Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Asie

Cachemire sous contrôle indien: deux morts dans une fusillade

Protestations contre la révocation par l'Inde du statut d'autonomie spéciale dans la partie du Cachemire qu'elle contrôle, Srinagar, le 11 août 2019.

Un "terroriste" et un officier de police sont morts au Cachemire sous contrôle indien dans une fusillade qui a opposé des activistes aux forces de sécurité, a indiqué la police mercredi. 

L'incident qui s'est déroulé dans le district de Baramulla, dans le nord du Cachemire, est le premier à être rapporté par les autorités indiennes depuis qu'elles ont révoqué le statut d'autonomie spéciale dans la partie du Cachemire qu'elles contrôlent.

"Un terroriste a été tué (...) des armes et des munitions ont été découvertes", a indiqué la police sur Twitter, précisant qu'un officier de police avait été tué et qu'un autre blessé dans l'incident était traité dans unhôpital militaire.

Dans un autre tweet, la police a identifié l'activiste abattu comme étant affilié au "Lashkar-e-Taiba" (LeT), une organisation armée basée au Pakistan, accusée par New Delhi et Washington d'avoir organisé les attaques sanglantes de Bombay en 2008.

Un blocage des communications et de fortes restrictions à la circulation avaient été imposés par les autorités indiennes la veille de l'annonce, le 5 août, de la révocation de l'article 370 de la Constitution, qui conférait ce statut d'autonomie spéciale à la région himalayenne.

Les affrontements sont fréquents entre les forces de sécurité indiennes et les militants opposés à la domination indienne, des dizaines de milliers de personnes, pour la plupart civiles, ont perdu la vie au cours des 30 dernières années, ajoutant au ressentiment envers New Delhi.

Quelque 80.000 paramilitaires indiens supplémentaires ont été déployés dans le Cachemire indien. Un demi-million de soldats s'y trouvent déjà en temps normal.

L'Inde et le Pakistan, qui se sont partagé le territoire du Cachemire après leur indépendance en 1947, se sont depuis livrés trois guerres, dont deux à propos du Cachemire.

Avec AFP

Hong Kong: la cheffe de l'exécutif espère un retour au calme

Hong Kong: la cheffe de l'exécutif espère un retour au calme
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:49 0:00

Essai d'un missile américain : Moscou et Pékin crient à l'escalade militaire

Essai d'un missile américain : Moscou et Pékin crient à l'escalade militaire
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:07 0:00

Manifestations de masse à Hong Kong

Manifestations de masse à Hong Kong
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:34 0:00

Après l'attentat meurtrier de Kaboul, l'industrie du mariage craint pour son avenir

Des personnes en deuil chiites afghanes portent le cercueil d'une victime tuée dans un attentat suicide la veille à Kaboul, le 16 août 2018.

Depuis quatre décennies, les mariages constituaient l'un des rares moments de joie en Afghanistan, ravagé par la guerre. L'attentat-suicide de samedi, pendant qu'un couple échangeait ses vœux à Kaboul, a non seulement brisé des centaines de vies mais il a également ébranlé une industrie florissante.

De la salle de mariage Shahr-e-Dubai, dans l'ouest de la capitale, il reste une façade de verre et de béton rouge et blanc presque intacte. Mais l'intérieur n'est plus que chaos. Le plafond s'est écroulé et des chaises sont maculées de sang depuis qu'un kamikaze du groupe Etat islamique s'y est fait exploser, faisant 63 morts et 182 blessés.

L'impact est dramatique pour l'industrie du mariage, "l'un des rares secteurs économiques qui fonctionnait encore relativement bien malgré tous les problèmes" que rencontre l'Afghanistan, soupire Ghulam Sakhi Sultani, l'un des trois propriétaires de Shahr-e-Dubai.

Dans la culture afghane, les unions donnent lieu à des cérémonies démesurées, où des centaines de personnes, souvent plus de mille, sont invitées.

Entre robes, bijoux et nourriture en abondance, ces noces coûtent au bas mot 15.000 euros, une fortune dans l'un des pays les plus pauvres du monde, qui pousse nombre de futurs époux à lourdement s'endetter.

Une industrie du mariage, qui pèse des millions d'euros, s'est donc progressivement développée à Kaboul. Des dizaines d'immenses hangars constellés de néons parsèment la ville, employant des milliers de personnes.

Après cette attaque, la première du genre contre un mariage de masse à Kaboul, "il sera difficile de regagner la confiance pour organiser d'importants mariages", observe M. Sultani, qui redoute que "les terroristes n'aient choisi les mariages de masse comme nouvelles cibles".

Dix membres de son personnel ont été tués ou blessés samedi et "la plupart des autres ne sont pas revenus travailler" car ils disent "craindre pour leur vie", raconte-t-il.

"Après l'horrible attentat de samedi tout va changer", acquiesce Sharif, le directeur d'une autre salle de noces de Kaboul, qui n'a donné que son seul prénom. "Je ne pense pas que les gens nous feront confiance, ni à nous ni au gouvernement, pour assurer leur sécurité".

- Mariage "à la maison" -

Tandis que des mariages plus modestes ont déjà été ciblés par le passé, six personnes ayant notamment été tuées mi-juillet dans l'est, l'attentat de samedi souligne la vulnérabilité de ces rassemblements de masse, pour lesquels les mesures de sécurité prises sont minimales.

Quand les invités sont nombreux, les allées et venues sont difficilement contrôlables. Et ces grands hangars ne disposent pour la plupart même pas de sortie de secours.

A moins que des personnalités de premier plan soient invitées, il est considéré comme insultant pour les invités d'être fouillés. Des personnes extérieures peuvent ainsi facilement se fondre dans la foule d'amis et parents.

"Nous prendrons des mesures de sécurité supplémentaires mais il sera difficile d'arrêter un poseur de bombe parmi les centaines d'invités", reconnaît M. Sultani.

Les couples désireux de se passer la bague au doigt sont eux aussi très inquiets.

Dawood Hotak, un étudiant fiancé de 26 ans, prévoit désormais de se marier "à la maison" plutôt que dans une de ces salles.

"Les gens devraient être fouillés avant d'entrer", peste-t-il auprès de l'AFP. "S'il y avait eu des fouilles corporelles, je suis sûr que l'attaque aurait été évitée", estime-t-il.

En novembre dernier, un kamikaze a frappé la salle de mariage, l'Uranus, à Kaboul, où se réunissaient des érudits religieux, tuant au moins 55 personnes.

"Il n'y a plus d'endroits sûrs à Kaboul", se lamente le manager de l'Uranus, Haji Ghulam Sediq. "Il n'y a pas que les employés et les invités, moi aussi j'ai peur", confie-t-il.

Voir plus

XS
SM
MD
LG