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Washington accuse la Chine de tenter de pirater la recherche sur un vaccin

Le vice-Premier ministre chinois Liu He et le président américain Donald Trump se serrent la main après avoir signé la "phase un" de l'accord commercial américano-chinois lors d'une cérémonie à la Maison Blanche à Washington, États-Unis, le 15 janvier 2020. REUTERS/Kevin Lamarque

Les Etats-Unis ont publiquement accusé mercredi la Chine de tenter de pirater la recherche américaine sur un vaccin contre le nouveau coronavirus, une nouvelle escalade dans les tensions déjà très vives entre Washington et Pékin au sujet de la pandémie.

"Les secteurs de la santé, pharmaceutique et de la recherche travaillant sur les réponses au Covid-19 doivent tous être conscients qu'ils sont les premières cibles de cette activité et prendre les mesures nécessaires pour protéger leurs systèmes", ont prévenu la police fédérale et l'agence pour la cybersécurité dans un avertissement officiel.

"Les tentatives de la Chine pour cibler ces secteurs représentent une menace grave pour la réponse de notre pays au Covid-19", ont-ils affirmé.

Le FBI précise notamment "enquêter" sur des "cyber-acteurs et informateurs non-traditionnels affiliés à la République populaire de Chine" soupçonnés de vouloir voler des éléments protégés par la propriété intellectuelle en lien avec la recherche sur un vaccin, sur des traitements, mais aussi sur les tests de dépistage de la maladie, qui a déjà tué près de 295.000 personnes, dans le monde dont 83.200 aux Etats-Unis.

En clair, il s'agirait de pirates informatiques, mais aussi de chercheurs et étudiants qui, selon l'administration de Donald Trump, sont activés pour voler des informations au sein des instituts universitaires et des laboratoires publics où ils travaillent.

"Les Etats comme les criminels veulent obtenir ces informations pour marquer des points sur la scène géopolitique ou par appât du gain", prévient Meg King, du cercle de réflexion Wilson Center à Washington.

"Alors que les outils technologiques dans le domaine de la santé sont plus puissants et efficaces que jamais, ce qui sera probablement la clé pour mettre fin à la pandémie de Covid-19, ils offrent aussi une plus grande latitude pour des cyberattaques par nos adversaires", relève-t-elle.

Le sénateur républicain Marco Rubio a lui appelé "les décideurs à tous les niveaux de l'Etat américain ainsi que le secteur privé" à tout faire pour "protéger" ces recherches.

- Menace de sanctions -

La diplomatie chinoise avait balayé par avance lundi tout soupçon de piratage, assurant "combattre" toute sorte de cyberattaque.

"Nous sommes à la pointe de la recherche mondiale sur un vaccin et un traitement contre la maladie Covid-19. Il est immoral de viser la Chine avec des rumeurs et des calomnies en l'absence de preuves", avait-elle insisté.

Les Etats-Unis reprochent déjà de longue date au géant asiatique de se livrer à l'espionnage industriel et ont fait de la défense de leur propriété intellectuelle une priorité dans la guerre commerciale que se livrent les deux grandes puissances.

Mais une telle accusation risque d'envenimer encore davantage des relations déjà très tendues depuis l'apparition du nouveau coronavirus fin 2019 dans la ville chinoise de Wuhan.

D'autant qu'elle intervient au moment où la pression sur Pékin se renforce à Washington.

Donald Trump a déjà dit, de manière jusqu'ici vague, vouloir faire payer la Chine pour ce qu'il considère être sa responsabilité dans la pandémie.

Des sénateurs de son camp républicain, très remontés contre Pékin, ont présenté mardi une proposition de loi qui donnerait au président le pouvoir d'imposer des sanctions à la Chine si elle ne contribue pas en toute transparence à faire la lumière sur l'origine de la maladie.

L'administration Trump accuse les autorités chinoises d'avoir tardé à alerter le monde sur l'épidémie et d'en avoir dissimulé l'ampleur. Et donc d'être "responsables" de sa propagation planétaire, de la mort de dizaines de milliers de personnes et de l'actuelle crise économique sans précédent.

Pire, le président américain et son secrétaire d'Etat Mike Pompeo soupçonnent désormais ouvertement Pékin d'avoir caché un accident de laboratoire à Wuhan qui aurait été à l'origine de la pandémie.

"La Chine refuse de permettre à la communauté internationale d'aller enquêter dans le laboratoire de Wuhan", a déploré le sénateur républicain Lindsey Graham, un des signataires de la proposition de loi.

"Le Parti communiste chinois doit rendre des comptes", a renchéri son collègue Jim Inhofe. "Ses tromperies sur l'origine et la propagation du virus ont fait perdre au monde des vies et un temps précieux".

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Donald Trump n'a payé aucun impôt pendant une décennie, selon le New York Times

Le président Donald Trump s'exprime lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, le 23 septembre 2020, à Washington. (AP Photo/Evan Vucci)

Le président américain Donald Trump n'a payé que 750 dollars d'impôts fédéraux en 2016, l'année de son élection à la Maison Blanche, puis autant en 2017, et n'a payé aucun impôt durant 10 des 15 années précédentes, selon une enquête du quotidien New York Times publiée dimanche.

