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États-Unis

Une vague de novices se lance en politique aux Etats-Unis

Deb Haaland, 57 ans, candidate démocrate à la Chambre des représentants pourrait devenir la première femme amérindienne jamais élue au Congrès américain, Albuquerque, le 6 juin 2018.

Vendeur de fruits de mer, ancien policier, militaire, PDG ou élues locales, la grande crispation de la politique aux Etats-Unis depuis la victoire surprise de Donald Trump en 2016 a motivé des centaines de citoyens à se lancer pour la première fois sur la scène politique nationale.

L'AFP a rencontré une quinzaine de nouveaux venus qui ont passé l'obstacle des primaires et tenteront de se faire élire le 6 novembre, lorsque les Américains renouvelleront les 435 sièges de la Chambre des représentants et un tiers du Sénat à Washington, en plus d'une multitude de postes locaux.

"Au Congrès, nous avons des gens qui ne savent pas ce que c'est" que d'être pauvre, a confié Deb Haaland, 57 ans. Cette candidate démocrate à la Chambre des représentants pourrait devenir la première femme amérindienne jamais élue au Congrès américain.

Déjà engagée dans la politique locale de son Etat du Nouveau-Mexique, ancienne dirigeante d'une société tribale exploitant les trois casinos de sa réserve puis d'une petite entreprise, c'est l'élection de Donald Trump à la Maison Blanche qui l'a décidée à sauter le pas de la politique nationale.

Un élan que l'on retrouve chez plusieurs des nouvelles figures démocrates, dont un nombre record de femmes, qui ont déjà marqué le panorama politique depuis leurs victoires, souvent surprise, aux primaires.

Ancienne réfugiée, Ilhan Omar, 36 ans, pourrait bien devenir la première Somalienne-Américaine et l'une des deux premières musulmanes à entrer à la Chambre des représentants.

Ayanna Pressley, quadragénaire noire qui tente de passer de la politique locale, à Boston, jusqu'à la Chambre à Washington, promet elle aussi "d'accompagner le mouvement qui apportera du changement et un nouvel horizon à Washington".

Ancienne militaire, MJ Hegar se présente aussi à la Chambre, dans une circonscription du Texas, fief républicain. Avec comme priorité "une économie forte, la création d'emplois", et l'espoir de parvenir à "mettre fin à la corruption et aux intérêts financiers, et à la carrière des politiques qui pensent être intouchables et ne devoir rendre de comptes à personne, y compris leurs électeurs", explique-t-elle.

- "Pas de nouveau Venezuela" -

Mais l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche n'a pas fait que des indignés. L'homme d'affaires a aussi inspiré des républicains à se lancer en politique.

Policier pendant 22 ans, Pete Stauber a espoir de prendre un bastion démocrate dans le Minnesota pour poursuivre à la Chambre des représentants "le programme pro-croissance, pro-emplois" du président républicain.

C'est sa passion pour le "service public, en tant que policier moi-même et avec ma femme qui est dans l'armée", qui l'a poussé à se présenter, explique-t-il.

Fier de rappeler sa réputation de "M. Fruits de Mer", Johnny Nalbandian se présente dans cet Etat profondément démocrate avec espoir de décrocher un siège à la Chambre.

"J'ai vu la grande et belle Californie se détériorer. J'ai vu la Californie devenir socialiste. Je ne veux pas que la Californie devienne un nouveau Venezuela", explique celui qui a commencé sa carrière comme poissonnier à 19 ans.

"J'adore ce que le président fait", ajoute-t-il.

"Il est temps que les philosophes, les politiciens de carrière et tout le reste quittent Washington. Laissez les hommes d'affaires prendre le contrôle."

Avec AFP

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Trump accueille son "ami" Netanyahu en pleine campagne

Le président Donald Trump lors d'une réunion avec le Premier ministre israélien Benjamin pendant l'Assemblée générale des Nations Unies, le mercredi 26 septembre 2018.

Deux "amis" qui devraient faire assaut d'amabilités: Donald Trump, revigoré par les conclusions de l'enquête Mueller, reçoit lundi à la Maison Blanche Benjamin Netanyahu à 15 jours d'élections législatives israéliennes à l'issue incertaine.

Cette visite, initialement prévue sur deux jours, sera toutefois écourtée, a annoncé le Premier ministre israélien à la suite d'un tir de roquette en provenance de la bande de Gaza dans la nuit de dimanche à lundi, qui a fait cinq blessés en Israël.

