépositaire pour l'OMS. Il a confirmé l’avoir reçue.

Pour que la décision soit effective, les Etats-Unis, membre fondateur de l'OMS en 1948, doivent être à jour dans leurs contributions et respecter un délai d'un an. Le retrait ne sera donc effectif que le 6 juillet 2021.

Les Etats-Unis apportent 15% du budget de l'agence onusienne, soit 400 millions de dollars par an.

Des responsables de santé et des adversaires de M. Trump ont critiqué sa décision. Son rival présumé pour le scrutin de novembre, le démocrate Joe Biden, a promis que les Etats-Unis reviendront immédiatement dans l'OMS s'il est élu, selon le quotidien Politico.

Pour la Fédération des scientifiques américains, ce retrait ne fera que nuire à la lutte mondiale contre le coronavirus, qui s'accélère et dont le pic n'est pas encore atteint dans le pays.

Un porte-parole de la diplomatie chinoise, a estimé qu’il sape les efforts internationaux et aura un impact grave sur les pays en développement. Pour le gouvernement allemand, le retrait constitue un revers de la coopération internationale.

Depuis le début de la pandémie, Donald Trump accuse de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en premier. Il reproche aussi au patron de l'OMS, l'Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus et de s'être montré incapable de réformer l'organisation.

Washington rompt officiellement son alliance avec l'OMS

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Washington se retire officiellement de l'OMS, revers pour l'Éthiopien Tedros Ghebreyesus

Le president americain Donald Trump (à g.) et le directeur général de l'OMS Dr Tedros Ghebreyesus.

Le président Donald Trump a officiellement lancé la procédure de retrait des Etats-Unis de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qu'il accuse d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus, ont indiqué mardi des responsables américains.

"Le Congrès a reçu la notification que le président a officiellement retiré les Etats-Unis de l'OMS au beau milieu d'une pandémie", a écrit sur Twitter Robert Menendez, membre démocrate de la Commission sénatoriale des Affaires étrangères.

La notification sera effective au terme d'un délai d'un an, soit le 6 juillet 2021, ont précisé plusieurs responsables du gouvernement américain, plus gros contributeur de l'organisation onusienne.

Elle a été envoyée au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, "qui est le dépositaire pour l'OMS", ont-ils dit.

Les Nations unies ont également confirmé avoir reçu lundi la lettre de retrait américain.

Le porte-parole de M. Guterres a précisé que les Etats-Unis, membres fondateurs de l'OMS en 1948, devaient remplir deux conditions pour se retirer de l'organisation: respecter un délai d'un an et être à jour dans leurs contributions.

L'annonce a été fustigée par la Fédération des scientifiques américains. Elle intervient "au moment où on a le plus besoin de coopération internationale" et ce retrait "ne fera que nuire à la lutte mondiale contre le Covid-19", a-t-elle réagi.

Le président américain avait annoncé fin mai "mettre fin à la relation" entre son pays et l'OMS, qu'il accuse depuis le début de la pandémie de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en décembre avant de se répandre sur la planète.

Le retrait américain constitue un véritable revers pour l'Éthiopien Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS. Les Etats-Unis apportent 15% du budget de l'agence onusienne et en sont de loin le premier bailleur de fonds. Désormais, ils vont "rediriger ces fonds vers d'autres besoins de santé publique urgents et mondiaux qui le méritent", avait-il déclaré à la presse.

La semaine dernière, un haut responsable américain de la santé avait toutefois assuré que les Etats-Unis continuaient de travailler au jour le jour avec l'OMS.

"Je n'ai pas été rappelé, je n'ai reçu aucune instruction pour que je me retire", avait déclaré Brett Giroir, secrétaire adjoint à la Santé, et membre du conseil exécutif de l'OMS.

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