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Sécurité maximum pour la "convention Trump" à Cleveland

Adam West prépare la salle qui recevra la Convention nationale répubicaine, le 15 juillet 2016, à l'arène Quicken Loan à Cleveland.

Cleveland deviendra lundi le centre du monde politique américain pour la convention d'investiture du républicain Donald Trump en vue de la présidentielle de novembre, mais les forces de l'ordre craignaient d'éventuels débordements, de nombreuses manifestations étant prévues.

Par crainte de violences et dans un contexte de menace terroriste renforcée après les attentats d'Orlando (sud-est des Etats-Unis) et de Nice (France), le centre de cette ville de près de 400.000 habitants s'est progressivement transformé en forteresse ces derniers jours.

Des kilomètres de barrières métalliques de 2 mètres 50 de hauteur ont été érigées. Des blocs de béton et des camions chasse-neige bloquent aussi certaines rues aux alentours de la salle omnisports, où se réuniront les délégués républicains de lundi à jeudi.

C'est de cette salle, la Quicken Loans Arena, que les manifestants voudront se rapprocher. Leur liberté de mouvement a été négociée depuis des mois avec les autorités locales, qui entendaient canaliser tout rassemblement dans quelques lieux bien définis.

La présence policière était encore limitée samedi, mais le ciel de Cleveland était déjà survolé par de nombreux hélicoptères. Certains, occupés par des militaires, volaient portes ouvertes. Des milliers de membres des forces de l'ordre de l'Ohio, ainsi que 3.000 agents des divers services fédéraux selon le secrétaire à la Sécurité intérieure, assureront la sécurité de la grand-messe.

Des militaires de la Garde nationale de l'Ohio ont également été mobilisés. Et des centaines d'agents antiterroristes du FBI travaillent sur la convention.

Dimanche, une première marche est prévue à partir de 20H00 GMT, avec pour mot d'ordre la lutte "contre le racisme, l'islamophobie, les attaques contre les immigrés et les personnes LGBTQ et les guerres infinies".

Armes autorisées en ville

Des dizaines de meetings, concerts et rassemblements auront également lieu toute la semaine en marge de la convention, notamment une manifestation lundi organisée par une coalition d'organisations et associations.

Tom Burke, un porte-parole, affirme que la manifestation sera pacifique, mais prédit néanmoins que "ce sera agité, car les républicains ne vont pas apprécier notre message politique". "Trump promeut un message de haine, il incite aux attaques racistes", dit-il à l'AFP. Il s'attend à un millier de personnes.

L'événement est préparé depuis des mois et les hôtels, ainsi que les chambres louées via le site airbnb.com, sont pris d'assaut.

Quelques groupes pro-Trump, dont des motards, devraient également faire le déplacement, faisant craindre des affrontements entre partisans et opposants au milliardaire.

L'accès au centre de convention, dans la salle Quicken Loans, sera réservé aux personnes accréditées, notamment les quelque 5.000 délégués et suppléants, les invités républicains, et environ 15.000 journalistes, selon les organisateurs.

En dehors de ce périmètre inaccessible - géré par le service de protection des hautes personnalités publiques, le Secret Service -, le grand public pourra circuler dans Cleveland mais sera soumis à des restrictions exceptionnelles. Des objets considérés dangereux seront interdits, mais les armes à feu, sacro-saintes dans l'Ohio, seront autorisées, bien que la police ait demandé que ce droit soit utilisé raisonnablement.

Samedi, quelques manifestants antiracistes ont arpenté les rues de Cleveland, étrangement vides avant la tempête. Pour Malik Zulu Shabazz, ancien président du New Black Panther Party, "le simple fait qu'un raciste éhonté et incompétent, plein de préjugés, soit aux portes de la Maison Blanche est une honte pour l'Amérique".

Politiquement, le week-end était dominé par la sélection du colistier de Donald Trump, Mike Pence, 57 ans. Cet homme relativement inconnu est un politique chevronné, élu 12 ans au Congrès et gouverneur de l'Indiana depuis trois ans.

Caution conservatrice, il représente le choix de la sécurité pour Donald Trump, qui avait hésité à haute voix avec des hommes aux personnalités plus explosives. Mais l'alchimie entre les deux hommes semble pour le moins laborieuse.

Lors de leur première apparition en public samedi à New York, Donald Trump a consacré le gros de son intervention à parler de lui-même. Et après avoir complimenté son colistier, il a reconnu qu'il s'était résolu à ce choix au nom de "l'unité du parti".

Avec AFP

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Les États-Unis allouent 152 millions de dollars en aide pour le Sahel

Des déplacés d’Arbinda, une localité du Sahel, à Dori, le 7 octobre 2019 (VOA/Lamine Traoré)

Les États-Unis ont annoncé une nouvelle aide de près de 152 millions de dollars pour quatre pays du Sahel, à savoir le Niger, le Mali et le Burkina Faso, et la Mauritanie. Ces pays font face à des déplacements massifs de populations et à l'insécurité alimentaire à cause des conflits dans la région.