M. Netanyahu a indiqué qu'il rentrerait dans son pays aussitôt après sa rencontre avec Donald Trump, promettant de riposter "avec force" à cette "attaque criminelle".

Un tête-à-tête est prévu dans le Bureau ovale lundi en milieu de journée. Le président américain espère manifestement donner un coup de pouce au Premier ministre israélien, un homme "dur, intelligent, fort" selon ses propres termes.

Pour leur troisième rencontre à Washington, le président de la première puissance mondiale offrira au Premier ministre un cadeau de taille: l'officialisation de la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur la partie du plateau du Golan syrien occupée et annexée par l'Etat hébreu.

Israël a conquis une grande partie du Golan syrien (1.200 km2) lors de la guerre des Six Jours en 1967, avant de l'annexer en 1981. Cette annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale.

Si le milliardaire républicain a assuré la main sur le coeur que cette initiative n'avait rien à voir avec le scrutin pour renouveler la Knesset, il est difficile de ne pas voir un signe fort dans le calendrier de cette annonce.

Pour Benjamin Netanyahu, qui se présente comme l'homme le mieux placé pour gérer les relations avec les Etats-Unis et son impétueux président, ce geste atteste de leur "amitié".

"Est-ce que la rencontre de Netanyahu avec Trump demain (lundi) peut l'aider à se faire réélire? Comme disait ma grand-mère à propos de sa soupe de poulet, ça ne peut pas faire de mal", résumait d'un tweet Aaron David Miller, ancien diplomate américain, négociateur dans plusieurs administrations démocrates comme républicaines.

- Panneaux publicitaires géants -

Au pouvoir depuis une décennie, M. Netanyahu est sous la menace d'une inculpation pour corruption présumée dans trois affaires. Et l'ancien chef d'état-major Benny Gantz se présente comme un adversaire sérieux pour les élections du 9 avril.

Le tête-à-tête dans le Bureau ovale aura lieu le même jour qu'une allocution de ce dernier à Washington, lors de la conférence du lobby pro-israélien Aipac.

Si d'autres présidents américains ont bien sûr entretenu des relations étroites avec des dirigeants israéliens au cours des décennies écoulées, l'alignement entre MM. Trump et Netanyahu est, à de nombreux égards, sans précédent.

Depuis son intronisation en janvier 2017, l'ancien homme d'affaires de New York a multiplié les gages en faveur de l'Etat hébreu, avec en particulier la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël en décembre 2017, et le transfert de l'ambassade américaine de Tel-Aviv dans la ville sainte au mois de mai suivant.

Et, même à distance, le locataire de la Maison Blanche est déjà bien présent depuis des semaines dans la campagne: les partisans de M. Netanyahu ont affiché aux entrées de Jérusalem et Tel-Aviv des panneaux publicitaires géants des deux hommes se serrant la main.

A Washington, Benjamin Netanyahu pourrait revendiquer une autre victoire diplomatique: la Première ministre roumaine Viorica Dancila a promis dimanche que son pays allait déménager son ambassade en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, un transfert qui serait en rupture avec la position européenne et auquel s'oppose toutefois le président roumain.

Avec AFP

Enquête Mueller : Trump se dit "totalement disculpé"

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Conclusion du rapport Mueller : pas de preuves de collusion entre Trump et la Russie

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Enquête Mueller: revigoré, Trump se dit "totalement disculpé"

Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche le 24 mars 2019. REUTERS / Carlos Barria

Donald Trump s'est dit dimanche "totalement disculpé" par le procureur spécial Robert Mueller, lequel a conclu à l'absence d'éléments prouvant qu'il se soit entendu avec la Russie à la présidentielle 2016, et levé ainsi une lourde hypothèque sur son avenir politique.

De "très bonne humeur", selon l'un de ses porte-parole s'exprimant à son retour de son luxueux club en Floride, le président américain devait lundi et mardi recevoir à Washington un allié, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu puis, déjà en campagne pour 2020, reprendre dès jeudi ses meetings.

Les conclusions de l'enquête Mueller ont été rendues publiques dimanche par le ministre de la Justice Bill Barr. Et elles procurent une immense bouffée d'oxygène au milliardaire républicain dans la perspective de la prochaine présidentielle où il entend briguer un second mandat de quatre ans.

