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Khartoum propose sa médiation aux belligérants


Le président soudanais, le général Omar el-Bechir lors des réunions du bloc africain des ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales à Khartoum, le 21 août 2013.

Le président soudanais Omar el-Béchir a offert ses bons offices aux belligérants du conflit au Soudan du Sud en proposant d'accueillir des pourparlers de paix, a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi un responsable du ministère des Affaires étrangères.

Le Soudan du Sud a obtenu son indépendance du Soudan en 2011. Le pays s'est enfoncé dans une guerre civile en décembre 2013 quand le président Salva Kiir a accusé son ancien Premier ministre, Riek Machar, de fomenter un coup d'Etat.

L'offre du président Béchir a été remise à son homologue sud-soudanais par une délégation qui s'est rendue à Juba mardi.

Elle intervient après que le Conseil de sécurité de l'ONU a menacé jeudi dernier les factions belligérantes au Soudan du Sud de sanctions si elles ne parvenaient pas à mettre fin à la guerre civile qui ravage le pays depuis quatre ans et demi.

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"La délégation a transmis un message du président Omar el-Béchir au président Salva Kiir concernant une initiative pour soutenir les efforts de paix entre les parties en conflit au Soudan du Sud", a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères soudanaises, Gariballah Khadr, dans un communiqué.

M. Béchir propose d'"accueillir" à Khartoum "une réunion entre M. Kiir et le leader de l'opposition Riek Machar", a-t-il ajouté. "Le président Kiir a salué l'initiative et affirmé la disposition de son gouvernement à (y) participer".

M. Khadr n'a cependant pas précisé quand une telle réunion aurait lieu ou si Riek Machar avait donné son accord.

La proposition du président soudanais survient alors que l'organisation régionale Igad (Autorité intergouvernementale pour le développement) mène déjà une médiation entre MM. Kiir et Machar.

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La résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, présentée par les Etats-Unis, demande au secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres de l'informer d'ici le 30 juin si le cessez-le-feu entré en vigueur en décembre tient toujours et si les deux parties "sont parvenues à un accord politique viable".

Dans le cas contraire, le Conseil "examinerait" dans les cinq jours suivant la présentation du rapport l'instauration de sanctions contre le ministre sud-soudanais de la Défense, Kuol Manyang Juuk, et cinq autres responsables, ainsi qu'un possible embargo sur les armes.

Le conflit au Soudan du Sud a fait des dizaines de milliers de morts, près de quatre millions de déplacés et provoqué une profonde crise humanitaire.

Des discussions ont repris ce mois-ci en Ethiopie pour tenter de réactiver un accord de paix conclu en août 2015 et maintes fois violé.

Avec AFP

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