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Trump appelle les médias à "cesser les hostilités" après l'envoi de colis explosifs

Le président Donald Trump lors d'un meeting de campagne, à Mosinee, dans le Wisconsin, le 24 octobre 2018

Après l'émotion qui a suivi l'envoi de bombes artisanales à des détracteurs de Donald Trump, la politique a vite repris ses droits.

Le président américain a appelé au rassemblement mais a souligné la "responsabilité" des médias dans la détérioration du climat actuel, tandis que des démocrates accusaient le républicain d'attiser la violence.

Donald Trump a jugé que "tout acte ou menace de violence politique" était "une attaque contre notre démocratie elle-même". Il a dans le même temps, lors d'un meeting de campagne dans le Wisconsin (nord), appelé les médias à "cesser les hostilités sans fin et les (...) attaques négatives constantes et souvent fausses".

En quelques heures, plus tôt dans la journée, six alertes au colis suspect se sont succédé, de New York à la Floride en passant par Washington, sans compter une fausse alerte en Californie, créant un climat de psychose.

Aucune victime n'a été signalée mais les polices locales et fédérales ont été placées en état d'alerte. Le maire et le gouverneur de New York ont dénoncé une "volonté de terroriser".

"Dans des moments comme celui-ci, nous devons nous rassembler", a déclaré dans un premier temps Donald Trump, depuis la Maison Blanche.

"Le gouvernement fédéral mène une enquête agressive et nous allons trouver les responsables et les présenter à la justice. Très rapidement j'espère", a-t-il aussi dit.

Le chef de la police new-yorkaise s'est dit persuadé que le ou les coupables seraient identifiés "dans les prochains jours".

L'affaire a commencé dans la matinée lorsque le service fédéral chargé de la protection des anciens présidents a annoncé avoir intercepté deux colis contenant "des engins explosifs potentiels". Ils étaient destinés à l'ex-secrétaire d'État démocrate Hillary Clinton, qui réside dans la banlieue de New York, et à l'ex-président démocrate Barack Obama, qui habite à Washington.

Le paquet destiné à Mme Clinton, rivale malheureuse de Trump à la présidentielle 2016 et que le président continue à critiquer régulièrement, a été intercepté mardi soir. Celui destiné à Barack Obama l'a été mercredi matin, a indiqué le Secret Service. Aucun des colis n'a atteint ses destinataires.

Peu après, la chaîne d'information CNN, souvent dénoncée par Donald Trump qui l'accuse de critiquer systématiquement sa présidence, évacuait ses bureaux new-yorkais après la découverte d'un colis suspect.

Le colis contenait un engin "apparemment explosif" et une "poudre blanche", en cours d'analyse, selon le chef de la police new-yorkaise. Il était adressé à John Brennan, ex-directeur de la CIA et commentateur sur CNN très critique de Trump, lequel a décidé en août de le sanctionner en lui retirant son habilitation de sécurité.

- Paquets d'apparence similaire -

La police de Floride a ensuite indiqué avoir trouvé un colis suspect près du bureau de l'élue au Congrès Debbie Wasserman Schultz, ex-présidente du comité national du parti démocrate.

Au moins deux autres personnalités démocrates, noires, l'ex-ministre de la Justice d'Obama, Eric Holder et la députée californienne Maxine Waters, ont aussi été visées par des colis suspects.

Dans la soirée, le FBI a indiqué que deux colis supplémentaires, "d'apparence similaire", avaient été envoyés à Mme Waters, portant le nombre total de ces paquets à sept.

Personne n'a revendiqué ces envois.

Lundi, un engin explosif avait été retrouvé dans la boîte aux lettres de la résidence new-yorkaise du milliardaire George Soros, démocrate notoire devenu une cible des nationalistes américains et européens.

Aucune arrestation n'a été annoncée. Mais le FBI a confirmé que les cinq petits paquets jaunes destinés à Soros, Clinton, Obama, Holder et Brennan étaient "d'apparence similaire", portant plusieurs timbres et une même adresse d'expéditeur: celle de Mme Wasserman Schultz.

- "De la haine dans l'air"

Plusieurs voix ont dénoncé une polarisation de la vie politique américaine depuis l'élection de Donald Trump qui est allée trop loin.

"C'est une période de divisions profondes et nous devons faire tout notre possible pour nous rassembler", a déclaré Hillary Clinton depuis la Floride.

"Nous traversons une période où les gens ressentent beaucoup de haine dans l'air", a déclaré pour sa part le maire démocrate de New York, Bill de Blasio.

Malgré l'appel au rassemblement de M. Trump, et des condamnations de la violence par plusieurs responsables républicains, les chefs démocrates au Congrès ont accusé le président de cautionner la violence. En rappelant qu'il avait traité les médias d'"ennemis du peuple", et tardé à dénoncer les militants d'extrême droite à l'origine de violentes manifestations à Charlottesville à l'été 2017.

"De façon répétée, le président cautionne la violence physique et divise les Américains avec ses mots et ses actes", ont indiqué Nancy Pelosi et Chuck Schumer.

Le président de CNN, Jeff Zucker, a accusé la Maison Blanche d'"incompréhension totale face à la gravité de ses attaques continues contre les médias".

Les États-Unis sont en pleine campagne pour les élections législatives du 6 novembre, dont l'issue sera déterminante pour la suite de la présidence Trump.