"Pas de collusion, pas d'obstruction, DISCULPATION complète et totale", a tweeté le locataire de la Maison Blanche. Il dénonçait depuis des mois une "chasse aux sorcières" orchestrée par les démocrates qui n'auraient pas digéré sa victoire-surprise face à Hillary Clinton.

"Honnêtement, c'est une honte que votre président ait eu à subir cela", a-t-il ensuite déclaré, dénonçant une "entreprise de démolition illégale qui a échoué".

Dans un courrier de quatre pages, M. Barr a indiqué que les investigations du procureur spécial n'avaient pas démontré que "l'équipe de campagne Trump ou qui que ce soit associé à celle-ci se soit entendu ou coordonné avec la Russie dans ses efforts pour influencer l'élection présidentielle américaine de 2016".

- "Excellente journée" pour Trump -

Les leaders démocrates du Congrès ont exigé dimanche soir la publication du rapport "complet", estimant que le ministre de la Justice n'était "pas un observateur neutre". "La lettre du ministre de la Jutice (Bill) Barr pose autant de questions qu'elle apporte de réponses", ont écrit la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et le chef de file de la minorité au Sénat, Chuck Schumer. "Il est urgent que le rapport complet et tous les documents associés soient rendus publics", ont-ils ajouté.

"Loin de la +disculpation complète+ revendiquée par le président, le rapport Mueller n'innocente clairement pas le président", ont de leur côté réagi les démocrates Jerrold Nadler, Adam Schiff et Elijah Cummings, qui dirigent trois puissantes commissions parlementaires du Congrès. Ils ont insisté sur le fait que, sur l'autre question centrale de l'enquête russe, celle d'une éventuelle entrave à la justice de la part du président américain, M. Mueller n'avait pas livré de conclusion définitive.

Mais M. Barr, premier destinataire du rapport d'enquête tant attendu, a conclu de son côté que le document, qu'il a passé en revue depuis vendredi, ne mentionnait aucun délit susceptible d'entraîner des poursuites judiciaires sur le fondement de l'entrave à la justice.

"Excellente journée pour le président Trump et son équipe (...) Mauvaise journée pour ceux qui espéraient que l'enquête Mueller ferait tomber le président Trump", a tweeté le sénateur républicain Lindsey Graham, qui a joué au golf ce week-end en Floride avec le président.

- 675 jours d'enquête -

Robert Mueller a mis un terme à ses investigations à l'issue d'une enquête de 675 jours sur laquelle très peu d'éléments ont fuité mais qui a tenu le pays en haleine, rappelant celle du Watergate qui a poussé Richard Nixon à la démission en août 1974.

Image forte: le discret et méthodique ancien patron du FBI s'est rendu dimanche matin à l'église épiscopalienne Saint-John, situé juste en face de la Maison Blanche. Il a brièvement souri aux photographes, sans dire un mot.

Comme pour préparer le terrain à l'absence de révélations fracassantes, certains élus démocrates s'étaient employés dimanche à souligner les limites de l'enquête menée par l'ancien patron du FBI.

"Le procureur spécial enquêtait dans un cadre restreint (...) Ce que le Congrès doit faire, c'est avoir une vue d'ensemble", a souligné sur CNN Jerry Nadler, président démocrate de la puissante commission judiciaire de la Chambre des représentants.

Forts de leur nouvelle majorité à la Chambre, les démocrates ont lancé plusieurs enquêtes parlementaires allant des soupçons de collusion avec Moscou aux paiements pour acheter le silence de maîtresses supposées en passant par d'éventuelles malversations au sein de l'empire Trump.

- "Mettre fin au trumpisme" -

Le chef d'inculpation de "collusion" n'a jamais été retenu pour les 34 personnes mises en cause dans ce dossier, parmi lesquelles six proches collaborateurs de Trump.

L'enquête a notamment entraîné la spectaculaire déchéance judiciaire de son ex-chef de campagne, Paul Manafort, ou encore de son ex-avocat personnel, Michael Cohen, tous deux condamnés à la prison pour des malversations diverses et des déclarations mensongères.

Pour Pete Buttigieg, jeune maire de la ville de South Bend (Indiana) et candidat aux primaires démocrates pour la présidentielle, le document tant débattu est important mais son camp ne doit pas perdre de vue l'échéance de novembre 2020.

"La façon la plus claire de mettre fin au trumpisme est de le battre de manière massive dans les urnes", a-t-il expliqué.

Avec AFP

Des dizaines de serpents retirés dans une maison au Texas

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