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Donald Trump : "je suis le candidat de l'ordre public"

Donald Trump, candidat républicain à la Maison Blanche.

Le candidat républicain à la Maison Blanche, Donald Trump, a adopté lundi une posture nixonienne de garant de l'ordre public, après une semaine de tensions et de violences entre Noirs et policiers.

"Nous devons maintenir l'ordre public au plus haut niveau, sinon notre pays disparaîtra", a-t-il déclaré lors d'un discours à Virginia Beach (Virginie). "Je suis le candidat de l'ordre public. Hillary Clinton, en revanche, est faible, inefficace et soumise aux groupes d'intérêts".

Evoquant le scandale de la messagerie privée de l'ancienne chef de la diplomatie, pour lequel elle a été épinglée par le FBI mais pas inculpée, Donald Trump a estimé qu'Hillary Clinton était "soit une menteuse, soit hautement incompétente... Personnellement, je pense que c'est probablement les deux".

Les tensions entre police et communauté noire aux Etats-Unis sont ravivées depuis une semaine, après la mort de deux Noirs tués par des policiers en Louisiane et dans le Minnesota, ainsi que le meurtre de cinq policiers à Dallas par un ancien soldat afro-américain lors d'une manifestation. Ce week-end, des centaines de personnes ont été arrêtées dans plusieurs villes lors de rassemblements.

Le candidat républicain à la Maison Blanche témoigne très régulièrement de son soutien aux forces de l'ordre. A chacun de ses déplacements, il prend le temps de se faire photographier avec les policiers qui assurent la sécurité. Et lundi, il a une nouvelle fois rendu hommage au travail des fonctionnaires dans tout le pays.

"Il est temps de mettre fin immédiatement à l'hostilité exprimée contre notre police et tous les membres des forces de l'ordre", a-t-il déclaré, en faisant un parallèle avec le "harcèlement" subi par les soldats de retour de la guerre du Vietnam.

"En même temps, les morts tragiques en Louisiane et à Minneapolis (Minnesota) soulignent qu'il reste du travail pour que les Américains se sentent en sécurité", a ajouté le républicain.

Ce positionnement de l'ordre public fait écho à la campagne présidentielle de Richard Nixon en 1968, lors de laquelle le républicain avait solennellement promis aux Américains de ramener "l'ordre public aux Etats-Unis", alors que la guerre du Vietnam enflammait le pays.

"Mais je suis aussi le candidat de la compassion", a ajouté Donald Trump. "Chaque enfant en Amérique doit pouvoir marcher sans risque dans la rue, dans son propre quartier (...) Sans sécurité, nous n'avons rien".

Avec AFP

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Les États-Unis allouent 152 millions de dollars en aide pour le Sahel

Des déplacés d’Arbinda, une localité du Sahel, à Dori, le 7 octobre 2019 (VOA/Lamine Traoré)

Les États-Unis ont annoncé une nouvelle aide de près de 152 millions de dollars pour quatre pays du Sahel, à savoir le Niger, le Mali et le Burkina Faso, et la Mauritanie. Ces pays font face à des déplacements massifs de populations et à l'insécurité alimentaire à cause des conflits dans la région.

Plus de 85 millions de dollars proviennent de l'Agence USAID et près de 67 millions de dollars du département d'État.

C’est une aide pour les personnes déplacées, les réfugiés et les communautés qui les accueillent.

Elle comprend de la nourriture, des abris d'urgence; l'accès aux soins de santé primaires, des fournitures médicales, des produits pharmaceutiques et de l'eau potable et des moyens de subsistance.

En outre, le gouvernement américain travaille avec ses partenaires non gouvernementaux et les Nations Unies pour améliorer les infrastructures d'approvisionnement en eau dans les camps de déplacés, fournir des kits d'hygiène et garantir que ces déplacés ont accès à des latrines appropriées.

