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Amnesty réclame la libération d'un militant qui risque "la torture" au Soudan


Un portrait de Husham Ali Mohammad Ali (Amnesty)

Amnesty International a exhorté jeudi le Soudan à libérer un militant des droits de l'Homme détenu par les services de sécurité après son expulsion d'Arabie Saoudite.

Husham Ali Mohammad Ali est entre les mains du puissant service national du renseignement et de la sécurité (NISS) à Khartoum depuis son arrivée mardi d'Arabie saoudite, a précisé l'organisation de défense des droits de l'Homme.

"Husham Ali risque d'être torturé et de subir d'autres mauvais traitements", a affirmé dans un communiqué Joan Nyanyuki d'Amnesty.

Le militant politique, actif sur la Toile pour dénoncer la torture et la corruption au Soudan, a été arrêté en novembre en Arabie saoudite et maintenu à l'isolement jusqu'à janvier, précise l'ONG.

Amnesty International dit avoir sommé les autorités saoudiennes de ne pas livrer le militant soudanais à Khartoum arguant qu'il risquait d'être arrêté et torturé en raison de son militantisme pour les droits de l'Homme.

"L'Arabie saoudite a violé impunément le principe de non-refoulement, qui interdit aux nations de renvoyer des individus dans des pays où ils seront victimes d'abus ou de violations des droits humains", poursuit M. Nyanyuki.

Comptable indépendant et résident en Arabie saoudite depuis 2010, Husham Ali écrivait des articles en ligne sur la corruption présumée au sein du gouvernement soudanais, ajoute Amnesty.

>> Lire aussi : Amnesty accuse Khartoum d'avoir torturé un journaliste britannique

"Il a également publié (des articles) sur la torture en détention (...) et exprimé son soutien sur sa page Facebook à des actions de désobéissance civile menées en novembre et décembre 2016 au Soudan", poursuit l'organisation.

En juillet 2017, l'Arabie saoudite a expulsé trois autres militants soudanais vers leurs pays d'origine où ils ont été immédiatement arrêtés par le NISS avant d'être libérés. Les trois militants ont raconté avoir subi des actes de torture pendant leur détention, selon Amnesty.

Les opposants et les militants des droits de l'Homme au Soudan sont régulièrement arrêtés pour avoir exprimé des opinions opposées à la politique du président Omar el-Béchir.

Avec AFP

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