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Report de la rencontre entre talibans et représentants afghans à Doha

Le président afghan Ashraf Ghani, au centre, s’entretient avec l’émissaire américain pour la paix en Afghanistan, Zalmay Khalilzad, troisième à gauche, au palais présidentiel de Kaboul, le lundi 28 janvier 2019. (Palais présidentiel afghan via AP)

La rencontre entre talibans et représentants du gouvernement afghan à Doha a été reportée vendredi, Washington manifestant sa déception et appelant les parties à reconsidérer cette décision.

Les parties concernées n'ont pas fait de déclarations officielles, mais les organisateurs de la rencontre ont annoncé son report en raison d'une dispute sur les effectifs et la composition de chaque délégation.

"Ce report regrettable est nécessaire pour parvenir à un consensus concernant qui devrait participer à la conférence", a déclaré Sultan Barakat, du Center for Conflict and Humanitarian Studies, dans un communiqué.

"Il est clair que le moment propice n'est pas venu" pour la tenue d'une telle réunion malgré les "efforts infatigables et bien intentionnés" déployés par les deux parties, a-t-il ajouté.

L'administration du président afghan Ashraf Ghani avait annoncé mardi une liste de 250 délégués, dont des responsables gouvernementaux, qu'il entendait envoyer participer à cette rencontre, prévue à Doha à partir de samedi et jusqu'au 21 avril.

Mais les talibans ont aussitôt moqué cette initiative, affirmant qu'elle n'était pas "normale" et précisant qu'ils "n'ont pas l'intention" de rencontrer autant de gens, selon un communiqué du porte-parole des insurgés, Zabihullah Mujahid.

La conférence "n'est pas une invitation à un mariage ou autre fête dans un hôtel à Kaboul", ont ironisé les talibans.

L'émissaire américain pour les pourparlers de paix en Afghanistan, Zalmay Khalilzad, s'est dit "déçu du report" de cette réunion.

"Nous sommes en contact avec toutes les parties et encourageons tout le monde à rester engagé dans le dialogue", a-t-il écrit sur Twitter.

"J'exhorte toutes les parties à saisir cette occasion et à remettre les choses sur les rails en acceptant une liste de participants parlant au nom des tous les Afghans", a-t-il poursuivi.

Pour l'analyste Michael Kugelman du Wilson Center basé à Washington, le report de la réunion de Doha illustre la difficulté du chemin vers la paix.

"La confusion et les dysfonctionnements" entourant la conférence montrent à quel point "le processus de réconciliation sera un travail extrêmement pénible", a-t-il estimé.

"Si un événement présenté comme simplement informel, pour briser la glace, cause tant de problèmes, imaginez ce qui pourrait se passer quant le temps viendra d'organiser quelque chose de plus formel", a-t-il poursuivi.

Les Etats-Unis, qui cherchent à s'extraire de la plus longue guerre de leur histoire, ont entamé l'été dernier des pourparlers avec les rebelles. La dernière session de discussions bilatérales s'est achevée en mars au Qatar.

Des membres de l'opposition au président Ghani ont également rencontré les talibans en février à Moscou.

Les rebelles ont refusé jusque-là de discuter avec les autorités de Kaboul, qu'ils qualifient de "marionnettes" de Washington.

Ils nient également tout caractère officiel à la rencontre prévue à Doha, insistant sur "un échange de points de vue" et sur le fait que "toute personne faisant partie de l'administration de Kaboul (...) ne participera qu'à titre personnel".

Avec AFP

Le département d'Etat américain se dit toujours «prêt à dialoguer» avec Pyongyang

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L'ONU condamne l'annonce par les talibans de leur offensive de printemps

L'offensive de printemps marque habituellement le début de ce qui est considéré comme la "saison des combats" chez les talibans.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné lundi l'annonce vendredi par les talibans de leur offensive annuelle de printemps, "qui n'aura pour seul résultat que davantage de souffrances et de destructions inutiles pour le peuple afghan".

"Les appels à plus de combats ne font pas avancer l'objectif d'une paix durable", ont ajouté les 15 membres du Conseil de sécurité dans un communiqué.

"Les membres du Conseil de sécurité appellent toutes les parties au conflit à saisir la possibilité du début d'un dialogue inclusif inter-afghan et de négociations débouchant sur un accord politique", précise le communiqué.

Le groupe insurgé a annoncé le lancement de son offensive annuelle de printemps qui marque habituellement le début de ce qui est considéré comme la "saison des combats", bien que ces dernières années ils se soient poursuivis pendant l'hiver.

Les Etats-Unis ont dénoncé aussitôt une annonce "irresponsable" et la présidence afghane a regretté samedi qu'elle intervienne "au moment où des efforts à l'initiative du gouvernement sont en cours pour mettre fin à la guerre" et où "les talibans sont engagés dans des discussions de paix" avec les Etats-unis.

Jour du Soleil à Pyongyang: hommage des Nord-Coréens à Kim Il Sung

Les 2 statues géantes de Kim Il Sung et Kim Jong Il sur la colline Mansu, Pyongyang, le 17 décembre 2018.

