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Des femmes birmanes témoignent des violences de la junte en détention

Un soldat se tient devant la Banque centrale du Myanmar lors d'une manifestation contre le coup d'État militaire, à Yangon, au Myanmar, le 15 février 2021.

Battues, insultées, menacées, des Birmanes témoignent à l'AFP des violences infligées par la junte dans les prisons, où des centaines de femmes sont détenues au secret depuis le coup d'Etat.

"Ils m'ont giflé, m'ont donné des coups de pied au visage (...) Ils ont dit qu'ils pouvaient nous faire disparaître sans que personne ne le sache".

Ngwe Thanzin, dont le nom a été changé pour des raisons de sécurité, se remémore l'angoisse vécue pendant ses jours de détention.

Le 27 mars, "Jour des forces armées", les militaires mettent en scène leur toute-puissance, tuent plus d'une centaine de civils à travers le pays et arrêtent des dizaines d'opposants.

Ngwe Thanzin, une activiste qui participe à une manifestation dans un quartier de Rangoun en ébullition depuis le putsch du 1er février, est interpellée et conduite dans un centre de détention pour être interrogée.

Une trentaine de femmes sont entassées avec elle dans la cellule et couchent à même le sol, sans couverture.

Les nuits sont sans sommeil, rythmées par "des cris en provenance du bâtiment où les hommes sont détenus".

- "Couverte de bleus" -

Certaines femmes subissent aussi de violents interrogatoires.

"Une jeune fille de 19 ans, couverte de bleus, ne pouvait même plus se tenir debout (...) Elle n'a reçu aucun traitement médical et gémissait dans un coin de la cellule", se souvient Ngwe Thanzin, libérée au bout de quatre jours et qui se cache depuis.

D'autres ont eu moins de chance et ont été transférées dans la tristement célèbre prison d'Insein de Rangoun où de nombreux prisonniers politiques ont été détenus sous les précédents régimes militaires.

La mère de Ma Chaw est parmi elles.

"Je suis très inquiète pour sa sécurité", soupire l'adolescente de 17 ans, brutalement interpellée mi-avril avec sa mère alors qu'elles se rendaient chez une amie.

La lycéenne a passé six jours derrière les barreaux aux côtés de femmes qui lui ont raconté avoir été "maltraitées et torturées" lors d'interrogatoires à huis clos.

"L'une d'elle pouvait à peine marcher et manger", se souvient-elle.

L'adolescente a été libérée après avoir été contrainte de signer un document certifiant n'avoir subi aucun mauvais traitement, tandis que sa mère était transférée à Insein.

L'AFP n'a pas été en mesure de vérifier de manière indépendante les témoignages de Ma Chaw et Ngwe Thanzin et la junte n'a pas souhaité faire de commentaires.

Mais, dès la mi-mars, l’agence des Nations Unies ONU Femmes a tiré la sonnette d'alarme.

Depuis le coup d'Etat contre Aung San Suu Kyi, des détenues seraient "victimes de harcèlement et de violences sexuelles", avait-elle alerté dans un communiqué, exhortant "l'armée et la police à respecter les droits fondamentaux des femmes arrêtées".

Près de 900, sans accès pour beaucoup à leurs proches ou à un avocat, sont en détention depuis le putsch, d'après l'Association d'assistance aux prisonniers politiques (AAPP).

Le gouvernement d'unité nationale (GUN), un groupe de députés déchus entrés en clandestinité, a annoncé enquêter sur les "allégations de violences sexuelles et sexistes" en prison.

"Ces cas sont révélateurs d'une tendance plus large d'exactions commises depuis des années en toute impunité par l'armée en particulier à l'encontre des femmes et des jeunes filles issues des minorités ethniques dans les zones de conflit armé", a-t-il ajouté.

Pour échapper aux exactions de la junte, de nombreuses Birmanes ont fui dans les régions frontalières du nord et de l'est, dans des territoires contrôlés par des groupes rebelles. Certaines ont pris les armes contre la junte.