M. Trump, candidat à un second et dernier mandat à la Maison Blanche, a balayé ces révélations du New York Times. Il ne s'agit rien d'autre que des "informations bidon, totalement inventées", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche.

Selon le quotidien new-yorkais, M. Trump a échappé à l'impôt "en grande partie car il a déclaré plus de pertes d'argent que de gains".

"J'ai payé beaucoup, et j'ai payé beaucoup d'impôts sur le revenu au niveau de l'Etat aussi, l'Etat de New York taxe beaucoup", a au contraire rétorqué sans plus de précisions M. Trump.

Selon le New York Times, au sein de la nébuleuse de sociétés dirigées par le magnat des affaires, de nombreuses d'entre elles ont déclaré des pertes importantes, dont ses clubs de golf, écornant l'image de l'entrepreneur à succès que M. Trump aime se donner.

Les déclarations fiscales de l'ex-magnat de l'immobilier devenu président sont au coeur d'une bataille judiciaire, M. Trump ayant toujours refusé de les publier contrairement à l'usage.

"Le New York Times a obtenu les informations fiscales sur plus de vingt ans concernant M. Trump et les centaines de sociétés qui composent son groupe, y compris des informations détaillées au sujet de ses deux premières années au pouvoir. Cela n'inclut pas ses déclarations d'impôt sur le revenus personnelles pour 2018 ou 2019", affirme le journal qui promet de nouvelles révélations "dans les semaines à venir".

Selon le quotidien USA Today, M. Trump a été le premier candidat de l'un des deux grands partis -- démocrate et républicain -- à l'élection présidentielle depuis quatre décennies à refuser de publier ses déclarations d'impôts.

Bataille pour la confirmation de la juge Amy Coney Barrett à la Cour suprême

Bataille pour la confirmation de la juge Amy Coney Barrett à la Cour suprême
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Les États-Unis allouent 152 millions de dollars en aide pour le Sahel

Des déplacés d’Arbinda, une localité du Sahel, à Dori, le 7 octobre 2019 (VOA/Lamine Traoré)

Les États-Unis ont annoncé une nouvelle aide de près de 152 millions de dollars pour quatre pays du Sahel, à savoir le Niger, le Mali et le Burkina Faso, et la Mauritanie. Ces pays font face à des déplacements massifs de populations et à l'insécurité alimentaire à cause des conflits dans la région.

Plus de 85 millions de dollars proviennent de l'Agence USAID et près de 67 millions de dollars du département d'État.

C’est une aide pour les personnes déplacées, les réfugiés et les communautés qui les accueillent.

Elle comprend de la nourriture, des abris d'urgence; l'accès aux soins de santé primaires, des fournitures médicales, des produits pharmaceutiques et de l'eau potable et des moyens de subsistance.

En outre, le gouvernement américain travaille avec ses partenaires non gouvernementaux et les Nations Unies pour améliorer les infrastructures d'approvisionnement en eau dans les camps de déplacés, fournir des kits d'hygiène et garantir que ces déplacés ont accès à des latrines appropriées.

Parce que les femmes et les enfants sont les plus vulnérables pendant les conflits, Washington finance aussi une aide nutritionnelle pour les enfants de moins de cinq ans.

Cour suprême: Trump a choisi la juge Amy Coney Barrett pour remplacer Ruth Bader Ginsburg

La juge Amy Coney Barrett, professeure de droit à l'Université Notre Dame, actuellement en poste à la Cour d'appel américaine pour le 7e circuit, pose dans une photographie non datée obtenue de l'Université Notre Dame le 19 septembre 2020. (Photo Matt Cashore/Notre Dame Univ.)

Le président américain Donald Trump a décidé de nommer la juge Amy Coney Barrett pour remplacer la juge Ruth Bader Ginsburg à la Cour suprême, a-t-on appris vendredi des médias locaux.

Une annonce officielle est prévue pour samedi à la Maison Blanche, selon le quotidien Politico.

Si elle est confirmée par le Sénat, Mme Barrett, 48 ans, deviendra la plus jeune juge de la haute cour. Sa présence permettrait de maintenir le nombre de femmes à trois - avec les juges Sonia Sotomayor et Elena Kagan, toutes deux nommées par l'ancien président Barack Obama.

Mme Barrett a enseigné pendant 15 ans à la faculté de droit de Notre Dame, l'université où elle avait obtenu son diplôme de droit.

La juge Ginsburg est décédée vendredi dernier à l'âge de 87 ans, après avoir passé 27 ans au sein de la plus haute cour de justice américaine.

Pour être confirmé, un candidat doit obtenir au moins 51 voix au Sénat.

Le Sénat compte actuellement 53 législateurs du parti républicain - le même parti que le président -, et 47 législateurs du parti démocrate. Deux sénateurs, Bernie Sanders de l’État de Vermont et Angus King du Maine, sont indépendants.

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