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Trump annoncera le nom de son colistier pour la vice-présidence vendredi à New York

Newt Gingrich, Chris Christie et Mike Pence.

Le candidat républicain à la présidence américaine Donald Trump annoncera vendredi à New York le nom de son colistier prétendant à la vice-présidence, a indiqué le milliardaire sur Twitter confirmant une information donnée d'abord à CNN par l'homme fort de sa campagne, Paul Manafort.

"J'annoncerai mon choix pour la vice-présidence vendredi à 11H00 à Manhattan. Détails suivront", a tweeté mercredi soir Donald Trump.

Le candidat, âgé de 70 ans, n'a jamais occupé de fonction élective et avait reconnu qu'il lui fallait quelqu'un à ce poste qui connaisse le monde de la politique.

Parmi les noms de ses colistiers potentiels qui reviennent régulièrement figurent ceux du gouverneur de l'Indiana, Mike Pence, du gouverneur du New Jersey, Chris Christie, et de l'ancien président de la Chambre des représentants, Newt Gingrich.

Le milliardaire s'était dit début juillet "très impressionné" par Mike Pence, 57 ans, gouverneur de l'Indiana depuis janvier 2013.

C'est dans cet Etat d'ailleurs que Donald Trump a fait campagne mercredi.

Avocat de formation, ancien animateur de radio, M. Pence connaît les arcanes de Washington pour avoir été membre de la Chambre des représentants de 2001 à 2013 et président de la conférence républicaine (numéro 3 du parti) de 2009 à 2011.

C'est aussi un conservateur, défenseur des valeurs familiales mais il pourrait apparaître trop conservateur pour attirer des électeurs indépendants hésitants.

Quant à Chris Christie, 53 ans, gouverneur du New Jersey depuis 2010, il a été l'un des premiers hommes forts du parti à se ranger derrière Donald Trump, qui l'a récompensé en le nommant responsable de son équipe de "transition" s'il gagne en novembre.

Il est aussi gouverneur républicain d'un Etat traditionnellement démocrate et son expérience pourrait aider à travailler avec un Congrès divisé.

Mais il a deux "casseroles" encombrantes: le "bridgegate", scandale d'embouteillages géants créés par deux collaborateurs par vengeance politique en 2013, et le fait qu'en tant que procureur, il ait contribué à envoyer en prison le père du gendre de Donald Trump, Jared Kushner, très impliqué dans sa campagne.

Le plus expérimenté de tous et aussi le plus âgé, Newt Gingrich, 73 ans, ancien président de la Chambre de 1995 à 1999, est le co-instigateur de la "révolution républicaine" de 1994 qui avait mis fin à 40 ans de majorité démocrate, durant la présidence Clinton. Il connaît tout de Washington. Son intelligence et son dynamisme sont salués y compris par ses détracteurs.

Mais il est aussi impopulaire que Trump et n'aiderait pas à élargir sa base électorale.

Donald Trump avait aussi approché le sénateur du Tennessee depuis 2007 Bob Corker, 63 ans, ainsi que la sénatrice de l'Iowa Joni Ernst, 46 ans, mais ils ont tous les deux décliné l'offre.

Les candidats à la Maison Blanche annoncent traditionnellement le nom de leur colistier pour la vice-présidence quelques jours avant la convention de leur parti.

Celle du parti républicain débutera lundi à Cleveland (Ohio) jusqu'à jeudi.

Avec AFP

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Les féministes américaines pleurent la juge Ginsburg de la Cour suprême

Une femme allumant une bougie sur les marches de la Cour suprême à Washington, en hommage à la juge Ruth Bader Ginsburg, décédée le 18 septembre 2020. (Reiters/Joshua Roberts)

Dès l'annonce de son décès, vendredi à l'âge de 87 ans des suites d'un cancer du pancréas, les associations de défense des droits des femmes ont pleuré la perte de leur idole, une source d'inspiration pour des millions de femmes.

Devant le siège de la Cour suprême à Washington, où les deux drapeaux américains situés de chaque côté du batiment étaient en berne, des centaines de personnes, dont de très nombreux jeunes, sont venues lui rendre hommage en y déposant des fleurs et des bougies.

"Ce soir nous honorons son héritage, mais demain nous allons devoir nous battre pour préserver les idéaux qu'elle a défendus toute sa vie", a mis en garde Alexis McGill Johnson, présidente de l'organisation Planned Parenthood.

"Ruth Bader Ginsburg était une icône, une pionnière, une héroïne, une légende", son exemple "doit nous inspirer dans les dures journées qui s'annoncent", a renchéri Shaunna Thomas, directrice du groupe féministe UltraViolet.