L'immigration était jusque-là le thème dominant, alimenté par la marche de milliers de migrants depuis le Honduras vers la frontière mexico-américaine.

Donald Trump, qui enchaîne les meetings à travers le pays, s'est engagé à les stopper. Il a notamment déclaré que les migrants étaient encouragés par les démocrates, et des personnalités conservatrices ont accusé M. Soros de les soutenir financièrement, sans fournir de preuve.

Avec AFP

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Elizabeth Warren confirme sa place dans le trio de tête de la course démocrate à la Maison Blanche

Vue du plateau du débat des démocrates à Miami.

La sénatrice progressiste Elizabeth Warren a assis mercredi soir sa stature de prétendante sérieuse à la Maison Blanche lors d'un premier débat démocrate marqué par la crise migratoire et la solide performance de plusieurs "petits" candidats.

Dix démocrates étaient pour la première fois réunis sur un plateau de télévision à Miami, grande ville de Floride, un Etat clé dans les élections américaines.

Jeudi soir, avec une affiche nettement relevée, ce sera au tour du second groupe de prétendants à la Maison Blanche d'entrer en scène. Les deux meneurs dans les sondages --l'ancien vice-président centriste Joe Biden et le socialiste Bernie Sanders-- croiseront le fer avec deux étoiles montantes du peloton de tête -- la sénatrice Kamala Harris et le jeune maire Pete Buttigieg-- ainsi que six autres candidats.

Pourfendeuse de Wall Street âgée de 70 ans, c'est armée d'un programme déjà très étoffé qu'Elizabeth Warren a grimpé à la troisième place des sondages pour l'investiture démocrate ces dernières semaines.

Ses propositions détaillées sur un vaste éventail de sujets sont même devenues objet de plaisanterie, sa phrase préférée en meeting --"j'ai un projet pour cela"-- étant devenue un classique de ce début de campagne.

Bénéficiant de ne pas avoir à partager le plateau avec son rival direct Bernie Sanders, elle a dénoncé "une économie qui marche parfaitement pour ceux qui ont de l'argent mais pas pour les autres".

- Image "déchirante" -

Dans cette ville de Miami où sept habitants sur dix sont Hispaniques, la polémique sur la gestion par le président républicain Donald Trump de la crise migratoire à la frontière avec le Mexique a pris une grande importance dans le débat, après les révélations sur les conditions de vie sordides de jeunes migrants dans un centre de rétention et la noyade d'un père et de sa fillette.

Cette image "est déchirante. Elle devrait aussi nous foutre tous en rogne", s'est indigné Julian Castro, qui espère devenir le premier président hispanique des Etats-Unis.

"Si j'étais président aujourd'hui, je signerais un décret pour annuler la politique de tolérance zéro de Trump", a-t-il lancé.

La politique étrangère, l'Iran, le problème endémique de la violence par armes à feu, le changement climatique... les prétendants démocrates à la Maison Blanche ont critiqué Donald Trump et exposé leurs vues souvent proches, certains petits candidats parvenant à imprimer leur marque, comme Julian Castro.

Proche des 0%, le maire de New York Bill de Blasio a ainsi été le premier à interrompre un de ses rivaux et a lancé plusieurs tirades passionnées, en affirmant vouloir replacer "les travailleurs au premier plan".

La sénatrice modérée Amy Klobuchar a, elle, été chaudement applaudie lorsqu'elle a remis en place l'un des ses rivaux qui affirmait être le seul à avoir voté une loi protégeant le droit à l'avortement.

Le sénateur Cory Booker, seul candidat noir sur le plateau, a multiplié les références aux difficultés encore plus criantes rencontrées par les minorités.

Très attendu en début de campagne, l'ex-élu de la Chambre des représentants Beto O'Rourke n'a lui pas fait d'étincelles.

- "Ennuyeux!" -

Alors qu'il vole vers le Japon pour un sommet du G20, Donald Trump a affiché à plusieurs reprises son dédain pour ses rivaux potentiels, ironisant d'un tweet pendant le débat: "Ennuyeux!"

Mais un sondage le donnait la semaine dernière perdant en Floride face à plusieurs démocrates engagés dans la primaire, Joe Biden en tête.

"Les démocrates ont proposé une prise d'assaut de la société, par un gouvernement radical, qui démolirait le rêve américain", a réagi son équipe de campagne en clôture du débat, vantant la bonne santé de l'"économie Trump".

Un temps éclipsée en milieu de débat, Elizabeth Warren a conclu en rappelant son enfance modeste pour exposer sa vision.

"Je suis dans ce combat car je suis convaincue que nous pouvons faire marcher notre gouvernement, notre économie et le pays non seulement pour ceux qui se trouvent au sommet mais pour tous" les Américains.

Mais certains s'inquiètent qu'elle soit trop vulnérable dans un éventuel duel présidentiel avec Donald Trump, qui la surnomme "Pocahontas" pour moquer sa revendication controversée de très lointaines origines amérindiennes.

A huit mois des premiers votes de la primaire démocrate, il est encore trop tôt pour esquisser un réel pronostic, souligne Kyle Kondik, politologue à l'université de Virginie. Et "la première soirée risque d'être oubliée dès que les grands noms arriveront" jeudi soir.

Avec AFP

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