Des dizaines de milliers de Nord-Coréens ont rendu hommage lundi à leurs dirigeants à l'occasion du Jour du Soleil commémorant la naissance du fondateur du régime, journée la plus importante du calendrier rituel de ce pays isolé en proie aux sanctions internationales.

Décédé en 1994, Kim Il Sung était né le 15 avril 1912. Son fils Kim Jong Il lui a succédé, avant que son petit-fils Kim Jong Un n'hérite du pouvoir fin 2011.

Les Nord-Coréens sont élevés depuis leur naissance dans le culte de cette dynastie et toutes les commémorations relatives à la famille des Kim sont pour le régime une occasion d'asseoir son pouvoir.

Dès lundi matin, c'est un flux constant de Nord-Coréens qui s'est rendu sur la colline Mansu de Pyongyang, où deux statues géantes de Kim Il Sung et Kim Jong Il dominent la capitale.

Des bataillons de soldats, des membres d'unités de travail, des familles, des jeunes mariés, des touristes... Tous se sont à leur tour alignés devant le monument, avant de s'avancer pour déposer des fleurs à sa base.

"Rendons hommage au grand président Kim Il Sung et au grand leader Kim Jong Il", intimait un speaker à moitié caché derrière une montagne de gerbes de fleurs. Et tous s'inclinaient d'un seul geste, tandis que les soldats faisaient le salut militaire.

- A la gloire de Kim Jong Un -

Ra Man Ok, colonel à la retraite de 84 ans, a essuyé ses larmes devant les statues avant de faire quelques pas en arrière et de s'incliner à nouveau, pour la seconde fois.

"Je veux rendre hommage avec mon esprit aux deux grands leaders parce que je suis trop vieille pour les remercier de leur générosité en travaillant", a-t-elle expliqué à l'AFP, vêtue de l'uniforme dans lequel elle avait défilé il y a des décennies.

"On ne peut être à la hauteur de ses espérances, dans les périodes difficiles, qu'en suivant le leadership de notre parti", a-t-elle ajouté.

Les Nord-Coréens interrogés dans la rue par les médias étrangers expriment toujours leur dévouement et un soutien sans borne envers le régime.

A une place d'honneur devant les statues, protégée par une chaîne, figurait une composition florale géante à la gloire du nom de Kim Jong Un.

Cet anniversaire -qui sera aussi marqué par un festival floral ou encore un spectacle gigantesque de danse- intervient au moment où ce dernier vient encore de consolider son pouvoir avec un remaniement générationnel au poste très largement honorifique de président de l'Assemblée suprême, qui est sur le papier le chef de l'Etat.

Kim Yong Nam, 91 ans, a été remplacé par Choe Ryong Hae, né en 1950. Le vrai pouvoir en Corée du Nord étant détenu par Kim Jong Un et les membres de sa famille les plus proches de lui. Sachant que son grand-père, bien que décédé en 1994, demeure officiellement président éternel.

- "Cultiver la loyauté" -

Lors d'un discours vendredi devant l'Assemblée suprême du peuple, Kim Jong Un s'est dit ouvert à l'idée d'un troisième sommet avec le président américain Donald Trump si Washington arrivait à la table de négociations avec "la bonne attitude".

Le premier sommet historique, en juin 2018 à Singapour, entre les deux hommes s'était terminé avec une déclaration commune très vague sur la "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne". Le deuxième, en février à Hanoï, s'est soldé par un fiasco, sans la moindre avancée concrète sur ce dossier, et même pas de déclaration.

Cette déconvenue avait soulevé des questions quant à l'avenir du processus. Au Vietnam, le Nord avait expliqué qu'il voulait la levée des seules sanctions pesant sur les conditions de vie des Nord-Coréens. Mais les Etats-Unis avaient considéré que Pyongyang exigeait de fait la disparition des principales sanctions sans proposer grand chose de précis en retour.

Néanmoins, les deux camps avaient fait part de leur souhait de poursuivre les discussions.

"Les Etats-Unis étaient venus à la table de négociations en ayant à l'esprit des méthodes complètement inapplicables", a déclaré M. Kim selon une transcription de son discours publiée par l'agence officielle KCNA.

"La conception américaine du dialogue qui consiste à pousser unilatéralement leurs demandes ne nous va pas", a-t-il dit. "Nous ne voulons pas voir de répétition de discussions comme celles du sommet de Hanoï".

Les gestes hostiles des Etats-Unis, a-t-il ajouté "sont vraiment agaçants. Je suis très mécontent de cette tendance".

Lundi matin, Ri Yang Myong, un ingénieur de 60 ans, était venu en amenant pour la première fois devant les statues sa petite fille Ji Ye, cinq ans.

"Venir ici pour les fêtes nationales est une règle dans ma famille", dit-il. "Je veux être sûr qu'elle cultivera sa loyauté".

Un homme dans le nord de l'Irak resemble à CR7

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