Parce que les femmes et les enfants sont les plus vulnérables pendant les conflits, Washington finance aussi une aide nutritionnelle pour les enfants de moins de cinq ans.

Cour suprême: Trump a choisi la juge Amy Coney Barrett pour remplacer Ruth Bader Ginsburg

La juge Amy Coney Barrett, professeure de droit à l'Université Notre Dame, actuellement en poste à la Cour d'appel américaine pour le 7e circuit, pose dans une photographie non datée obtenue de l'Université Notre Dame le 19 septembre 2020. (Photo Matt Cashore/Notre Dame Univ.)

Le président américain Donald Trump a décidé de nommer la juge Amy Coney Barrett pour remplacer la juge Ruth Bader Ginsburg à la Cour suprême, a-t-on appris vendredi des médias locaux.

Une annonce officielle est prévue pour samedi à la Maison Blanche, selon le quotidien Politico.

Si elle est confirmée par le Sénat, Mme Barrett, 48 ans, deviendra la plus jeune juge de la haute cour. Sa présence permettrait de maintenir le nombre de femmes à trois - avec les juges Sonia Sotomayor et Elena Kagan, toutes deux nommées par l'ancien président Barack Obama.

Mme Barrett a enseigné pendant 15 ans à la faculté de droit de Notre Dame, l'université où elle avait obtenu son diplôme de droit.

La juge Ginsburg est décédée vendredi dernier à l'âge de 87 ans, après avoir passé 27 ans au sein de la plus haute cour de justice américaine.

Pour être confirmé, un candidat doit obtenir au moins 51 voix au Sénat.

Le Sénat compte actuellement 53 législateurs du parti républicain - le même parti que le président -, et 47 législateurs du parti démocrate. Deux sénateurs, Bernie Sanders de l’État de Vermont et Angus King du Maine, sont indépendants.

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Le Sahel recevra environ 152 millions d'aide américaine pour gérer sa crise humanitaire

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Une ville californienne va interdire chips et bonbons aux caisses des supermarchés

Des enfants portant des masques d'Halloween reçoivent des bonbons pendant la tradition «Trick or Treat» à Makati à Manille le 31 octobre 2008. Les parents doivent surveiller la consommation de sucre de leurs enfants selon le Dr Mary Hayes, dentiste pédiatre à Chicago. AP/Marquez

La ville de Berkeley, bastion progressiste du nord de la Californie, va interdire la vente des produits trop sucrés ou salés sur les présentoirs situés aux caisses des supermarchés afin de promouvoir une alimentation plus saine, une première aux Etats-Unis selon des médias locaux.

Le conseil municipal de Berkeley, ville universitaire de 120.000 habitants près de San Francisco, a adopté cette semaine à l'unanimité une ordonnance qui bannira des caisses les produits contenant plus de 5 grammes de sucres ajoutés ou plus de 250 mg de sodium par portion. L'interdiction vise également toutes les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants artificiels.

L'ordonnance relève que "des aliments bon marché et riches en sel, graisses saturées et sucres ajoutés sont prédominants dans les présentoirs des caisses". Les clients y sont "plus enclins à effectuer des achats impulsifs et les parents se battent avec leurs enfants qui réclament des confiserie à la fin des courses".

L'interdiction, qui doit s'appliquer à 25 supermarchés de la ville, entrera en vigueur en mars prochain et les premières visites des inspecteurs sanitaires sont prévues en janvier 2022.

"Ce qui est bon pour les clients à Berkeley est aussi bon pour nos commerces", a lancé Kate Harrison, l'une des élues à l'origine de cette mesure.

En 2014, Berkeley avait déjà été la première à imposer une taxe sur les sodas, une initiative reprise ensuite par plusieurs autres grandes villes américaines.

Selon une étude publiée début 2019, les habitants de Berkeley avaient diminué leur consommation de boissons sucrées de 21% dans l'année qui avait suivi la mise en place de cette "taxe sodas". La chute atteignait 52% en 2017.

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