Cette juriste brillante à la détermination inébranlable fut la seconde femme à entrer à la Cour suprême quand le président Bill Clinton l'a nommée en 1993, mais elle n'avait pas attendu cet honneur pour faire avancer la cause des femmes.

Échaudée par l'exemple de sa mère, empêchée de faire des études parce qu'elle était une fille, Ruth Bader Ginsburg avait été snobée par les cabinets d'avocats new-yorkais quand elle est sortie en 1959 de la prestigieuse université Columbia, pourtant major ex-aequo de sa promotion.

"J'avais trois choses contre moi. Un, j'étais juive. Deux, j'étais une femme. Mais, le plus grave, c'était que j'étais la mère d'un enfant de 4 ans", expliquera-t-elle plus tard, sans illusion.

Elle s'engage alors dans la lutte contre les lois qui, à l'époque, autorisent les discriminations "sur le fondement du sexe", aussi bien en matière salariale que de bénéfices sociaux ou de recrutement.

-Hommages de la classe politique-

Le président Donald Trump, en lice pour sa réélection, a été informé à la fin d'un meeting de campagne dans le Minnesota. Il a salué une "vie exceptionnelle", avant de la qualifier quelques heures plus tard de "colosse du Droit".

"Ruth Bader Ginsburg s'est battue pour nous tous, et elle était très aimée", a souligné son rival démocrate, Joe Biden, en appelant à ne pas se précipiter pour la remplacer. elle "s'est battue jusqu'au bout", "avec une foi inébranlable en notre démocratie et ses idéaux", a déclaré l'ancien président Barack Obama.

"Chaque femme, chaque fille, chaque famille en Amérique a bénéficié de son intelligence éclatante", a déclaré la chef des démocrates au Congrès Nancy Pelosi. "On a perdu une géante dans l'histoire du pays", a renchéri la benjamine de la Chambre et représentante de l'aile gauche du parti, Alexandria Ocasio-Cortez.

Mêmes louanges à l'autre bout de l’échiquier politique. C'était "une championne du Droit" pour le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, une juriste "brillante", "admirée" et "influente" selon le ministre de la Justice Bill Barr. Le sénateur républicain Lindsey Graham, un proche du président, s'est même dit "triste" de son décès.

Le président Donald Trump, chargé de nommer les juges de la Cour suprême, a prévenu samedi qu'il comptait user de son pouvoir "sans délai", sans doute avant l'élection du 3 novembre où il brigue un second mandat. Il a déjà publié une sélection de candidats, des magistrats très conservateurs.

Selon la Constitution, une fois qu'il aura arrêté son choix, il reviendra au Sénat de l'avaliser. Son chef, le républicain Mitch McConnell a déjà fait savoir qu'il organiserait un vote, même s'il avait refusé d'auditionner un juge choisi pour ce poste par Barack Obama en 2016, au prétexte qu'il s'agissait d'une année électorale.

Selon la radio NPR, la juge "RBG" avait elle-même confié ses dernières volontés à sa petite fille, Clara Spera. "Mon voeu le plus cher est de ne pas être remplacée tant qu'un nouveau président n'aura pas prêté serment", lui a-t-elle dicté quelques jours avant sa mort.

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Décès de la juge Ruth Bader Ginsburg de la Cour suprême américaine

Ruth Bader Ginsburg, juge à la Cour suprême des États-Unis, s'exprime à l'Université de Californie à Berkeley, à Berkeley, Californie, le 21 octobre 2019. (Photo AP/archives)

La juge Ruth Bader Ginsburg, l’une des 9 de la Cour suprême, est décédée vendredi à l’âge de 87 ans d’un cancer du pancréas, selon une déclaration de la plus haute juridiction américaine.

Mme Ginsburg est morte à son domicile à Washington entourée des membres de sa famille.

Très adulée par la gauche américaine, Mme Ginsburg avait été nommée à la Cour suprême par le président Bill Clinton en 1993.

Elle a été la deuxième femme nommée à la Cour, après Sandra Day O’connor.

Elle y a siégé pendant plus de 27 ans.

"Notre nation a perdu une juriste d'une stature historique. À la Cour suprême, nous avons perdu une collègue très chère. Aujourd'hui, nous sommes en deuil, mais avec la certitude que les générations futures se souviendront de Ruth Bader Ginsburg telle que nous l'avons connue: une championne infatigable et résolue de la justice", a déclaré le juge John G. Roberts, président de la Cour suprême.

Selon les lois américaines, il revient au président américain de nommer un remplaçant, avec l’avis du sénat.

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