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Libération de deux pilotes kényans détenus par la rébellion au Soudan du Sud


David Shearer, représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, donne une conférence de presse sur le cas des deux pilotes kenyans, à Juba, le 24 janvier 2018.

Deux pilotes kényans, détenus depuis plus d'un mois par des rebelles sud-soudanais, ont été libérés lundi.

Les deux hommes avaient été emprisonnés à la suite d'un atterrissage d'urgence qui avait coûté la vie à un homme vers la mi-janvier dans la région d'Akobo, aux mains des rebelles et située dans l'est du Soudan du Sud, proche de la frontière éthiopienne.

Les pilotes ont été remis à des responsables kényans, qui ont payé 107.743 dollars (86.819 euros) en dédommagement du préjudice causé, a affirmé à l'AFP Lam Paul Gabriel, le porte-parole adjoint des forces rebelles sud-soudanaises.

Cette somme a été payée pour compenser "la perte d'une vie humaine, les biens détruits, des maisons, deux enclos à bétail qui ont été détruits", a expliqué M. Gabriel.

Le quotidien kényan The Daily Nation a affirmé que l'argent avait été versé par la compagnie aérienne et son assureur.

Un responsable du ministère des Affaires étrangères a confirmé à l'AFP la libération des deux pilotes, mais nié tout versement d'argent. "Les pilotes ont été libérés hier (lundi) et ils arriveront au Kenya aujourd'hui à l'heure du déjeuner", a-t-il déclaré, sous couvert de l'anonymat.

Mais le gouvernement kényan a pour politique officielle de ne jamais payer de rançon et n'admettrait donc pas publiquement l'avoir fait même si c'était le cas.

L'avion, qui transportait des employés d'une ONG sud-soudanaise, avait été contraint à un atterrissage d'urgence, au cours duquel il avait provoqué la mort d'un homme et de 11 vaches heurtées par l'appareil.

Deux ans et demi après son indépendance, le Soudan du Sud a plongé en décembre 2013 dans une guerre civile qui a fait des dizaines de milliers de morts, et qui oppose principalement l'armée fidèle au président Salva Kiir aux forces loyales au chef rebelle et ancien vice-président Riek Machar.

Cette guerre a fait près de quatre millions de déplacés et provoqué une crise humanitaire catastrophique.

Avec AFP

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