Pékin accuse Washington d'ignorer la souffrance des Palestiniens

Maisons détruites à la suite des frappes aériennes et d'artillerie israéliennes alors que la violence transfrontalière entre l'armée israélienne et les militants palestiniens se poursuit, dans le nord de la bande de Gaza, le 14 mai 2021.

La Chine a accusé vendredi les Etats-Unis "d'ignorer la souffrance des Palestiniens", après que Washington eut bloqué une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU consacrée au conflit au Proche-Orient.

Les Etats-Unis, principal allié diplomatique d'Israël, ont refusé qu'une réunion virtuelle publique consacrée au conflit israélo-palestinien se déroule vendredi, mais finalement accepté qu'elle ait lieu dimanche.

La Chine, qui préside ce mois-ci le Conseil de sécurité, a en revanche pris la défense des Palestiniens dans l'enceinte onusienne, où elle utilise fréquemment son droit de véto pour bloquer les motions visant ses alliés, comme la Syrie.

Devant la presse, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, a estimé que Washington s'opposait ainsi, à lui seul, à la volonté de la communauté internationale.

"Les Etats-Unis répètent qu'ils se préoccupent des droits des musulmans (...) mais ils ignorent la souffrance des Palestiniens", a martelé Mme Hua.

La porte-parole chinoise a fait le rapprochement avec l'intérêt porté par Washington aux Ouïghours, une ethnie musulmane du nord-ouest de la Chine qui selon des organisations de défense des droits de l'Homme subit la répression de Pékin.

"Les Etats-Unis devraient se rendre compte que la vie des Palestiniens est tout aussi précieuse", a-t-elle tonné.

Depuis lundi, les Etats-Unis ont accepté deux visioconférences à huis clos et en urgence sur le conflit israélo-palestinien mais refusé deux déclarations communes appelant à un arrêt des hostilités, les jugeant "contreproductives" à ce stade.

Dans leurs prises de position depuis le début du conflit, les Etats-Unis ont réaffirmé le droit d'Israël à se défendre contre les tirs de roquettes du mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, mais aussi appelé à la désescalade.

Ils ont également demandé à Israël de faire "tout son possible pour éviter des victimes civiles".

Une cyberattaque cause des pénuries de carburant aux USA

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La Chine enregistre son plus faible taux de croissance démographique

La famille de Li Yan était la première à recevoir un permis de naissance pour avoir un 2e enfant dans la province de dans la province chinoise d'Anhui. photo prise le 20 février 2014.

Pour la quatrième année consécutive, le nombre de nouvelles naissances a enregistré une baisse en Chine, selon les données du recensement révélées par les autorités mardi.

Selon le Bureau national des statistiques (BNS), la population de la Chine est passée à 1,412 milliard d'habitants en 2020. Au total, le pays le plus peuplé de la planète a enregistré 12 millions de nouvelles naissances l'année dernière, un chiffre en baisse par rapport aux 14,65 millions de nouveaux bébés enregistrés en 2019.

Ces chiffres représentent le taux de croissance le plus faible depuis l'imposition d'une politique stricte d'un enfant par famille dans les années 1980.

Le BNS a ajouté que la Chine a ajouté 72 millions de personnes entre 2010 et 2020, soit une augmentation de 5,38 %, avec une croissance annuelle moyenne de 0,53 %, soit une baisse de 0,04 % par rapport à la décennie précédente.

Vieillissement de la population

Le pays est aussi confronté à une tendance inquiétante de diminution des citoyens en âge de travailler couplée à un nombre croissant de retraités vieillissants.

Les défis liés à la croissance démographique préoccupent les autorités depuis un certain temps déjà.

En 2015, la limite d'un enfant par foyer a été assouplie, mais l'effet combiné du coût élevé de la vie, du manque de logements décents et de la mise en priorité des carrières professionnelles ont eu pour conséquence le retard sur la fondation d'une famille.

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