Plus de 85 millions de dollars proviennent de l'Agence USAID et près de 67 millions de dollars du département d'État.

C’est une aide pour les personnes déplacées, les réfugiés et les communautés qui les accueillent.

Elle comprend de la nourriture, des abris d'urgence; l'accès aux soins de santé primaires, des fournitures médicales, des produits pharmaceutiques et de l'eau potable et des moyens de subsistance.

En outre, le gouvernement américain travaille avec ses partenaires non gouvernementaux et les Nations Unies pour améliorer les infrastructures d'approvisionnement en eau dans les camps de déplacés, fournir des kits d'hygiène et garantir que ces déplacés ont accès à des latrines appropriées.

Parce que les femmes et les enfants sont les plus vulnérables pendant les conflits, Washington finance aussi une aide nutritionnelle pour les enfants de moins de cinq ans.

Cour suprême: Trump a choisi la juge Amy Coney Barrett pour remplacer Ruth Bader Ginsburg

La juge Amy Coney Barrett, professeure de droit à l'Université Notre Dame, actuellement en poste à la Cour d'appel américaine pour le 7e circuit, pose dans une photographie non datée obtenue de l'Université Notre Dame le 19 septembre 2020. (Photo Matt Cashore/Notre Dame Univ.)

Le président américain Donald Trump a décidé de nommer la juge Amy Coney Barrett pour remplacer la juge Ruth Bader Ginsburg à la Cour suprême, a-t-on appris vendredi des médias locaux.

Une annonce officielle est prévue pour samedi à la Maison Blanche, selon le quotidien Politico.

Si elle est confirmée par le Sénat, Mme Barrett, 48 ans, deviendra la plus jeune juge de la haute cour. Sa présence permettrait de maintenir le nombre de femmes à trois - avec les juges Sonia Sotomayor et Elena Kagan, toutes deux nommées par l'ancien président Barack Obama.

Mme Barrett a enseigné pendant 15 ans à la faculté de droit de Notre Dame, l'université où elle avait obtenu son diplôme de droit.

La juge Ginsburg est décédée vendredi dernier à l'âge de 87 ans, après avoir passé 27 ans au sein de la plus haute cour de justice américaine.

Pour être confirmé, un candidat doit obtenir au moins 51 voix au Sénat.

Le Sénat compte actuellement 53 législateurs du parti républicain - le même parti que le président -, et 47 législateurs du parti démocrate. Deux sénateurs, Bernie Sanders de l’État de Vermont et Angus King du Maine, sont indépendants.

Minute Eco: La production pétrolière en hausse de 3% au Gabon

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Le Sahel recevra environ 152 millions d'aide américaine pour gérer sa crise humanitaire

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Une ville californienne va interdire chips et bonbons aux caisses des supermarchés

Des enfants portant des masques d'Halloween reçoivent des bonbons pendant la tradition «Trick or Treat» à Makati à Manille le 31 octobre 2008. Les parents doivent surveiller la consommation de sucre de leurs enfants selon le Dr Mary Hayes, dentiste pédiatre à Chicago. AP/Marquez

La ville de Berkeley, bastion progressiste du nord de la Californie, va interdire la vente des produits trop sucrés ou salés sur les présentoirs situés aux caisses des supermarchés afin de promouvoir une alimentation plus saine, une première aux Etats-Unis selon des médias locaux.

Le conseil municipal de Berkeley, ville universitaire de 120.000 habitants près de San Francisco, a adopté cette semaine à l'unanimité une ordonnance qui bannira des caisses les produits contenant plus de 5 grammes de sucres ajoutés ou plus de 250 mg de sodium par portion. L'interdiction vise également toutes les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants artificiels.

L'ordonnance relève que "des aliments bon marché et riches en sel, graisses saturées et sucres ajoutés sont prédominants dans les présentoirs des caisses". Les clients y sont "plus enclins à effectuer des achats impulsifs et les parents se battent avec leurs enfants qui réclament des confiserie à la fin des courses".

L'interdiction, qui doit s'appliquer à 25 supermarchés de la ville, entrera en vigueur en mars prochain et les premières visites des inspecteurs sanitaires sont prévues en janvier 2022.

"Ce qui est bon pour les clients à Berkeley est aussi bon pour nos commerces", a lancé Kate Harrison, l'une des élues à l'origine de cette mesure.

En 2014, Berkeley avait déjà été la première à imposer une taxe sur les sodas, une initiative reprise ensuite par plusieurs autres grandes villes américaines.

Selon une étude publiée début 2019, les habitants de Berkeley avaient diminué leur consommation de boissons sucrées de 21% dans l'année qui avait suivi la mise en place de cette "taxe sodas". La chute atteignait 52% en 2017.

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