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Machar se dit "ravi" d'un possible sommet avec Kiir


Le chef de la rébellion Riek Macha et le président Salva Kiir se serrent la main à Juba, au Soudan du Sud, le 29 avril 2016.

Le groupe rebelle de Riek Machar a indiqué que celui-ci était disposé à rencontrer son rival, le président du Soudan du Sud Salva Kiir, tout en niant avoir connaissance de pourparlers prévus à Khartoum.

Le Soudan du Sud a obtenu son indépendance du Soudan en 2011. Le pays s'est enfoncé dans une guerre civile en décembre 2013 quand le président Salva Kiir a accusé son ancien Premier ministre, Riek Machar, de fomenter un coup d'Etat.

Le président soudanais Omar el-Béchir a offert mardi ses bons offices aux belligérants du conflit, en proposant d'accueillir des pourparlers de paix à Khartoum.

Le porte-parole de Salva Kiir, Ateny Wek Ateny, a déclaré à l'AFP qu'une rencontre entre le président et Riek Machar devait effectivement se tenir, à la fin du mois de juin.

>> Lire aussi : La fête de l'indépendance annulée au Soudan du Sud comme en 2016

Mais le Mouvement populaire de libération du Soudan - Opposition (SPLM-IO) de Riek Machar a démenti ces propos, qualifiés de "désinformation".

"En réalité, nous n'avons reçu aucun message officiel concernant la tenue d'une rencontre en face à face entre le président Salva Kiir et Riek Machar", a souligné le porte-parole du groupe, Mabior Garang Mabior dans un communiqué.

Riek Machar, "au nom de la paix", serait "ravi" de rencontrer le président Kiir, a précisé le porte-parole.

Fin mai, le Conseil de sécurité de l'ONU a menacé les factions belligérantes de sanctions si elles ne parvenaient pas à mettre fin à la guerre civile qui ravage le Soudan du Sud depuis quatre ans et demi et qui a fait des dizaines de milliers de morts, près de quatre millions de déplacés et provoqué une grave crise humanitaire.

>> Lire aussi : Le Sud-Soudan présente son gouvernement de transition

Le Soudan du Sud est devenu indépendant avec le soutien essentiel de Washington, qui reste son principal donateur, mais qui est de plus en plus mécontent de la gestion du gouvernement du président Salva Kiir.

Mais celui-ci, dont les troupes progressent sur le terrain, face à une opposition de plus en plus divisée, semble moins enclin que jamais à des concessions, selon des analystes.

Avec AFP

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